Le plus grand événement mondial de solutions durables pour la planète, ChangeNOW, investit le Grand Palais à partir du lundi 30 mars 2026. Second Life a été invitée à raconter son expérience thaïlandaise.


ChangeNOW est le plus grand événement mondial de solutions durables pour la planète. La prochaine édition se tient au Grand Palais les 30, 31 mars et 1er avril 2026. Second Life y a été invitée en tant que « Change Pioneer ». C’est Pauline Frison qui veille sur la croissance de cet acteur du développement durable, qui lutte jour après jour, en Thaïlande et en Indonésie, pour que nous ne soyons pas envahis de plastiques.
Je voulais que ma vie ait un impact positif
Pauline Frison a 33 ans. Née à Lyon, elle a entrepris des études de commerce dans une école avancée sur la responsabilité des entreprises. Ainsi s’est forgée sa prise de conscience qu’il fallait agir. Vraiment. Sérieusement. Concrètement. Un stage de volontaire dans un orphelinat en Thaïlande lui donne, en prime, le goût du voyage et de l’action. En rentrant en France, elle ressent le décalage. Elle se dit qu’un jour, vers 40 ans peut-être, elle œuvrera dans le social et l’environnemental. En attendant, elle repart : Allemagne, Australie, Vietnam, double diplôme à Taïwan, stage de fin d’études en Chine, puis 5 ans à Taïwan à nouveau, en V.I.E. (volontariat international en entreprise), pour une coopérative laitière française dont elle deviendra directrice Asie. Elle s’implique dans la vie française en rejoignant le board de la Chambre de commerce.

« J’ai alors senti le besoin d’évoluer et je suis partie, raconte-t-elle. Je voulais que ma vie ait un impact positif. Je voulais m’impliquer, plus tôt que prévu, dans le développement durable. Mais ce terrain est peu développé à Taïwan. Singapour et la Thaïlande sont plus avancés. »
J’étais là où je voulais être
Pauline Frison suivait alors, à distance, le parcours de Tristan Lecomte, serial entrepreneur dans le monde de l’environnement, notamment fondateur d’Alter Eco, marque spécialiste de l’importation et de la distribution de produits bio issus du commerce équitable, aujourd’hui installé à Chiang mai. En 2020, il crée Second Life. Il mène des opérations à Krabi et à Trang. « Il cherchait un stagiaire, se souvient-elle. J’ai pris le pari et divisé par 5 mon salaire. En neuf mois, je devenais CEO d’une entreprise sociale, avec son siège à Singapour et qui menait des opérations en Thaïlande et en Indonésie. J’étais là où je voulais être. »
Tout a commencé grâce à Caudalie
L’aventure Second Life a commencé alors que Tristan Lecomte travaillait avec Caudalie pour planter des arbres. Les dirigeants sont très engagés dans la protection de l’environnement. Ils ont vu la pollution plastique, notamment à Hong Kong mais aussi en Thaïlande, l’un des dix pays au monde les plus pollueurs des océans. Ils ont demandé à Tristan Lecomte de travailler sur le plastique. Il a mis en place un cercle vertueux.

« Avant Second Life, explique Pauline Frison, les gens entassaient le plastique au fond du jardin et le brûlaient quand il y en avait trop. Quand nous sommes arrivés, ils ont été payés pour faire mieux et surtout en sachant quoi faire. Ils sont devenus collecteurs pour que le plastique ne traîne plus, ni chez eux, ni ailleurs. Nous comblons les dépenses pour le tri ou le transport des îles jusqu’au continent. Nous trouvons l’argent auprès d’entreprises engagées dans la démarche avant que l’état thaïlandais ne les force. »
Ici, nous remplaçons les pouvoirs publics
La bouteille en PET, c’est-à-dire la bouteille d’eau classique, est celle qui se recycle le mieux. Les collecteurs peuvent en tirer 10 bahts par kilo auprès d’agrégateurs, même un peu plus si le tri a été bien réalisé en amont. Le plastique part au recyclage et la bouteille peut redevenir bouteille.

Le principal rôle de Second Life consiste à venir, regarder là où il manque des financements et faire en sorte que le plastique soit recyclé et ne finisse ni dans l’environnement, ni en décharge. « En France, les marques paient pour que l’État organise tout ça, explique Pauline Frison. Ici, nous remplaçons les pouvoirs publics, avec ceux qui se sentent responsabilisés. »
Nous avons des success stories
Le plus grand projet thaïlandais de Second Life a été développé avec 1.400 collecteurs, à Krabi et à Trang. Ils ont souvent des métiers et, à coté, ramassent du plastique pour arrondir leurs fins de mois.

Second Life y a sponsorisé la construction d’entrepôts, des formations pour plus de 3.000 personnes l’an dernier, des villages, des écoles, des centres militaires. Les formations portent notamment sur le tri, qui permet de gagner plus d’argent s’il est bien réalisé. Certains arrivent à gagner jusqu’à 10.000 bahts par mois mais il est rare qu’ils ne fassent que ça.

Pour continuer dans les chiffres, plus de 6.400 tonnes de déchets ont déjà été récoltées, « l’équivalent de 1.300 éléphants », sourit Pauline Frison. Et 1,5 million de dollars ont été versés aux partenaires et aux acteurs de la collecte. « Nous avons des collecteurs qui sont avec nous depuis six ans, reprend-elle. Le ramassage se fait désormais principalement dans les villages, avant que le plastique ne parte polluer l’environnement. Nous avons des success stories. Des femmes ont créé leur propre maison sur une île pour accompagner la démarche. Ça a changé leur mentalité et leur vision de la pollution plastique. »
Merci à Second Life
L’an dernier, Tristan Lecomte a donné l’entreprise à un partenaire thaïlandais, un recycleur de métier. C’est cela aussi Second Life. C’est cela aussi que Pauline Frison va partager au Grand Palais. Attention, kakémonos, flyers et cartes de visite interdits ! On est Green ou on ne l’est pas. C’est une vidéo en réalité virtuelle qui emmènera les visiteurs sur les sites d’action de Second Life. Et nous, ici, disons merci à Second Life de permettre aux plages thaïlandaises de demeurer parmi les plus belles du monde.
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