Mohamed Oulkhouir : " Mon mouvement n'a pas d'autre agenda que nos concitoyens "

Par Lepetitjournal Tunis | Publié le 26/05/2022 à 13:00 | Mis à jour le 27/05/2022 à 09:38
mohamed ouilkhour asfe candidat legislatives

Dans la perspective des prochaines élections législatives (à partir du 27 mai en ligne, 5 et 19 juin 2022 dans les urnes), lepetitjournal.com est allé à la rencontre des candidats dans chaque circonscription des Français de l’étranger.
Mohamed Oulkhouir, candidat ASFE à la 9ème circonscription a répondu à nos questions.

 

Lepetitjournal.com édition Tunisie : Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?
Mohamed Oulkhouir : Tout simplement parce que je suis indigné du sort qui est fait aux français à l'étranger et notamment de l'absence de mise en œuvre réelle des droits qui sont les leurs.

Je pouvais continuer à me lamenter dans mon coin, à critiquer ou dénoncer, à m'éloigner de la politique et de nos institutions ou alors puisque je n'étais pas satisfait, décider d'agir et me présenter.

C'est donc pourquoi je suis candidat. Et il y a une différence entre moi et les autres candidats. Ils écouteront surtout ce que leur dit leur parti et ils n'iront pas à l'encontre de la ligne du parti même si cela va à l'encontre de l'intérêt de notre communauté.

Qui, hormis l'un d'entre nous, se concentrera UNIQUEMENT sur nos besoins et se battra pour nos intérêts ? Nous devons nous demander quel genre de personne nous voulons pour nous représenter, nous, la communauté française ?  Quelqu'un qui s'intéresse plus à sa propre carrière politique qu'à notre communauté ? Quelqu'un qui ne vit pas dans la circonscription ? Quelqu'un qui sera noyé dans la politique des partis ou d'un gouvernement ? Sans doute pas.

 
Quel est votre rapport avec cette circonscription ?
Je suis né au Maroc, j'ai grandi à Cherbourg, j'ai 44 ans, je suis est avocat aux Barreaux de Paris et de Tétouan, chroniqueur radio, vice-président de l'Institut National pour les Femmes en détresse (INSAF) et président de l'Association Marocaine de Droit du Travail (AMDT).

Ma famille et moi vivons au Maroc. Je travaille en tant qu'avocat en droit social sur la circonscription depuis 2011 avec des bureaux à Tanger, Casablanca, Tétouan, Alger et Tunis ( bureaux aux berges du Lac).

En tant qu'avocat mais aussi en tant que militant associatif ou chroniqueur sur Luxe Radio au Maroc, j'interviens principalement sur la thématique de la protection des droits et libertés.

 

En quoi votre parcours est-il marqué par les préoccupations des Français de l'étranger ?

Aussitôt installé au Maroc, je me suis engagé pour mes concitoyens.

Ainsi, j'ai été élu conseiller consulaire à Tanger à partir de 2014 puis des Français de l'Etranger à Casablanca depuis 2021 et m'occupe à ce titre de la représentation locale des français à l'étranger.  

J'ai travaillé sur la défense des droits des français à l'étranger depuis de très longues années et j'ai pu notamment pu obtenir par exemple la fin de la jurisprudence discriminatoire au Maroc sur les contrats de travail d'étranger qui handicapait lourdement nos concitoyens français ayant le statut de salarié au Maroc.

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?
Un véritable combat pour les droits civiques et la citoyenneté pleine et entière, il s'agira d'aller au cœur de notre système politique pour obtenir et au besoin y arracher les droits qui sont les nôtres et que nous tenons de nos textes et de nos principes républicains notamment une éducation gratuite pour nos enfants nonobstant le statut social des parents, une couverture sociale effective (santé et retraite) et une administration au service des citoyens et de leurs préoccupations.  

Je suis un candidat différent. Je me concentrerai uniquement sur les besoins de nos compatriotes et je me battrai pour cela tous les jours.

Je fais partie d'un mouvement qui n'a pas d'autre agenda que nos concitoyens.

Je suis le seul candidat à pouvoir dire cela. Je me battrai pour la communauté française avec tous les outils que me permet ma profession et ma connaissance à la fois des textes et des réalités du terrain.

 

Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription ?
Ils sont connus depuis longtemps mais jamais aucune réponse n'a été apportée par aucun des gouvernements ni aucun des partis politiques.

Il s'agit de la possibilité de pouvoir continuer à éduquer ses enfants dans le cadre d'une école républicaine et laïque, de la possibilité d'avoir une couverture santé et retraite préservant la dignité de nos concitoyens ainsi que de services administratifs qui les considèrent et les traitent comme des citoyens à part entière et non comme des étrangers.  

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Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?
Nous sommes un collectif de citoyens déterminés à lutter pour leurs droits. Je suis également appuyé par de nombreux juristes et avocats d'Afrique du Nord et d'Afrique de l'Ouest scandalisés par le non-respect des droits. Rappelons que le précédent gouvernement a été censuré à plusieurs reprises par le Conseil d'Etat pour non-respect des droits fondamentaux des français à l'étranger.

Je fais partie d'un mouvement non partisan et indépendant qui s'est créé pour donner la parole aux Français de l'étranger. Il s'agit de l'Alliance Solidaire des Français à l'Etranger (ASFE)

Au sein de l'ASFE, mouvement nouveau et indépendant, nous avons pu faire élire des dizaines de conseillers et deux sénateurs. Les citoyens ordinaires que nous sommes, des lors qu'ils s'organisent et se mobilisent, peuvent accomplir de grandes et belles choses.

Une pétition sur la gratuité de l'enseignement a par exemple été lancée et mon confrère Nogueroles avocat à Barcelone. Initiative dont je suis partie prenante.
                                                                                               
Quels sont les axes de travail que vous souhaitez mener à bien si vous êtes élu ?
Ces axes sont connus. Le sujet principal est de savoir les aborder et les mettre en œuvre.

Il s'agit surtout d'être en mesure de les traiter de manière nouvelle avec le regard d'un homme neuf affranchi des contraintes partisanes.

Ces axes sont ceux de l'accès à l'éducation républicaine, la couverture sociale à travers la santé et la retraite, les services consulaires insuffisants en quantité et en qualité, et enfin les inégalités de traitement qui nous éloigne malheureusement un peu plus chaque jour de la République.  

J'apporterai mes compétences et mon expertise d'avocat en France et au Maghreb pour obtenir le respect des droits qui sont les nôtres.  Parce que le combat que nous avons à mener est un combat pour les droits.

 
 

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