Samedi 18 septembre 2021

Youtubeur franco-japonais à succès, Louis-San répond à nos questions

Par Clara Piron | Publié le 10/04/2019 à 15:25 | Mis à jour le 12/04/2019 à 10:16
louis-san-youtube-japon

"Hybride franco-japonais qui veut nous faire sourire" d'après ses propres mots, Louis-San est un youtubeur franco-japonais suivi par plus de 327.000 followers sur la célèbre plateforme. Il aime parler du Japon dans ses vidéos teintées d'une touche personnelle unique dans le monde du web. Son parcours, tracé entre deux cultures, nous attire et nous interpelle depuis déjà longtemps. Louis-San nous a fait l'honneur de nous accorder une interview malgré un emploi du temps chargé d'une ribambelle de projets en tout genre. 

 

lepetitjournal.com : Comment s’est passée votre enfance/adolescence avec le mix culturel ? Qu’est-ce qui a été le plus dur ?


Louis-San : J’ai passé la majorité de mon enfance et adolescence en France. Mes traits asiatiques étaient très marqués à ma naissance mais, année après année, ils se sont estompés. Grâce à ma mère japonaise, je mangeais japonais à la maison et, avec mes parents, nous allions chaque année au Japon. Je ne vivais pas comme un enfant japonais mais je baignais déjà un peu dans cette culture. Entre 3 et 17 ans, je suis allé à l’école française traditionnelle et dans une école japonaise à Paris, tous les samedis après-midis. Là-bas, j’y apprenais le japonais et les maths, également en japonais, car c’est une méthode différente de celle enseignée en France. Mon souvenir le plus marquant reste celui de l’école au Japon en été, un mois, pendant les grandes vacances scolaires françaises.

 


Dans l’une de vos vidéos, vous parlez de vos premières années au Japon et surtout à l’école. Comment c’était ? Quelles sont les différences entre ces deux systèmes d’éducation ?


C’était dur, non pas au niveau des cours, mais plutôt au niveau social. Il faut se faire à l’idée que j’y étais au début des années 2000. Il n’y avait pas beaucoup de « gaijins » (ndlr étrangers). Les enfants avaient encore moins l’habitude de voir des étrangers, j’étais un peu une « bête de foire » avec des bons et des mauvais côtés. En tout cas, il y a beaucoup de différences entre les apprentissages français et japonais (certaines vidéos l’expliquent très bien). La plus significative est la suivante : les élèves japonais nettoient eux-mêmes leur salle de classe. On nous donne envie de prendre soin de notre lieu de travail et d’y apporter une valeur plus personnelle.


Est-ce que ça a été un avantage d’avoir deux cultures ?


Très clairement. J’ai l’habitude de dire : « avoir deux cultures, c’est avoir deux visions des choses ». C’est aussi avoir deux fois plus de moyens pour trouver une solution à un problème.


Quelles sont les choses qui vous plaisent dans la culture japonaise qu’il n’y a pas en France ? Et inversement.


Quand je suis au Japon, ce qui me manque - outre le pain et le saucisson - c’est la franchise des gens. Là-bas, on parle de tatemae. Cela consiste à « garder la face », c’est-à-dire ne pas exprimer ce qu’on pense devant une personne. Cela dérange beaucoup les étrangers, dont moi, mais bon, on fait avec, même si c’est fatigant. Mes amis me manquent aussi pour pouvoir s’amuser (un peu) tous ensemble.


Par contre, quand je suis en France, il me manque  le plaisir de se sentir en sécurité, d’avoir des services à la personne quasi-irréprochables. Cela peut paraître un rien, mais pouvoir s’installer en terrasse en laissant son téléphone sur la table, c’est un plaisir qu’on a un peu perdu à Paris. J’associe beaucoup la France à la capitale puisque j’y vis.

 


Vous avez une seconde chaîne avec Tev. Pourquoi avoir décidé de la créer ?


La chaîne que l’on tient en commun avec Tev, nous l’avions créée pour beaucoup de raisons. Il y en a une principale : réaliser des vidéos légères ensemble. Sur nos chaînes respectives, on a moins l’occasion de réaliser ce genre de contenu. C’est assez marrant de voir que l’on traite tous les deux du même domaine (le Japon) mais que nos contenus et nos personnalités n’ont rien à voir.


Quels sont vos projets pour le futur ?


J’en ai tellement... Mon plus gros projet pour le moment, c’est de terminer mes études et d’obtenir mon diplôme ! Pour le reste, et surtout les vidéos, je préfère livrer des informations au compte-goutte sur mes réseaux sociaux.


Pour suivre l'actualité de Louis-San, rendez-vous sur sa chaîne youtube !

 

Nous vous recommandons
clara

Clara Piron

Etudiante en troisième année de journalisme à Nice. Au Japon pendant deux mois pour m’imprégner de cette culture qui me passionne.
11 Commentaire (s) Réagir
Commentaire avatar

Couteau chinois mer 10/02/2021 - 07:49

Escroc notoire (condamné par le tribunal, donc ce n'est aucunement de la diffamation) pour avoir arnaquer d'honnêtes artisans. Outre les contrefaçons de couteaux qui nuisent à la réputation des artisans Louis et sa famille osent les attaquer en justice si ceux-ci utilise le nom laguiole. En plus en achetant des contres façon chinoises on ne peut pas dire qu'ils ont un impact positif sur les emploies et l'économie française. Je ne suis pas un rageux, je gagne très bien ma vie mais nuire aux honnêtes artisans et au savoir faire français ne mérite aucune éloge mais plutôt du mépris

Répondre
Commentaire avatar

Pierrot dim 13/09/2020 - 09:47

Dommage que mr Louis Szajner alias Louis-san ne parle pas de l affaire LAGUIOLE dont lui et sa famille ont usurpé le nom, pour faire fortune. D ailleurs ils ont ete condamné en famille pour ca...

Répondre
Commentaire avatar

Arza mer 20/01/2021 - 21:37

Une belle démonstration de la jalousie à la française. Pierrot restera un prolo toute sa vie, et tant mieux.

Répondre
Commentaire avatar

Mad jeu 14/01/2021 - 23:52

Je ne vois pas vraiment ce que cet argument vient faire ici... Vous lachez un commentaire "effet bombe" ni vu ni connu, au final vous condamnez une personne et ses projets, juste parce que ses parents sont aisés là. Peu importe comment ils ont ramassé l'argent, ça ne concerne que ses PARENTS, pas lui On aime ou pas le contenu, c'est personnel, mais votre commentaire c'est juste de la "jalousie" voir de la "haine" redirigée sur un jeune pour une affaire qui au final ne vous touche probablement pas plus que ça personnellement... C'est aussi gratuit que les amalgames raciaux et culturels. Il réussi, très bien pour lui ! Il a du fric grâce à ses parents, très bien pour lui ! Il a rien demandé lui, il profite juste de ce qu'il à et je pense qu'il a bien raison, si j'avais les moyens, j'en profiterai tout autant, comme 90% des personnes au final.

Répondre
Commentaire avatar

Béhé ven 05/02/2021 - 21:53

> ça ne concerne que ses PARENTS, pas lui > C'est aussi gratuit que les amalgames raciaux et culturels. Absolument pas. 1. Il prend part aux affaires familiales : http://www.laguiole.tm.fr/index.php?fonction=secteur&niveau_02_id=149 Pour preuve que c'est bien lui, en cherchant le siège social de cette entreprise (c'est une info publique) on tombe sur la maison dans laquelle il tourne en France. De plus il donne lui-même son nom de famille dans l'une de ses vidéos mais j'ai autre chose à faire que de retrouver laquelle. 2. Il a été condamné par la justice aux côtés de son père : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/05/le-village-de-laguiole-fait-annuler-vingt-marques-qui-usurpaient-son-nom_5431848_3224.html « Le village de Laguiole, dans l’Aveyron, pourra enfin déposer son propre nom. La cour d’appel de Paris a annulé, mardi 5 mars, vingt marques Laguiole propriété d’un entrepreneur qui les utilisait pour commercialiser toute une gamme de produits souvent importés. [...] « Gilbert Szajner, SON FILS et leur société Laguiole devront verser solidairement 50 000 euros au village au titre de son préjudice moral, et chacun 20 000 euros au titre des frais de justice. »

Répondre
Voir plus de réactions