La Thaïlande prépare une hausse progressive des tarifs de bus pour faire face à l'envolée des prix du carburant. Mais le gouvernement gèle les prix jusqu'au 19 avril pour ne pas gêner les voyageurs pendant Songkran.


Le Département des transports terrestres (DLT) a préparé un dossier à soumettre au ministre des Transports, Phiphat Ratchakitprakarn. Une augmentation progressive des tarifs de bus public, calée sur la flambée des prix du pétrole. Le principe, +5 satang par kilomètre, soit 5 bahts de plus pour 100 km, 20 bahts pour 400 km. De quoi permettre aux opérateurs de survivre à la crise sans trop faire mal aux passagers.
Le fret aussi dans le viseur
Les camionneurs ne sont pas oubliés. Le DLT planche sur un mécanisme de contrôle des prix du fret basé sur le « facteur K », une formule d'indexation utilisée par le Département des autoroutes. En français, si le pétrole monte, les tarifs de transport augmentent selon une grille précise et, si le pétrole redescend, les prix suivent le mouvement. Fini les hausses injustifiées.
Songkran d’abord
Les tarifs restent gelés jusqu'au 19 avril, histoire de ne pas toucher les millions de Thaïlandais qui rentrent chez eux pour Songkran. Pour compenser l’éventuel manque à gagner des opérateurs pendant cette période de gel, le gouvernement pioche dans le Fonds de sécurité routière, une première. Au total, environ 20 bahts par siège. Avec 150.000 à 180.000 passagers attendus par jour aux heures de pointe, la facture pourrait atteindre 3 millions de bahts quotidiens.
Le but est de rendre le bus attractif pour décourager les trajets en voiture individuelle et limiter le carnage routier habituel de Songkran.
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