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Prix du rayonnement pour la solidarité : Mme Élisabeth Zana

Élisabeth Zana a fait de la solidarité envers les enfants de Thaïlande toute sa vie, depuis la disparition de sa fille unique dans le tsunami de 2004. Un bouleversant modèle pour nombre d’entre nous.

Élisabeth ZanaÉlisabeth Zana
Écrit par Franck STEPLER
Publié le 16 mars 2026


 

L’histoire d’Élisabeth Zana est connue de bien des expatriés français en Thaïlande. Sa personnalité et son action ne laissent personne indifférent. Après la disparition de sa fille unique Natacha dans le Tsunami de 2004, elle a décidé de venir en aide aux orphelins de la catastrophe puis, plus généralement, aux enfants défavorisés de la région de Krabi qui n’ont que difficilement accès à l’école. Elle a créé un établissement scolaire pour eux et une association pour les soutenir. Nous avions discuté avec elle il y a quelques mois, alors qu’elle amenait une trentaine d’entre eux à la découverte de l’ambassade de France à Bangkok. Voici ce que vous aviez pu lire :

https://lepetitjournal.com/thailande/education/visages-radieux-natacha-school-ambassade-de-france-bangkok-425584

 

Nous nous sommes à nouveau retrouvés pour évoquer cette récompense. Voici ce qu’en dit Élisabeth Zana :

« J’ai été profondément émue lorsque j’ai reçu le courrier de l’ambassadeur. J’ai pleuré. Je ne connaissais pas ce Prix. Et puis j’en ai compris l’importance. Depuis 21 ans, l’objectif de NAT association est de créer un pont entre nos deux cultures, d’aider les enfants en grande difficulté sociale, morale, psychologique auxquelles trop d’entre eux sont confrontés.

 

La peincesse Yasmine Murat, présidente de l’Association du Rayonnement Français en visite à Natacha School
La princesse Yasmine Murat, présidente de l’Association du Rayonnement Français, en visite à Natacha School 

 

Créer ce pont maintient vivant l’esprit de Natacha parce que nous avons une richesse historique à préserver, celle que nous célébrons cette année. Ce pont, ce rayonnement sont importants pour montrer aux enfants qu’il y a d’autres cultures, pour leur ouvrir l’esprit. »

 

La France a encore des choses importantes à transmettre

 

« La France a des richesses culturelles à transmettre mais toujours en respectant la culturel du pays dans lequel nous nous trouvons. Nous ne sommes pas là pour dire « c’est mieux chez nous ». Ce n’est pas vrai. C’est différent. Et les liens sont tellement profonds et anciens qu’il faut les protéger. Le monde ne va pas très bien alors je continue à penser que sur le plan culturel, la France a encore des choses importantes à faire, à transmettre. Un arbre ne peut grandir qu’avec des racines. Lorsqu’elles sont là, les branches ne peuvent diffuser que de la beauté. Symboliquement parlant, on plante un arbre pour qu’il diffuse. Lorsque j’enseignais la danse, je faisais beaucoup travailler les enfants sur le concept de l’arbre qui bouge, qui respire et ne reste en vie que bien implanté avec ses racines profondes. »

 

Je suis juste là pour aider

 

« Il y a une notion de solidarité et d’entraide chez les Français, profondément ancré dans notre inconscient. Ça ne peut pas ne pas fonctionner. Mais attention, encore une fois, à tenir compte de la culture du pays dans lequel nous intervenons. On s’en est rendu compte lors des premières relations diplomatiques, du temps de Louis XIV. Je suis juste là pour aider, planter de jeunes arbres, les aider à s’ouvrir.

Peut-être, plus que jamais, la France a-t-elle cette exemplarité de l’entraide à montrer.

 

Filleulles de Natacha school et leurs marraines

 

J’ai deux filleules qui sont jumelles et ont récemment reçu des mains royales leur diplôme de fin d’études universitaires. Leurs deux marraines, jumelles elles aussi, étaient là pour 36 heures à Bangkok. Elles n’auraient raté ce moment pour rien au monde. Voilà un merveilleux exemple de rayonnement ! »

 

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