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Bella Gulldén, une viking à la conquête de l’Ouest

Par Kristen Collie | Publié le 31/08/2018 à 06:30 | Mis à jour le 31/08/2018 à 06:30
Photo : Isabelle Gulldén sous le maillot de son ancien club, le CSM Bucarest. Crédits: Photo DR
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Considérée comme l’une des meilleures demi-centres au monde, la handballeuse internationale suédoise, Isabelle Gulldén, a récemment signé en France, dans l’un des meilleurs clubs français : le Brest Bretagne Handball. Prophète en son pays, elle espère l’être tout autant dans son nouveau pays d’accueil. 

 

Vous sortez de trois saisons couronnées de succès avec le club roumain du CSM Bucarest. Pourquoi avoir choisi Brest et le BBH ?

Je voulais relever un nouveau défi, essayer quelque chose de nouveau après trois ans à Bucarest. Les dirigeants m'ont convaincu par leurs ambitions, notamment celui d'atteindre le Final four (dernier carré) en Ligue des Champions et à terme remporter cette compétition.

 

Recrutée en mars dernier, vous avez officiellement rejoint le BBH à l'aube de cette nouvelle saison. Comment se passe votre adaptation ?

Ici, c'est très différent de Bucarest. C'est une différente culture de handball dont je n'étais pas habituée. La préparation physique et les entraînements sont différents de ce que j'ai pu voir par le passé. La langue française constitue une barrière, parfois je ne comprends pas tout mais j'ai d'ores et déjà commencé à apprendre le français. Bien heureusement, certaines joueuses parlent anglais. L'équipe est super et les joueuses très gentilles.

 

Quelles sont vos sensations, comment vous sentez-vous physiquement ?

C'est toujours compliqué lorsque tu arrives dans un nouveau club d'être au top niveau immédiatement. Physiquement je me sens bien, c'est de bon augure à une semaine du début du championnat.

 

Le BBH nourrit de légitimes ambitions cette saison, en témoigne votre recrutement, quels sont vos objectifs à court et moyen terme ?

Au sein de l'équipe on n'a pas encore vraiment parlé de nos objectifs, donc c'est difficile de s'avancer. Mais bien sûr je suis venue ici pour gagner et au vu de leurs résultats de l'année dernière (2ème en championnat), on peut nourrir des ambitions élevées. Le championnat français commence à devenir très compétitif, ça va être difficile mais je veux gagner et c'est pour ça que je suis venue à Brest. En LDC atteindre le Final Four paraît utopique dès cette année mais si on se donne à fond, c'est une possibilité.

 

L'internationale suédoise lors de sa présentation au BBH. Crédits : Olivier Stéphan/BBH
L’internationale suédoise lors de sa présentation au BBH. Crédits : Olivier Stéphan/BBH

 

Vous êtes considérée comme l'une des meilleures demi-centre au monde. Comment vous décririez-vous en tant que joueuse ?

Je donne tout lorsque je suis sur le terrain. Je ne cherche pas forcément à marquer mais à faire circuler le ballon et apporter de la fluidité dans le jeu. Je joue le rôle de playmaker (meneur de jeu). Faire briller mes partenaires en les mettant en bonne position est la clé de mon jeu. J'accorde beaucoup d'importance au collectif. L'important pour moi c'est de se donner à fond pour ses coéquipières, s'encourager et avancer ensemble.

 

En 2014, le média suédois Dagens Nyheter vous a nommé parmi les 150 plus grands sportifs suédois de l'histoire, et la deuxième handballeuse...

J'en suis très heureuse et fière. C'est une vraie reconnaissance d'autant que le handball n'est pas forcément très développé en Suède. Pour atteindre le top, il faut s'entraîner et travailler dur. Les gens disent que c'est le talent, mais c'est surtout du travail. Cette nomination est venue récompenser tous mes efforts.

 

Comble du destin, vous allez retrouver votre club formateur, l'IK Sävehof, cette saison en Ligue des Champions...

Chaque année je les affronte en Champions League, que ce soit avec Viborg (Danemark) ou Bucarest. (rires) C'est toujours spécial de jouer contre ton club formateur mais je suis désormais une joueuse du BBH.

 

Kristen Collie, 31 Août 2018

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Kristen Collie

Kristen Collie

Franco-britannique diplômé d’un Master en Histoire sciences et techniques et étudiant en Master de journalisme sportif à l’Ecole du journalisme de Nice. Féru d'Histoire, de sports et de Scandinavie.
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