Samedi 19 juin 2021
Tel Aviv
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FFA : Israël veut séduire les investisseurs français

Par Adèle Hourdin | Publié le 11/05/2021 à 17:45 | Mis à jour le 12/05/2021 à 10:39
Quartier économique de Tel Aviv

Dans le cadre du Forum Francophone des Affaires, une conférence s’est tenue sur le sujet « L’après-Covid : stratégies interrégionales ». Elle a présenté les stratégies pour les entreprises internationales souhaitant s’implanter en Israël et le rôle clé joué par l’innovation.

Introduite par l’ambassadeur d’Israël en France Daniel Saada, la conférence « L’après-Covid : stratégies interrégionales » s’est tenue dans le cadre du Forum Francophone des Affaires, un réseau international d’entreprises francophones à l’étranger. En présence de nombreuses entreprises et d’institutionnels, David Harari a présenté les stratégies d’Israël pour soutenir l’innovation et les opportunités que cela représente pour des entreprises internationales souhaitant s’implanter en Israël. Le scientifique spécialisé dans l’innovation a, entre autre, été cité par le magazine Challenges comme l’une des 100 personnalités à avoir changé le monde ces dernières années.

 

Israël, le pays des licornes

« La technologie et l’innovation sont parmi les principaux moteurs de la croissance et du développement économique d’une nation. » a introduit David Harari. Ces domaines, points forts de la petite nation de 9 millions d’habitants, ont profondément transformé l’économie d’Israël ces dernières décennies. « Israël est passé d’un pays émergent lors de sa création à un pays avancé avec une économie forte et un PIB par habitant de 43700 dollars en 2020, qui place Israël à la 19ème place des pays en terme de PIB par habitant. », a présenté David Harari.

Effectivement, le pays affiche un palmarès important avec plus de 9000 start-up et plus de 60 « licornes », ces start-up qui ont accédé au club très fermé des entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars. Israël incarne la « start-up nation » par excellence dont le dynamisme aura été peu impacté par la crise sanitaire : « Au cours du premier trimestre 2021, quatre nouvelles licornes israéliennes sont apparues » s’est réjouit David Harari.

 

Un allègement des impôts de 25% sur les sociétés en Israël sont réduites entre 6% et 12% en fonction des activités de la société High tech en question

 

Des initiatives de soutien à l’innovation en Israël

De nombreuses initiatives privées et gouvernementales viennent faciliter l’implantation et le développement d’entreprises sur le territoire israélien, faisant d’Israël un territoire propice à l’entreprenariat dans l’innovation. Parmi elles, la société israélienne de l’innovation, créée en 1965, est destinée à soutenir et développer l’écosystème de l’innovation en Israël. Cette instance indépendante gère un budget de 450 millions d’euros par an qui est utilisé pour des initiatives telles que le soutien pour l’exportation internationale des start-up et PME, la création de laboratoires d’innovation, des programmes de formations pour les hautes-technologies ou des programmes de soutien pour les femmes entrepreneures.

L’implantation de start-up est aussi facilitée par des avantages fiscaux : « Un allègement des impôts de 25% sur les sociétés en Israël sont réduites entre 6% et 12% en fonction des activités de la société High tech en question » explique David Harari.

 

Israël facilite l’entreprenariat

La frontière entre entreprenariat et recherche est très fine en Israël, la politique sur les transferts technologiques permettant de valoriser les résultats des recherches universitaires. Une fois la preuve de concept apportée, les résultats sont transférés directement vers l’industrie afin de développer les différentes technologies. « Ce transfert est accompagné par un partage du revenu net entre les chercheurs et le centre de recherche. La rétribution importante fait que les chercheurs se considèrent comme des entrepreneurs. », estime David Harari.

Israël bénéficie aussi d’un très grand réseau d’incubateurs et d’accélérateurs de start-up. « Une façon de pallier à une contrainte spécifique aux entreprises israéliennes », explique David Harari. La faible taille du marché intérieur oblige les jeunes start-up à se développer rapidement à l’international. Alors que le pays a été l’un des premiers à inventer le concept d’incubateur par des mesures de soutien gouvernementales pour les premières phases de développement d’une entreprise, aujourd’hui des instances privées ont pris le relais.

 

La population israélienne, entrepreneuriale et innovante

« L’échec en Israël n’est pas mal vu, on considère que quelqu’un qui échoue va apprendre », témoigne David Harari. Selon le scientifique, les Israéliens sont reconnus pour leur audace et leur capacité à entreprendre « Ils commencent un projet dès qu’ils ont une idée », raconte-t-il. Beaucoup de projets échouent mais la leçon serait apprise. Les Israéliens ne seraient pas frileux à l’idée d’entreprendre de nouveau.

Enfin, le système éducatif est particulièrement tourné vers l’entreprise et l’entreprenariat : des programmes au lycée et en université permettent de développer des concepts d’entreprises. Les jeunes étudiants peuvent rechercher et développer des idées de start-up accompagnés d’un mentorat et d’un réseau de relation pour aborder des investisseurs ou obtenir des financements.

 

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Adèle Hourdin

Adèle a rejoint l’équipe de la rédaction internationale en janvier. Elle est diplômée d'un master de journalisme et a vécu deux ans au Sénégal pendant son enfance.
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