Les autorités sanitaires thaïlandaises rappellent qu’il est inutile de se priver d’eau avant une prise de sang. Une mise au point qui corrige une idée largement répandue.


Un verre d’eau avant une prise de sang ne modifie pas les analyses. En Thaïlande, le Conseil de technologie médicale a récemment tenu à le rappeler alors que beaucoup de patients continuent d’associer jeûne et absence totale de boisson.
Dans ses recommandations, l’organisme précise que le jeûne concerne uniquement les apports caloriques. Les aliments et les boissons sucrées peuvent influencer certains paramètres, notamment la glycémie ou les lipides sanguins. L’eau, quant à elle, peut être consommée librement, sans limite particulière, à condition d’être pure.
Une consigne mal interprétée
Si cette mise au point suscite autant d’attention c’est qu’elle contredit une pratique bien installée. Pendant des années, les consignes ont été comprises comme une interdiction totale de boire pendant huit à douze heures avant l’examen.
Le Conseil souligne que c’est cette interprétation qui peut fausser les résultats. La déshydratation entraîne une concentration du sang pouvant augmenter artificiellement certains indicateurs comme l’hémoglobine ou la créatinine et conduire à des résultats trompeurs. Des années à se présenter déshydraté pour un examen censé être précis…
Les autorités demandent désormais aux établissements de santé d’adapter leurs messages : plutôt que d’éviter nourriture et boissons, la consigne donnée devient plus précise : éviter tout, sauf l’eau. Une nuance simple mais une pratique encore loin d’être adoptée partout.
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