La semaine thaïlandaise dans la presse française est faite d’héritiers. D’un côté, un riche héritier porte plainte pour agression sexuelle. De l’autre, la succession du roi Rama X pose question.


Agressions sexuelles en Thaïlande : un riche héritier ose parler
« La prise de parole d'un riche héritier libère celle des victimes d'agression sexuelle en Thaïlande ». Le titre du magazine GEO ne nous fait pas commencer la semaine de manière très gaie. « En Thaïlande, les victimes d’agressions sexuelles sont souvent réduites au silence par le poids des normes conservatrices et des pressions sociales, explique l’article. Mais depuis que Siranudh Scott, issu de l’une des familles les plus riches et influentes du pays, a accusé son frère aîné de violences sexuelles dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, la parole commence progressivement à se libérer. » Les propos du jeune homme sont écoutés et entendus car sa famille contrôle la bière Singha, l’une des trois plus populaires du pays. « J'ai senti que je devais parler, sinon j'aurais été mort à l'intérieur », a expliqué Siranudh Scott à l'AFP la semaine dernière. « J'ai vécu dans une famille, dans un système, dans une institution qui ont réduit ma voix au silence », dit-il encore en expliquant s’être vu offrir une compensation financière en échange de son silence. Le jeune homme a pu bénéficier d’un inhabituel soutien populaire, dans un pays où règne la « culture de la culpabilisation des victimes ». GEO détaille. « « La société thaïlandaise accorde une grande importance à la hiérarchie, à la réputation familiale et à l'évitement de la honte publique », explique Busayapa Srisompong, avocate spécialisée dans les droits humains. « Cela peut rendre la prise de parole particulièrement difficile lorsque les violences se produisent au sein des familles ou impliquent des figures respectées ». La famille Bhirombhakdi figure au 15e rang des plus grandes fortunes de Thaïlande selon Forbes, qui estime son patrimoine à 1,75 milliard de dollars. »
La Thaïlande en vigilance contre Ebola

LaQuotidienne.fr, la lettre sur l’actualité du tourisme, explique que « le gouvernement thaïlandais passe en état de vigilance maximale pour protéger ses frontières contre la propagation des maladies infectieuses graves. La Thaïlande a officiellement imposé mardi 26 mai 2026 une mesure de quarantaine obligatoire et stricte d’une durée de 21 jours ciblant l’intégralité des personnes voyageant en provenance directe ou ayant simplement transité par la République démocratique du Congo (RDC) ou par l’Ouganda, deux nations d’Afrique centrale actuellement frappées par une résurgence mortelle du virus Ebola. »
Le média tient tout de même à rassurer. « Si la Thaïlande n’a pour l’heure signalé aucun cas avéré de voyageur atteint par le virus Ebola sur son territoire, le ministère de la Santé publique, par la voix de son haut responsable Somlerk Jeungsmarn, insiste sur le fait qu’il existe un risque d’importation bien réel et permanent lié à la forte reprise des mouvements de population et du tourisme mondial.
Quel successeur pour Rama X ?

Gala s’interroge sur l’avenir du royaume, avec ce titre : « Rama X de Thaïlande ou le dilemme de la succession : son héritier toujours inconnu ». Et d’expliquer que « dans la grande majorité des familles royales, l’héritier du trône est l’aîné des enfants. En Thaïlande, les règles sont toutefois légèrement différentes puisque les garçons passent avant les filles dans l’ordre de succession, et ce, même s’ils sont plus jeunes. Cependant, Rama X, père de sept enfants issus de différentes unions, se retrouve aujourd’hui face à un véritable casse-tête concernant sa succession. Si sa fille aînée, la princesse Bajrakitiyabha, est dans le coma depuis trois ans, le roi est également en mauvais termes avec les cinq enfants issus de son union avec Yuvadhida Polpraserth. Leur brouille est telle que le souverain a retiré à ses enfants leurs titres royaux, leur statut officiel au sein de la famille ainsi que leurs droits à la succession au trône. Ainsi, aujourd’hui, l’héritier du trône n’est autre que son fils cadet, le prince Dipangkorn Rasmijoti, né de son mariage avec Srirasmi. Toutefois, le jeune homme de 21 ans, qui réside en Allemagne, n’est pas encore réellement présenté comme tel et, selon plusieurs médias internationaux, il souffrirait d’un trouble du spectre autistique qui pourrait l’empêcher d’assumer les lourdes responsabilités liées à la monarchie thaïlandaise. »
Restent donc à Rama X deux autres solutions, conclut Gala : se réconcilier avec l’un de ses fils ou « réformer les lois dynastiques afin de permettre aux femmes d’accéder au trône ».
Un drapé princier à Paris

Et puisqu’il est question de la famille royale, le Journal des Femmes, dans sa rubrique mode, parle encore de la princesse Sirivannavari de Thaïlande, qui « attire tous les regards dans une tenue traditionnelle chic ». « Présente à l'exposition La Mode en Majesté organisée à Paris le 25 mai 2026 pour célébrer les 170 ans des relations diplomatiques franco-thailandaises, Sirivannavari Nariratana Rajakany de Thailande a captivé l'attention dans une silhouette traditionnelle particulièrement raffinée. Elle portait une longue robe droite confectionnée dans une matière texturée aux reflets presque métallisés, idéale pour capter la lumière. La tenue était sublimée par un drapé traversant le buste en diagonale, une ceinture dorée scintillante ainsi qu'un sac panier apportant une touche mode à l'ensemble. » De jolis mots qui redonnent le sourire pour se quitter.
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