Dans le cadre de la reprise du calendrier parlementaire, Pedro Sánchez informera les députés espagnols le mercredi 11 février sur les tragiques collisions et déraillements qui ont frappé le réseau ferroviaire en janvier. La décision, confirmée par des sources gouvernementales, marque une étape politique importante dans la gestion de ces crises.


Le communiqué officiel de la Moncloa précise que la comparecencia se tiendra lors de la première session plénière du Congrès des députés à la réouverture du parlement en février, après une période de pause.
Sánchez avait d’abord été invité à s’expliquer au Sénat, mais l’exécutif a finalement privilégié une intervention devant la Chambre basse, où il rendra également compte de la situation générale du service ferroviaire national, y compris l’accident moins médiatisé de Gelida (province de Barcelone), qui a causé la mort d’un conducteur et de nombreux blessés.
Cette démarche intervient alors que l’enquête sur les causes des accidents — notamment le déraillement sur la ligne à grande vitesse près d’Adamuz — se poursuit, et que les oppositions politiques, dont le Parti Populaire (PP), exigent transparence et explications concrètes.
Le président rendra compte de l’état des enquêtes en cours sur les causes des accidents. Il s’agit notamment de l’analyse des rails et de l’infrastructure. Il détaillera les mesures adoptées ou prévues par le gouvernement pour renforcer la sécurité du réseau ferroviaire, en coordination avec le ministère des Transports, les opérateurs (Renfe, Adif) et les autorités régionales. Cette intervention a pour but de rassurer l’opinion publique sur la sécurité des transports et répondre aux critiques politiques.
La comparecencia du 11 février constitue un moment clé pour le gouvernement espagnol face à l’un des défis politiques et institutionnels les plus sensibles de ces derniers mois, à la fois sur le plan de la sécurité des transports et de la responsabilité politique.
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