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En Thaïlande, les riverains paient l’éclairage public sans le savoir

Les foyers thaïlandais découvrent qu'ils financent les réverbères de leur ville depuis des décennies. Le ministre de l’Énergie veut y remédier.

Éclairage public thaïlandais Éclairage public thaïlandais


 

Le ministre de l'Énergie Akanat Promphan l'a reconnu lundi : le coût de l'éclairage public est noyé dans la facture d'électricité de chaque ménage, sans que personne ne l’ait jamais dit. La pratique dure « de manière inappropriée » depuis des décennies.

Des compteurs sur les lampadaires

Akanat Promphan entend y remédier en installant des compteurs distincts sur chaque lampadaire. Les agences gouvernementales concernées devraient alors solliciter directement un financement budgétaire. Le ministre prévoit également de les convaincre de basculer vers des lampes à diodes électroluminescentes (LED), moins coûteuses à l'usage.

 

Une transparence comptable, pas une économie

 

Séparer les compteurs ne supprime aucune dépense. Le coût de l'éclairage public quittera les factures des ménages pour atterrir dans le budget des agences gouvernementales. Or ce budget est lui aussi financé par l'impôt. Le contribuable thaïlandais paiera dans les deux cas.

Ce que Akanat Promphan propose ressemble davantage à une mise en conformité qu'à une réforme. Aux Philippines, en Inde, au Mexique ou au Royaume-Uni, les municipalités règlent directement leur facture d'éclairage au distributeur d'électricité : c'est une dépense publique identifiée, votée, contrôlable. En Thaïlande, elle était jusqu'ici invisible, diluée dans des millions de factures privées. Le ministre ne baisse pas la note, il la rend lisible.

Le montant exact répercuté sur les factures des ménages thaïlandais, estimées en moyenne à 1.345 bahts par mois, n'a pas été précisé.

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