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Youtubeur franco-japonais à succès, Louis-San répond à nos questions

Par Clara Piron | Publié le 10/04/2019 à 15:25 | Mis à jour le 12/04/2019 à 10:16
louis-san-youtube-japon

"Hybride franco-japonais qui veut nous faire sourire" d'après ses propres mots, Louis-San est un youtubeur franco-japonais suivi par plus de 327.000 followers sur la célèbre plateforme. Il aime parler du Japon dans ses vidéos teintées d'une touche personnelle unique dans le monde du web. Son parcours, tracé entre deux cultures, nous attire et nous interpelle depuis déjà longtemps. Louis-San nous a fait l'honneur de nous accorder une interview malgré un emploi du temps chargé d'une ribambelle de projets en tout genre. 

 

lepetitjournal.com : Comment s’est passée votre enfance/adolescence avec le mix culturel ? Qu’est-ce qui a été le plus dur ?


Louis-San : J’ai passé la majorité de mon enfance et adolescence en France. Mes traits asiatiques étaient très marqués à ma naissance mais, année après année, ils se sont estompés. Grâce à ma mère japonaise, je mangeais japonais à la maison et, avec mes parents, nous allions chaque année au Japon. Je ne vivais pas comme un enfant japonais mais je baignais déjà un peu dans cette culture. Entre 3 et 17 ans, je suis allé à l’école française traditionnelle et dans une école japonaise à Paris, tous les samedis après-midis. Là-bas, j’y apprenais le japonais et les maths, également en japonais, car c’est une méthode différente de celle enseignée en France. Mon souvenir le plus marquant reste celui de l’école au Japon en été, un mois, pendant les grandes vacances scolaires françaises.

 


Dans l’une de vos vidéos, vous parlez de vos premières années au Japon et surtout à l’école. Comment c’était ? Quelles sont les différences entre ces deux systèmes d’éducation ?


C’était dur, non pas au niveau des cours, mais plutôt au niveau social. Il faut se faire à l’idée que j’y étais au début des années 2000. Il n’y avait pas beaucoup de « gaijins » (ndlr étrangers). Les enfants avaient encore moins l’habitude de voir des étrangers, j’étais un peu une « bête de foire » avec des bons et des mauvais côtés. En tout cas, il y a beaucoup de différences entre les apprentissages français et japonais (certaines vidéos l’expliquent très bien). La plus significative est la suivante : les élèves japonais nettoient eux-mêmes leur salle de classe. On nous donne envie de prendre soin de notre lieu de travail et d’y apporter une valeur plus personnelle.


Est-ce que ça a été un avantage d’avoir deux cultures ?


Très clairement. J’ai l’habitude de dire : « avoir deux cultures, c’est avoir deux visions des choses ». C’est aussi avoir deux fois plus de moyens pour trouver une solution à un problème.


Quelles sont les choses qui vous plaisent dans la culture japonaise qu’il n’y a pas en France ? Et inversement.


Quand je suis au Japon, ce qui me manque - outre le pain et le saucisson - c’est la franchise des gens. Là-bas, on parle de tatemae. Cela consiste à « garder la face », c’est-à-dire ne pas exprimer ce qu’on pense devant une personne. Cela dérange beaucoup les étrangers, dont moi, mais bon, on fait avec, même si c’est fatigant. Mes amis me manquent aussi pour pouvoir s’amuser (un peu) tous ensemble.


Par contre, quand je suis en France, il me manque  le plaisir de se sentir en sécurité, d’avoir des services à la personne quasi-irréprochables. Cela peut paraître un rien, mais pouvoir s’installer en terrasse en laissant son téléphone sur la table, c’est un plaisir qu’on a un peu perdu à Paris. J’associe beaucoup la France à la capitale puisque j’y vis.

 


Vous avez une seconde chaîne avec Tev. Pourquoi avoir décidé de la créer ?


La chaîne que l’on tient en commun avec Tev, nous l’avions créée pour beaucoup de raisons. Il y en a une principale : réaliser des vidéos légères ensemble. Sur nos chaînes respectives, on a moins l’occasion de réaliser ce genre de contenu. C’est assez marrant de voir que l’on traite tous les deux du même domaine (le Japon) mais que nos contenus et nos personnalités n’ont rien à voir.


Quels sont vos projets pour le futur ?


J’en ai tellement... Mon plus gros projet pour le moment, c’est de terminer mes études et d’obtenir mon diplôme ! Pour le reste, et surtout les vidéos, je préfère livrer des informations au compte-goutte sur mes réseaux sociaux.


Pour suivre l'actualité de Louis-San, rendez-vous sur sa chaîne youtube !

 

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clara

Clara Piron

Etudiante en troisième année de journalisme à Nice. Au Japon pendant deux mois pour m’imprégner de cette culture qui me passionne.
4 Commentaire (s)Réagir
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Popaul ven 12/04/2019 - 02:22

"quand je suis en France, c’est le plaisir de se sentir en sécurité, "!!??Flâner a une terrasse avec son portable sur la table ? Y peut me dire ou ? Si il y a bien un endroit ou on est en sécurité c'est au Japon ou les gens vont aux toilettes chez Starbuck ou ailleurs en laissant ordi et portable sur la table . Je vais en france dans quelques jours on peut se voir ..en securite ? Popaul. Mon 1er contact avec le japon ..il y a 64 ans , j'y vis en continu depuis 53 ans .

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tokyo ven 12/04/2019 - 11:50

Bonjour. Attention, l'extrait que vous citez est modifié et suscite donc la confusion. Dans l'interview, Louis-San répond "Par contre, quand je suis en France, il me manque le plaisir de se sentir en sécurité". Les éléments évoqués par Louis-San (comme le portable) font référence au Japon et non à la France. Il continue bien par "Cela peut paraître un rien, mais pouvoir s’installer en terrasse en laissant son téléphone sur la table, c’est un plaisir qu’on a un peu perdu à Paris."

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Popaul lun 15/04/2019 - 02:47

La phrase est mal tournée et prête a confusion .. je suis rassure . Bonne journee a tous . Yves

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tokyo lun 15/04/2019 - 09:37

Merci pour vos commentaires. Bonne journée à vous également. La rédaction

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