Lundi 16 décembre 2019
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

Micro-trottoir : Pourquoi avez-vous choisi la Turquie ?

Par Pauline Robert | Publié le 31/10/2019 à 03:06 | Mis à jour le 31/10/2019 à 03:50
turquie erasmus pourquoi installation

Même si l'actualité des dernières semaines a conduit la presse internationale et, dans une moindre mesure, Lepetitjournal d'Istanbul à publier des articles qui ne présentent pas forcément la Turquie sous un jour favorable, il ne faut pas perdre de vue à quel point ce pays est merveilleux. La richesse de sa culture, son histoire, l'art de vivre de ses habitants poussent chaque année des milliers d'étudiants étrangers à s'y rendre pendant un ou deux semestres, dans le cadre du programme Erasmus. Aujourd'hui, ils nous expliquent leur choix.
 

Alma, Danoise de 23 ans : 

.« Cela me tenait à coeur de partir en échange dans un pays où je ne suis jamais allée, un endroit dépaysant et différent d'où je vis. Avec Erasmus, la destination qui colle le plus à ce souhait est la Turquie. L’histoire, l’enchevêtrement des cultures et des influences de ce pays m'a attiré. Je voulais aussi m'intéresser de plus près à l’islam : c’est une religion qui fait l’objet de beaucoup de critiques en Occident ces dernières années et j’avais envie de me faire ma propre idée. A cause des nombreux préjugés véhiculés sur la Turquie et l’islam, j’ai dû faire face aux réactions effrayées de mon entourage. Ma mère était inquiète et j’ai un instant cru qu’elle allait me demander d’annuler mon voyage. D'autant que sur une échelle de 1 à 5, le ministère des Affaires Étrangères danois place la Turquie à 4 en terme de danger, ce qui n’a pas aidé à la rassurer ! Le reste de mes proches étaient en revanche très enthousiastes pour moi. »

Wojtek, Polonais :

.« Mon histoire est un peu atypique : j’ai voyagé en auto-stop à travers toute la Turquie l’année dernière. Je suis tombé amoureux de la beauté des paysages et de l’infinie hospitalité et gentillesse des Turcs. Faire un Erasmus à Istanbul était pour moi l’occasion de retourner dans ce pays où je m’étais senti libre et bien accueilli. J’ai aussi des raisons plus terre à terre, comme le choix des universités, le coût de la vie très bas qui me permet d’avoir un budget assez réduit mais suffisant pour profiter de cette ville immense. Je pense qu’un seul semestre ne sera pas suffisant : chaque balade est une belle aventure ! »

Merve, Belge de 23 ans : 

« Je suis d’origine turque et j’avais envie d’améliorer ma pratique de la langue afin d’avoir plus de facilité à communiquer. C’est essentiel pour moi parce que je rédige mon mémoire de fin d’étude, qui porte sur la diaspora turque. J’ai besoin pour cela de faire des interviews : être sur place est une opportunité que je ne pouvais pas manquer. La vie quotidienne ici reste la meilleure des leçons, je prend consciences des réalités socio-économiques. Par exemple, je ne m’attendais pas à voir autant de drapeaux, de portraits de Mustafa Kemal Atatürk dans la rue, et encore moins à voir autant de rues nommées en hommage aux sultans de l’Empire ottoman ! »

Zahra, Française de 20 ans :

.« Mon père est turc et malheureusement il ne m’a jamais appris à parler la langue de son pays d’origine. Mes grands-parents ne savent pas très bien communiquer en français. Ils viennent en France très souvent et j’aimerais me sentir plus proche d’eux. Venir en Turquie est un moyen de me réapproprier ma culture familiale, cette identité turque que j’ai pu mettre de côté lorsque j’étais plus jeune. La deuxième raison est plus professionnelle : j’aimerai me tourner vers un travail me permette d’être en lien avec la Turquie ou le monde méditerranéen. »
 

                                                                                                                                                 

Elisa, Française de 23 ans :

.« Il y a deux choses qui m’ont donné envie de venir à Istanbul : les retours de mes proches qui étaient venus visiter cette ville et la lecture du livre Le musée de l’innocence d'Orhan Pamuk. Il raconte la Turquie des années 1970 dans laquelle deux mondes s’entrecroisent : celui d’un jeune homme bourgeois et d’une adolescente des quartiers pauvres d’Istanbul. Le livre ne dépeint pas qu’une histoire d’amour, il décrit la ville, ses règles et pressions sociales, il est assez politique. J’ai été très sensible à cet ouvrage et cela a déterminé ma venue. »
 

 

 

Georgia, Bulgare :

.« La première fois que je suis venue, je suis tombée amoureuse de cette ville. La Turquie est à la fois proche et différente de la Bulgarie : nous avons une histoire commune et cela se ressent dans notre culture. En revanche la religion islamique n’a pas autant de place dans mon pays, et c’est ce qui fait la singularité de la Turquie. Je connaissais la gastronomie turque et l’hospitalité de ce peuple. Je me sens chez moi à Istanbul. » 

 

 

                                     Daniela, Mexicaine de 26 ans :

.« J’ai choisi Istanbul car je voulais sortir de ma zone de confort : je trouvais ça intéressant ce mélange de cultures dû à la position d’Istanbul entre deux continents. J’aime le contraste entre les endroits historiques et ceux plus modernes. Les paysages de toute la Turquie sont magnifiques et la cuisine turque est excellente. Les Turcs sont accueillant et aussi chaleureux que leur climat ! »
 

 

 

Paula, Colombienne de 20 ans :

.« J’avais entendu parler de la gentillesse des Turcs et des paysages variés qu’offre le pays. Culturellement, ce pays a beaucoup à offrir : la gastronomie réputée bon marché et délicieuse, les croyances et traditions issues d’une histoire politique captivante. Je suis étudiante en sciences politiques et ça a évidemment joué sur mon choix. Mais je crois que c’est surtout le caractère cosmopolite d’Istanbul qui m’a attirée. »
 

 

 

                                                                                                                                                                     
Merle, Allemande de 24 ans :

.« J’étais déjà venue pour voir une amie et j’avais beaucoup aimé ce pays. Mon séjour était trop court pour explorer tout ce que la Turquie a à offrir et quand j’ai su que mon Université était en partenariat avec celle de Bahçeşehir j’ai décidé de revenir ! J’adore Istanbul, il y a tellement de choses à visiter et d’endroits où passer du bon temps entre amis, sortir le soir etc. Les Turcs sont tellement accueillant et sympathiques, on ne s’ennuie jamais. »

 

Katrina, Biélorusse :

« J’avais beaucoup entendu parler de ce pays et de sa culture exceptionnelle notamment les danses, que j’ai trouvé fascinantes, et les plats typiques, que je trouve délicieux. Je connaissais des Turcs avant de faire mon Erasmus, ils beaucoup influencé mon choix : ils m’ont vanté la Turquie et j’ai décidé de leur faire confiance. J’avais envie de m'imprégner d’une nouvelle culture, d’essayer de changer mon approche de la vie. »

5 Commentaire (s)Réagir
Commentaire avatar

Antonii ven 08/11/2019 - 05:41

Avec tous les arabes qui sont en turquie vous n'en avez pas rencontré un seul !? Soit vous êtes raciste, ou simplement porteur de complexé d'infériorité criard

Répondre
Commentaire avatar

Murat jeu 21/11/2019 - 09:56

On n'aime pas erdogan et on aime pas les arabes en Turquie, vive ATATÜRK

Répondre
Commentaire avatar

Nathalie ven 01/11/2019 - 07:06

Ça fait du bien de lire des choses positives sur la Turquie surtout de la part de jeunes étrangers ouverts sur le monde !

Répondre
Commentaire avatar

Remzi lun 04/11/2019 - 09:28

Ah ! Les médias si tout ce qu'ils racontent était vrai. Que du négatif sur la Turquie alors qu'elle attire des millions d'étrangers et touristes qui repartent avec le sourire.

Répondre
Commentaire avatar

rima jeu 31/10/2019 - 12:04

Superbes témoignages qui montrent bien tous les attraits qu'offre ce magnifique et accueillant pays qu'est la Turquie.

Répondre

Communauté

Dubaï Appercu
TROPHÉES AFRIQUE MOYEN ORIENT

Gwénola Cadot, lauréate du Trophée Education

Gwénola Cadot c’est l’exemple même de l’expatriée qui ne se contente pas de suivre son conjoint, mais qui met au contraire à profit les défis de l’expatriation pour se réinventer sans crainte, apprend