Du 2 au 10 février, se tient la 64ème session de la Commission sur le développement social au siège des Nations unies à New York. La priorité est donnée, cette année, à la promotion du développement social et de la justice sociale par des politiques coordonnées, équitables et inclusives. Sont également à l’ordre du jour d’autres enjeux émergents : éradiquer la pauvreté et garantir la dignité grâce à des systèmes de soins et de soutien résilients. À cette occasion, la ministre suédoise des Services sociaux, Camilla Waltersson Grönvall, était présente pour évoquer, dans un discours, la politique menée par le gouvernement suédois.


Un engagement réaffirmé
La 64ème session fait suite au deuxième Sommet mondial des Nations Unies pour le développement social qui s’est tenu à Doha, 30 ans après le Sommet mondial des Nations unies de 1995 à Copenhague, auquel Mme Waltersson Grönvall a participé en novembre 2025. A cette occasion, elle a affirmé :
« Chaque enfant a droit à une enfance sûre et à un avenir prometteur. En participant, nous pouvons à la fois contribuer aux efforts mondiaux en faveur de la justice sociale et tirer de précieux enseignements pour la poursuite de notre travail de prévention et de lutte contre la violence envers les enfants. »
De la même façon que les précédents sommets et leurs déclarations respectives, cette session reprend les trois points principaux que sont l’élimination de la pauvreté, le plein emploi productif et décent pour tous, et l’intégration sociale.
Une politique suédoise inspirante
Comme l’affirme la ministre suédoise des Services sociaux :
« Pour la Suède, le développement social repose sur l'égalité et l'égalité des sexes. Nous considérons ces éléments comme de puissants moteurs d'une croissance inclusive et durable. »
Dans son discours, elle évoque ainsi les mesures sociales adoptées par le gouvernement suédois, et notamment l’adoption de la réforme sociale la plus importante que la Suède ait connue depuis des décennies : un nouveau Social Services Act. Entré en vigueur le 1er juillet 2025, il met l’accent sur la prévention et l'intervention précoce pour soutenir les familles et les individus avant que les problèmes sociaux ne s'aggravent. Sont développés également des systèmes de soutien plus cohérents et adaptés aux besoins des populations grâce à la coordination des services de santé, d'éducation, d'emploi et des services sociaux au niveau local.
La préoccupation des enfants et le respect de leurs droits est également au cœur des sujets traités par le pays grâce à des mesures de soutien parental accessibles et des services de santé mentale pour les jeunes renforcés, en intégrant les services sociaux, les établissements scolaires et les soins de santé dans une approche globale.
Afin de garantir une société accessible à tous, est élaboré un nouveau plan d'action national relatif à la politique du handicap, visant à promouvoir l'égalité des conditions de vie et la pleine participation des personnes handicapées à la vie sociale. Cela représente ainsi une étape importante dans la réalisation de l'objectif de la politique suédoise en matière de handicap, en s'appuyant sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.
Enfin, la Suède accorde une importance particulière à l’emploi, considéré comme l'un des moyens les plus efficaces de sortir de la pauvreté. Le travail procure non seulement un revenu, mais aussi la dignité, l’autonomie et un sentiment d'appartenance. L’approche axée sur l'emploi repose sur une harmonisation des politiques du marché du travail, de l'éducation et de la protection sociale afin de faciliter l'accès des personnes à un emploi décent.
La violence contre les enfants
Cette session est également l’occasion d’aborder un sujet majeur : la violence contre les enfants. Dans une volonté affichée de renforcer la coopération internationale sur les questions qui touchent à la sécurité et aux droits des enfants, elle constitue un cadre de discussions essentiel pour convenir d’une action coordonnée entre les services de protection de l'enfance, d'éducation, de santé, de justice et les services sociaux.
À ce sujet, la ministre suédoise Camilla Waltersson Grönvall déclare :
« L'un des principaux apports de ce sommet est de garantir que les droits des enfants figurent en tête de l'ordre du jour. La Suède a été et restera un précurseur dans ce domaine. Aujourd'hui, nous exportons l'approche suédoise en matière de droits des enfants. »
Outre sa représentation de la Suède lors de la session au siège de l'ONU, sa venue est également l’occasion de participer à plusieurs visites et à des réunions axées sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des enfants. Elle a par exemple pu rencontrer, le 4 février, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants, Dr. Najat Maalla M’jid. Elles ont pu discuter des développements récents et des efforts visant à renforcer le système de protection de l'enfance en Suède, notamment les soins de substitution, la santé mentale et les services sociaux, ainsi que des défis actuels, en particulier ceux liés à la protection des enfants dans l'environnement numérique.
La Représentante spéciale du Secrétaire général s'est également félicitée du soutien sans faille apporté par la Suède en tant que membre de la Pathfinding Global Alliance on Ending Violence Against Children, pionnière pour mettre fin à la violence contre les enfants, qui devrait bientôt franchir le cap des 50 membres, avec l'arrivée de nouveaux membres attendus lors de la prochaine réunion.
Qu’est-ce que la Pathfinding Global Alliance on Ending Violence Against Children ? Lancée à Bogotá, en Colombie, le 8 novembre 2024, lors de la première Conférence ministérielle mondiale sur l'élimination de la violence à l'encontre des enfants, elle rassemble les pays et toutes les parties prenantes concernées qui s'engagent à accélérer les efforts visant à mettre fin à toutes les formes de violence à l'encontre des enfants d'ici 2030 et au-delà, conformément aux ODD et aux normes relatives aux droits de l'enfant. Elle offre une plateforme permettant aux partenaires de partager leurs idées, leurs actions et les enseignements tirés, ainsi que de collaborer et de montrer les progrès accomplis. Grâce à une approche intersectorielle et multipartite, elle implique les États, les organisations régionales et sous-régionales, les entités des Nations unies, les organisations de la société civile, les organisations confessionnelles, le secteur privé, les partenaires de développement, les experts, les universités, les médias, les communautés locales, les survivants, les enfants et les jeunes.
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