Édition internationale

ALLEMAGNE/TURQUIE - Ballack, le Zidane allemand

L'Allemagne et son capitaine emblématique Michael Ballack affrontent ce soir l'étonnante Turquie pour une place en finale de l'Euro. Le milieu offensif de la Mannschaft porte sur ses épaules tous les espoirs d'une nation

Michael Ballack espère encore embrasser le public allemand à la fin de la demi-finale contre la Turquie (photo AFP)

Michael Ballack a marqué son entrée dans l'Euro 2008 lundi 16 juin, à la 48ème minute de jeu face à l'Autriche. Moins présent lors des deux premiers matches du groupe, le numéro 13 allemand a déclenché une frappe sourde et brutale sur coup franc dans la lucarne du gardien autrichien. Du Michael Ballack tout craché. Puissance, précision et jeu de tête sont ses trois principales qualités. Capitaine de la Mannschaft depuis 2004, le milieu du club anglais de Chelsea monte en puissance au fil de l'Euro.
Plus à l'aise dans l'entre jeu allemand, c'est lui qui a donné la victoire aux siens en quart de finale face au Portugal. Un but de la tête, avec au passage une petite faute sur son coéquipier à Chelsea Paulo Ferreira. L'ancien Munichois est toujours présent dans les grands rendez-vous et souvent décisif pour son pays à l'image du vénéré retraité Zinédine Zidane à la grande époque des Bleus. Les deux hommes évoluent dans le même registre et possèdent des qualités similaires sur le terrain. Déjà à la Coupe du monde 2002, Ballack avait conduit son équipe en finale face au Brésil, en inscrivant les buts victorieux en quart et en demi-finale. Les supporters allemands espèrent le même scénario ce soir face à la Turquie.

Un match chargé d'histoire
Michael Ballack a donc toute une nation derrière lui. Depuis 1996 et sa victoire à l'Euro en Angleterre, l'Allemagne n'a pas remporté le moindre titre dans une compétition internationale. Personnellement, le capitaine allemand n'est pas non plus habitué à soulever des trophées. S'il a remporté plusieurs titres en Bundesliga avec le Bayer Leverkusen ou le Bayern Munich, il a perdu deux finales de Ligue des Champions (en 2002 avec Leverkusen et en 2008 avec Chelsea) et une finale de Coupe du monde en 2002 qu'il n'a même pas jouée pour cause de suspension.
Le match face à la Turquie pourrait donc lui permettre de prendre sa revanche. Un match au goût particulier puisque l'Allemagne abrite une communauté de 2,4 millions de Turcs. Ce soir encore, l'histoire et le football ont rendez-vous. Nul doute que Michael Ballack voudra laisser son empreinte.
Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 25 juin 2008

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