#StopFeminazis : terminus à Valencia pour le bus de HazteOir

Par Lepetitjournal Valence | Publié le 06/03/2019 à 16:24 | Mis à jour le 06/03/2019 à 16:35
Autobus HazteOir

L’autobus de l’association espagnole ultra-catholique HazteOir qui était recouvert de slogans anti-féministe ainsi que du visage d’Hitler a été stoppé mardi soir au niveau du Palais des Congrès de Valencia. 

L’association ultra-catholique, HazteOir.org, qui s’était déjà illustrée il y a deux avec son bus homophobe, s’est de nouveau faite remarquer en lançant un nouvel autocar contre "le féminisme radical". "Ce n'est pas de la violence machiste. C'est la violence domestique" et "Les lois sur le genre discriminent les hommes" étaient inscrits sur les flancs du véhicule mentionnant directement les dirigeants des partis politiques de droites (Partido Popular, Ciudadanos et Vox) afin qu’ils abrogent les lois sur le genre, plus particulièrement de la loi de 2004 sur la violence sexiste et les normes régionales LGBTI. Comble de l’élégance, le visage d’Adolf Hitler maquillé et arborant le symbole féministe sur son képi était également représenté. 

Les messages de haine de ce véhicule constituent une provocation particulière dans la semaine au cours de laquelle la grande majorité des Valenciens et des Valenciens réclament la véritable égalité entre hommes et femmes [Joan Ribó, Maire de Valencia]

Inauguré le 28 février sur le parking du stade Santiago Bernabéu à Madrid, il devait parcourir plusieurs villes espagnoles, dont Valence, jusqu’au 8 mars, journée internationale des droits de la femme. La Mairie de Valencia étudiait depuis lors, toutes les possibilités légales pour empêcher la venue de ce bus dans la ville. Joan Ribó avait été ferme à ce sujet : « Il est évident qu'un Etat de droit est l'organe judiciaire qui doit observer la légalité d'actes odieux comme celui-ci, mais je souhaite en même temps envoyer un message très clair : le conseil municipal doit veiller à ce que toutes les ordonnances municipales soient respectées et si ce véhicule ne les respecte pas, il ne circulera pas dans la ville de Valence ».

Joan Ribó a fait appel à « ma responsabilité de Maire afin que la dignité des femmes de Valencia ne soit pas atteinte ». « Les messages de haine de ce véhicule constituent une provocation particulière dans la semaine au cours de laquelle la grande majorité des Valenciens et des Valenciens réclament la véritable égalité entre hommes et femmes, tant dans la vie quotidienne que sur le lieu de travail et dans la société, et pour prévenir la violence qui cause chaque année des dizaines de féminicides en Espagne. » 

A Valencia, où nous travaillons pour l’égalité et pour que les femmes cessent d’être victimes de violences sexistes, ce type de message n’est pas le bienvenu [Anaïs Menguzzato, conseillère municipale pour la protection des citoyens]

La municipalité s’est basée sur une interdiction de circulation liée à la publicité comme l’a expliqué Anaïs Menguzzato, conseillère municipale pour la protection des citoyens : « L’autobus viole l’ordonnance sur la publicité de la ville puisqu’il a besoin d’une autorisation pour circuler avec de la publicité à Valence et ce véhicule ne l’a pas. Il difuse également des messages inacceptables en Espagne au XXIe siècle en demandant, par exemple, que les lois sur le genre soient abrogées. A Valencia, où nous travaillons pour l’égalité et pour que les femmes cessent d’être victimes de violences sexistes, ce type de message n’est pas le bienvenu. »

Stoppé et immobilisé hier soir par la police locale, il a été emmené dans les ateliers du commissariat central où les autocollants ont été enlevés par les membres de l’association.  

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