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Utopie : hier, aujourd’hui et demain

Par Élèves de 4e du Lycée Français de Valencia | Publié le 23/06/2019 à 22:30 | Mis à jour le 23/06/2019 à 23:06
Utopie

L’utopie, un thème d’actualité, qui existe depuis l’Antiquité. Les futurs citoyens, qu’en pensent-ils ? Par Ada Meri, Sebastián Ríos et Ella Salerno, élèves de 4e du Lycée Français de Valencia.

 

Hier

L’utopie est un thème très large et possède une définition assez variable. Cependant, l’origine et l’étymologie sont bien définies. Le mot Utopia, forgé par Thomas More (en 1516), vient du grec ou, non, et topos, lieu, voulant dire le « non lieu » ou « en aucun lieu ». Ce terme, fut conçu pour nommer une île imaginée par ce penseur anglais. Elle représentait la cité idéale. Car une utopie, c’est d’abord cela : un lieu imaginaire et idéal censé nous inspirer pour améliorer notre société.

L’utopie comme outil de réflexion sociale a été abordée par de nombreux philosophes tout au long de l’histoire, même avant que le terme fût créé. Quelques-uns comme Platon, qui écrivit Les lois et La République, n'envisageaient pas de mettre en place leurs projets, car ils ne furent pas conçus pour être réalisables. D’autres comme Karl Marx, qui fut un des premiers à révoquer le capitalisme et impulser le communisme, pensaient qu’il était impératif de les mettre en place.

 

Aujourd’hui

Après une longue absence, le mot utopie revient avec force ces dernières années, dans plusieurs aspects. Un des secteurs dans lequel on a pu l’entendre récemment, sont les discours des différentes candidatures politiques. Sans chercher plus loin, Emmanuel Macron cite de grands penseurs, et parle de la nécessité de se « confronter au réel pour le changer » lors d’un entretien au Point. Et par définition, l’outil permettant de faire cela est l’utopie.

Paradoxalement, nous connaissons davantage l’inverse de l’utopie : la dystopie. C’est un thème très récurrent dans les romans au cours des dernières années. Nombreux d’entre eux finissent par le bouleversement du système pour mettre en place un autre, souvent utopique. Ces récits sont souvent utilisés comme critique de la société. Quelques-uns sont passé à l’histoire de la littérature comme par exemple, Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, 1984 de Georges Orwell ou Le Meilleur des mondes écrit par Aldous Huxley. De même, des films plus récents sont apparues ces dernières années : Ready Player One (2018) réalisée par Steven Spielberg ou la tétralogie Hunger Games réalisée par Gary Ross (le premier opus uniquement). Ils essayent de rendre conscient le lecteur par une hyperbole des aspects négatifs du système.

Mais la dystopie n’est pas la seule à faire la une dans la littérature : le best-seller Utopia for Realists écrit par Rutger Bregman (2017), et Envisioning Real Utopias par Erik Olin Wright (la même année) en sont la preuve. Cela dit, ce qui attire le plus notre attention n’est pas le mot utopie, mais les adjectifs « réaliste » et « réelle » qui l’accompagnent. Cela pourrait nous paraître contradictoire, car l’utopie est à la base un concept lié à l’imaginaire. Donc, ne serait-il pas incohérent de traiter l’utopie comme un projet réalisable ? Cela pourrait s’expliquer car les citoyens s’unissent eux aussi à la conquête d’une utopie. Beaucoup sont convaincus que l’homme doit chercher une utopie permettant d’éviter que la Terre soit inhabitable. Un système qui permettra d’assurer un lieu habitable pour les générations à venir. Les experts cherchent quelque chose de réalisable, pour répondre au preoccupations des populations, non seulement des adultes, mais aussi des jeunes.

 

Demain

Un sondage a été proposé aux élèves du Lycée Français de Valence, depuis la 6eme jusqu’à la Terminale, pour s’interroger à propos de leur perception sur l’utopie. Les élèves ont répondu à quatre questions où on leur demandait ce que voulait dire le terme utopie, quels secteurs seraient prioritaires pour changer ou améliorer le monde, et quelles seraient les initiatives pour y parvenir. Enfin, on leur a demandé de décrire en quelque phrases la société idéale pour eux.

Sondage sur l'utopie

À la lecture des 116 réponses obtenues, on constate plusieurs choses intéressantes. Bien qu’une grande partie n’ait jamais entendu parler d’utopie, ou ont une fausse idée de sa signification, plus de la moitié des élèves savent plus ou moins la définition de ce terme : quand on leur parle d’utopie ils pensent souvent à un monde meilleur. Si on leur demande dans quel secteurs ils apporteraient des améliorations la plupart répond qu’en matière d’écologie (73,3% d’élèves l’on inclut comme priorité). Un autre secteur fréquent dans leurs réponses est l’égalité, puis la tolérance. On remarque aussi que les élèves sont moins soucieux par rapport à l’économie, la politique et l’urbanisme : en ce qui concerne ce dernier, 55% des participants n’ont pas d’idées à apporter pour améliorer le système actuel. Après, il y a une minorité de réponses proposant des modifications dans les domaines de la santé, du respect, de l’éducation, etc.

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