La course de buffles de Chonburi marque la saison du riz

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 25/07/2022 à 00:00 | Mis à jour le 25/07/2022 à 06:44
Photo : REUTERS/Athit Perawongmetha - Les buffles, attelés par paire, filent comme l’éclair sur environ 200 mètres, tirant derrière eux le conducteur à des vitesses pouvant atteindre les 50 km/h
Course-buffles-Chonburi

Des riziculteurs thaïlandais ont fait courir leurs buffles sur un terrain boueux dimanche dans une course annuelle qui marque le début de la saison du riz dans les premières semaines de la saison des pluies.

L’événement, issu d’une tradition qui remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle, a parfois aussi lieu en fin de mousson.

Wing Kwai (course du buffle), comme l’appellent les Thaïlandais, était destiné à l’origine à remercier les bêtes de somme pour leur participation clé aux travaux de la ferme.

Aujourd’hui, si la plupart des riziculteurs thaïlandais ont adopté le tracteur pour le travail de la terre, beaucoup continuent d’élever des buffles. Et ils entendent bien perpétuer la tradition des courses qui ont selon eux désormais pour fonction de rappeler aux jeunes le rôle qu’a joué le buffle dans le développement de l’agriculture en Thaïlande, l’un des premiers exportateurs mondiaux de riz.

Un attelage de buffles lors des courses de buffles de Chonburi en Thailande
Le "jockey" se démène dans des conditions périlleuses pour mener son attelage de buffles jusqu’à l’arrivée, lors du festival Wing Kwai de Chonburi, le 24 juillet 2022. Photo REUTERS/Athit Perawongmetha

"Aujourd'hui, peu importe pour moi si je gagne ou si je perds. Je voulais préserver cette tradition", a déclaré Somchai Kamchab, 58 ans, qui possède un buffle en compétition dans la course.

Dimanche, plusieurs dizaines de spectateurs étaient rassemblés autour d’un terrain inondé dans la province de Chonburi, à environ 80 kilomètres de Bangkok, pour regarder la course.

Sous les rires et les acclamations des spectateurs, les buffles, attelés par paire, filent comme l’éclair sur environ 200 mètres, tirant derrière eux le conducteur à des vitesses pouvant atteindre les 50 km/h. Ce dernier, dans une position pour le moins précaire, malmené par la force de traction de ces animaux qui peuvent peser jusqu'à une tonne, doit à la fois mener son attelage et faire un numéro de cascadeur pour tenir jusqu'à la ligne d'arrivée, sans quoi il risque d’être disqualifié.

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