La Suède amorce cette année 2026 une reprise économique après plusieurs années de ralentissement. Le marché du travail reste toutefois tendu. Des entreprises majeures comme Ericsson et H&M poursuivent des suppressions de postes et laissent de nombreux travailleurs dans l’incertitude.


L’économie suédoise a amorcé une reprise après une longue période de croissance faible. D’après les dernières prévisions publiées par la Riksbank, le produit intérieur brut (PIB) devrait croître d’environ 2,9 % en 2026. Un rythme bien plus solide qu’en 2025. Cette progression se traduit par une stabilisation de l’inflation et des emprunts qui restent abordables. Cette reprise s’accompagne chez certains analystes d’une amélioration du pouvoir d’achat des ménages et d’un rebond attendu de la consommation au cours de l’année.
Un marché de l’emploi encore fragile malgré une légère amélioration
Malgré ces signaux positifs, le marché du travail reste fragile. Selon les données de la Riksbank, le taux de chômage en Suède devrait se situer autour de 8,6 % en 2026, un niveau encore élevé comparé aux périodes antérieures. Cela indique que l’activité économique ne génère pas encore suffisamment d’emplois pour absorber pleinement les personnes disponibles sur le marché du travail.
Plus de 1 600 suppressions de postes officiellement annoncées chez Ericsson
Au cœur de ce contexte, l’équipementier télécom suédois Ericsson a confirmé en janvier 2026 un plan de réduction d’environ 1 600 postes en Suède. Cette décision fait partie selon l’entreprise d’un programme global qui vise à optimiser sa structure de coûts tout en maintenant des investissements dans ses activités stratégiques. Le groupe a déposé une notification auprès de l’Arbetsförmedlingen (le service public suédois de l’emploi) et engagé des négociations avec les syndicats pour encadrer ce processus qui concerne un nombre significatif d’emplois dans le pays. Si H&M n’a pas annoncé de nouvelles suppressions pour 2026, le souvenir de son plan de 1 500 licenciements fin 2022 reste présent dans les esprits.
Un équilibre délicat qui vacille
À Stockholm comme dans le reste du pays, l’année 2026 met en avant les contrastes de l’économie suédoise. D’un côté, des indicateurs macroéconomiques laissent espérer une normalisation progressive de l’activité après des années de stagnation. De l’autre, le chômage reste élevé et des restructurations d’ampleur chez des acteurs majeurs affectent le système de l’emploi. Dans ce scénario, la reprise économique est bien présente sur le papier mais ses effets sur le quotidien des travailleurs restent mitigés, un défi que la Suède devra continuer de relever au fil de l’année.


















