Cette décision se fait en réaction aux accidents et aux incivilités de plus en plus fréquemment observés dans les rues du pays, qui ont terni l’image de ce mode de transportation.


Les trottinettes électriques et la manière dont elles sont utilisées par les plus jeunes font à nouveau polémique, alors que le gouvernement souhaite réguler leur utilisation. Début mai, le ministre adjoint des Infrastructures et du Transport , Konstantinos Kynarakis, avait répondu sans ambiguïté à ce sujet lors d’une session parlementaire, où il était interrogé par un député de l’opposition.
Selon lui, les mineurs considèrent la conduite en trottinette électrique « comme une sorte de jeu vidéo », ce qui est inacceptable. « Tant que nous n’avons pas réussi, en tant que société, en tant que familles, en tant qu’État, à prendre chacun sa part de responsabilité pour que les jeunes respectent le code de la route grec, ce projet de loi, qui sera soumis dans les dix jours, proposera le bannissement total de leur circulation avec ce type de véhicule sur une route. Cela inclut donc les sociétés de location mais aussi les exemplaires possédés à titre privé».
Une loi aux implications concrètes
Près de deux mois plus tard, le projet à été voté, et s’apprête à entrer en vigueur. Au micro d’ERTNews, le ministre de la Protection des citoyens Michalis Chrysochoidis a ainsi annoncé une interdiction totale de l'utilisation des trottinettes électriques par les mineurs, tout en soutenant également l'abolition des quads et des VTT sur les îles de la mer Égée, les qualifiant de « véhicules très dangereux ». Le ministre a présenté un nouveau cadre de sécurité routière, qui obligera tout nouveau acheteur à avoir une assurance obligatoire, des marquages d'immatriculation spéciaux et à s’assurer que son véhicule est bien limitant électroniquement à 25 km/h.
Toutes les entreprises ne respectant pas ces conditions et tout utilisateur débridant son engin peuvent faire l’objet de poursuites pénales dont la sanction a été durcie. En revanche, il rappelle que les municipalités grecques sont responsables du stationnement des trottinettes électriques autant que celui des voitures, et déplore un manque de places prévues à cet effet qui encourage à les laisser au milieu de la chaussée.
D’autres mesures pourraient suivre
Cependant, cette décision a provoqué un véritable débat au sein du Parlement grec sur la manière dont les usagers des voies publiques doivent les partager. Ainsi, Monsieur Kyranakis veut mettre en place une tolérance zéro concernant le port du casque, se référant aux accidents de la route fréquents dans les îles durant la saison estivale. « Il ne peut pas être acceptable que quelqu’un loue un scooter sans casque et sans permis de conduire », a-t-il souligné.
En ce qui concerne les embouteillages à Athènes, le ministre a présenté le plan « Kombos », qui utilise des drones et des systèmes informatiques pour gérer le traffic en temps réel.« L'objectif est d'accélérer la circulation et de réduire les congestions sur les routes principales », a-t-il déclaré, tout en admettant que « l'autoroute Kifisos reste un problème extrêmement difficile. »
Il a également souligné le problème du stationnement illégal dans le centre d'Athènes.
« Le phénomène de quelqu'un qui se gare sur la rue Solonos et gêne des milliers de personnes est inacceptable », affirme-t-il, en appelant à une plus grande implication des forces de police municipales.




















