TEST: 2238

Airports of Thailand s'attend à 53% de passagers en moins cette année

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 23/04/2020 à 00:00 | Mis à jour le 23/04/2020 à 04:43
Photo : REUTERS / Jorge Silva - Des étudiants chinois vivant en Thaïlande vêtus de combinaisons de protection s’apprêtent à monter à bord d'un vol de rapatriement en partance de l'aéroport de Suvarnabhumi de Bangkok le 21 avril 2020
Covid-Aeroport-Thailande

La société Airports of Thailand (AOT) fait savoir mercredi qu’elle s'attendait à voir le nombre de passagers transitant par ses aéroports diminuer de 53% et celui des vols de 44,9% cette année en raison de l'épidémie du nouveau coronavirus.

L’entreprise publique qui exploite six aéroports en Thaïlande dont le plus grand, l'aéroport Suvarnabhumi de Bangkok, s'attend à enregistrer un total de 66,6 millions de passagers et 493.800 vols sur l’exercice 2020 qui se termine en septembre.

Sur l’exercice précédent, AOT avait vu près de 900.000 vols et 141,8 millions de passagers, générant 25 milliards de bahts (71 millions d’euros) de bénéfices.

Le groupe a indiqué que le retour du trafic aérien et du volume de passagers dépendrait de plusieurs facteurs, notamment la façon dont les pays gèrent l'épidémie, les méthodes de prévention et la capacité à soigner la maladie.

"La reprise du secteur de l'aviation dépendra des pays de destination. Pour la Thaïlande, cela concerne principalement les pays de l'Asie-Pacifique, qui représentent 80% des destinations", a indiqué AOT dans un communiqué, disant s'attendre à ce que les vols intérieurs reprennent avant les vols internationaux.

Reprise des vols intérieurs par Thai AirAsia et Thai Lion Air le 1er mai

Les vols commerciaux ont quasiment cessé en raison des mesures drastiques prises par de nombreux pays.

L'autorité de l’aviation civile du pays a imposé l’interdiction d’atterrir aux vols transportant des passagers début avril jusqu'à la fin du mois afin de freiner la propagation du virus. En mars, le gouvernement avait interdit l'entrée d'étrangers non-résidents.

Les autorités thaïlandaises estiment que le tourisme, pilier de l'économie du pays, pourrait baisser de 60% cette année. Les arrivées de touristes étrangers en Thaïlande ont chuté de 76,4% en mars par rapport à 2019 après une baisse de 42,8% le mois précédent, a fait savoir jeudi le ministère du Tourisme. Un total de 0,82 million de touristes en mars a dépensé environ 39,5 milliards de bahts (1,22 milliard de dollars), en baisse de 77,6% par rapport à l'année précédente.
Le nombre de voyageurs chinois, principale source de touristes en Thaïlande, a chuté de 94,2% par rapport à 2019.

Les compagnies aériennes à bas prix Thai AirAsia et Thai Lion Air ont annoncé qu'elles reprendraient leurs vols intérieurs le 1er mai. Les passagers devront néanmoins appliquer des mesures de précaution, notamment le port de masques et l'observation de la distanciation sociale.

La Thaïlande a signalé un total de 2.826 cas d’infections au coronavirus et 49 décès depuis le début de l’épidémie en janvier. 

La deuxième économie d'Asie du Sud-Est s’attend à perdre 1.300 milliards de bahts, principalement dans le secteur du tourisme.

Selon un bilan de Reuters, plus de 2,54 millions de personnes auraient été infectées par le nouveau coronavirus dans le monde et 177.004 sont décédées au 22 avril. Outre la "grippe espagnole" qui a fait plus de 50 millions de morts en 1918 et 1919, le monde a connu dans le siècle passé au moins deux pandémies comparables au Covid-19 particulièrement meurtrières -et qui ont toutes les deux démarré en Asie. Il s’agit de la grippe de Hong Kong, qui a fait un million de morts dans le monde entre 1968 et 1970, dont beaucoup d'enfants, et la grippe asiatique (1,1 million de morts) en 1957-1958.

1 Commentaire (s) Réagir
Commentaire avatar

Bzh01 ven 24/04/2020 - 06:43

Bravo pour cet article Difficile d'admettre pour notre suffisance occidentale que le monde bouge vite et que l'Asie et donc la Thaïlande sont dans beaucoup de domaine des exemples.. Bravo pour la gestion Thaïlandaise de cette crise et merci de nous avoir accueillis le 12 mars.

Répondre
À lire sur votre édition locale