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Consulaires 2026 : Nathalie Parmegiani, tête de liste, répond à nos questions

À l’occasion des élections des conseillers des Français de l’étranger le 31 mai prochain (du 22 au 27 mai par Internet), nous sommes allés à la rencontre des cinq candidats tête de liste pour la circonscription de Suède. Nathalie Parmegiani se présente avec la liste ”Citoyen.ne.s solidaires et écologistes”. Elle détaille sa vision du mandat, les priorités de son équipe et les grands enjeux auxquels fait face la communauté française en Suède.

Nathalie Parmegiani à la tête de "Citoyens solidaires et écologistes en Suède"Nathalie Parmegiani à la tête de "Citoyens solidaires et écologistes en Suède"
Nathalie Parmegiani © Le Petit Journal
Écrit par Lepetitjournal Stockholm
Publié le 7 mai 2026, mis à jour le 19 mai 2026

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis Nathalie Parmegiani, conseillère des Français de l’étranger sortante, un engagement que j’exerce depuis maintenant huit ans, après avoir été réélue en 2021.

Mon premier mandat a été celui de l’apprentissage. Il m’a fallu apprivoiser des codes parfois complexes, comprendre les rouages administratifs, cerner précisément ce que l’on attendait de moi. Une immersion exigeante, mais indispensable.

Aujourd’hui, forte de cette expérience, je me représente avec une vision claire : celle des attentes de nos compatriotes, de la confiance qu’ils m’ont accordée, mais aussi des responsabilités qui incombent à mon rôle auprès de l’administration et des institutions. Je sais désormais où agir, comment agir, et surtout pour qui agir.

Installée en Suède depuis 40 ans, j’y ai construit un solide ancrage. Mon engagement dans la société suédoise m’a permis de développer un réseau étendu, un atout précieux pour accompagner concrètement les Français dans leurs démarches, leurs projets ou leurs difficultés.

 

Que représente la mission principale de conseiller des Français de l’étranger?

Être conseillère des Français de l’étranger, c’est avant tout être utile. C’est soutenir nos compatriotes, porter leur voix dans les instances officielles - conseils consulaires, commissions des bourses, dispositifs FLAM, mais aussi les accompagner dans leur quotidien : installation, intégration, retour en France.  C’est aussi résoudre des problèmes parfois graves ou tout simplement être là. C’est être à l’écoute, disponible, engagée. Être présente, tout simplement.

 

Comment avez-vous constitué votre liste?

Je suis particulièrement fière de la liste que je conduis. Elle réunit des profils complémentaires, riches d’expériences variées, avec une connaissance profonde de la vie en Suède. Nous ne venons pas tous de Stockholm, ce qui est important aussi.. les Français sont partout en Suède! Nous sommes enseignants, entrepreneurs, acteurs du monde culturel, engagés dans des initiatives comme La Suède en kit, La French Connection ou encore dans le syndicat des locataires. Deux d’entre nous ont déjà l’expérience d’un mandat, ce qui renforce encore notre capacité d’action collective.

© Morten Bastrup Designer / Marine Bord

Nous sommes :

Gregory Couture, 56 ans, entrepreneur, résidant à Göteborg ;

Véronique Simon, 64 ans  enseignante-chercheuse, résidant à Uppsala ;

Vincent Lecoanet, 36 ans, chef de projet, co-administrateur de La French connection ;

Audrey Lebioda , 48 ans, régisseuse d’œuvres d’art, conseillère des Français de l’étranger, co-administratrice de la French connection ;

Dominique Lecapre, 58 ans, directeur des études ;

Emmanuelle Bosonne, 60 ans, professeure des écoles.

Ce qui nous rassemble est clair : un attachement profond à la justice sociale et à l’écologie. Sans appartenance partisane, nous avançons avec indépendance, guidés par des valeurs et une volonté sincère de servir. Aidés par nos expériences du terrain, notre volonté intrinsèque est de soutenir nos compatriotes dans tout ce qu’ils peuvent rencontrer au cours de leur vie suédoise.

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires?

Nous constatons avec satisfaction que l’intérêt des Français de l’étranger pour leurs représentants progresse chaque année. Cette mobilisation croissante reflète une meilleure compréhension du rôle essentiel d’un élu de proximité : porter leur parole, les représenter auprès de l’ambassade, du consulat et des administrations.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription?

Parmi les enjeux majeurs à venir figure la création d’un nouveau lycée français à Göteborg. La présence française y est importante et en constante progression : il est temps que nos infrastructures éducatives suivent cette dynamique.

Plus largement, dans un pays vaste comme la Suède où la communauté française ne cesse de grandir, nous devons moderniser l’accès aux services publics. Développer les démarches en ligne est une nécessité, notamment pour éviter que des formalités comme une demande de passeport ne deviennent un parcours coûteux et contraignant pour ceux qui vivent à Luleå, Örnsköldsvik ou ailleurs, loin des grandes villes.

Continuer à agir, avec détermination et proximité : voilà le sens de mon engagement, dans la continuité de mes précédents mandats.

 

Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?

Pour ces élections consulaires de mai, notre programme repose sur six engagements fondamentaux pour les Français établis hors de France.

En matière d'éducation, nous voulons élargir l'accès aux bourses scolaires en adaptant les barèmes aux réalités locales et aux taux de change, tout en soutenant le développement du réseau FLAM pour les enfants hors du réseau AEFE. Sur le plan social, notre priorité est de soutenir les personnes précaires : retraité·e·s, familles monoparentales, étudiant·e·s et personnes en situation de handicap, particulièrement vulnérables en contexte d'expatriation.

Concernant la santé, nous proposons d'enrichir les listes de médecins sur les sites web consulaires pour faciliter l'accès aux soins. Pour les retraites, il s'agit d'améliorer l'information sur la simplification numérique et de faciliter les démarches de pensions de réversion. La sécurité et la lutte contre les discriminations constituent un axe majeur : inscription consulaire renforcée, fil d'Ariane pour les déplacements, soutien juridique et psychologique aux victimes de violences domestiques, et accompagnement des parents en cas de séparation pour les droits de garde et pensions alimentaires.

Enfin, nous organiserons des conseils consulaires sur la transition écologique pour favoriser le dialogue local autour des enjeux climatiques. Ce programme traduit notre volonté d'une représentation consulaire plus proche des réalités vécues par les expatriés, avec une attention particulière à la protection sociale et à l'accès aux droits.

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