Le groupe français d’intelligence artificielle Mistral AI a annoncé un investissement de près de 13 milliards de couronnes suédoises, soit environ 1,2 milliard d’euros pour construire un centre de données à Borlänge. Présentée lors du salon Techarena par son directeur général Arthur Mensch, cette implantation sera la première infrastructure majeure de l’entreprise hors de France.


Fondée en 2023, l’entreprise française d’intelligence artificielle Mistral AI a dévoilé un projet industriel important : un complexe de centres de données destiné à accueillir et faire fonctionner ses modèles d’IA les plus avancés. Le futur site sera développé en partenariat avec la société suédoise EcoDataCenter, qui assurera la conception, la construction et l’exploitation du centre à Borlänge dans la région de Dalarna.
Un investissement stratégique pour l’Europe
Arthur Mensch, co‑fondateur et directeur général (CEO) de Mistral AI a annoncé l’investissement lors de la conférence Techarena. Il a déclaré que cet investissement en Suède s’inscrit dans une volonté de renforcer les capacités d’infrastructure d’intelligence artificielle en Europe et de réduire la dépendance aux acteurs américains du secteur. L’installation disposera d’une capacité électrique d’environ 23 mégawatts, un indicateur clé pour mesurer la puissance de calcul d’un centre de données. Elle sera également équipée de GPU de dernière génération, des processeurs spécialisés capables d’effectuer des calculs massifs indispensables à l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle. Sa mise en service est prévue d’ici 2027.
Un impact concret pour la Suède
Le centre de Borlänge devrait générer plusieurs centaines d’emplois, particulièrement dans les domaines techniques liés à la construction, à l’exploitation de centres de données et à l’intelligence artificielle. En plus des emplois directs, l’implantation pourrait stimuler l’écosystème local de la tech et de la recherche avec des débouchés pour des ingénieurs, des spécialistes du cloud et des startups qui cherchent à exploiter les nouvelles capacités d’IA disponibles sur le sol européen.


















