Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les deux dirigeants ont déjà échangé à plusieurs reprises, malgré des relations marquées par les tensions commerciales et technologiques. Ils se sont retrouvés à Busan en octobre 2025, puis à Pékin en mai 2026. En octobre 2025, les deux présidents avaient conclu une trêve commerciale d’un an, qui doit expirer en novembre. Donald Trump recevra ainsi Xi Jinping à Washington le 24 septembre pour une nouvelle rencontre consacrée aux relations entre les deux premières puissances économiques mondiales. Le sommet doit notamment porter sur les droits de douane, les achats chinois de produits américains, les terres rares et l’intelligence artificielle.


Le soja, un signe de détente commerciale
À quelques jours du sommet, la Chine a acheté environ un million de tonnes de soja américain en une semaine. Ces commandes portent les achats chinois à près de la moitié des 25 millions de tonnes par an que Pékin se serait engagé à acheter aux États-Unis jusqu’en 2028. Le soja américain reste toutefois soumis à un droit de douane chinois de 10 %, et sera donc un test de la trêve commerciale entre Washington et Pékin.
Les terres rares comme enjeu stratégique
La Chine contrôle environ 85 % du raffinage mondial des terres rares, indispensables à de nombreuses industries de haute technologie. Depuis 2025, Pékin a renforcé les restrictions à l’exportation de plusieurs minerais stratégiques vers les États-Unis. Le cas du yttrium est particulièrement suivi : utilisé notamment dans l’aéronautique, il fait partie des minerais dont Washington souhaite sécuriser l’approvisionnement. Trump et Xi pourraient donc discuter d’un assouplissement des contrôles chinois et de garanties sur les volumes exportés vers les États-Unis.
Des tensions internationales au cœur des échanges
La guerre en Ukraine fait partie des dossiers suivis par Washington et Pékin. Washington a relancé les discussions de paix avec Moscou et Kyiv début septembre, après six mois d’interruption. Trump veut discuter du rôle et de la position de Pékin dans les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit. Au Moyen-Orient, la guerre entre les États-Unis et l’Iran entre dans son septième mois. Le 16 septembre, Wang Yi, ministre chinois des affaires étrangères, a appelé Washington et Téhéran à reprendre les négociations et à rouvrir le détroit d’Ormuz. Taïwan reste également un sujet sensible, notamment autour des ventes d’armes américaines à l’île.
Un accord face aux « risques communs » de l’IA ?
Les États-Unis maintiennent depuis 2022 des restrictions sur l’exportation vers la Chine de semi-conducteurs avancés et d’équipements de fabrication de puces. La question de l’accès aux puces les plus performantes, notamment celles de Nvidia, reste au cœur de cette rivalité technologique. La Chine accélère de son côté le développement de ses propres semi-conducteurs pour réduire sa dépendance aux technologies américaines. En septembre, les autorités américaines ont aussi accusé six entreprises chinoises, dont DeepSeek, d’avoir utilisé des techniques de « distillation » pour reproduire des technologies américaines. Pékin a rejeté ces accusations. Malgré ces tensions, l’administration Trump s’est dite prête à discuter avec Pékin des « risques communs » liés à l’intelligence artificielle.
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