À l’occasion des élections des conseillers des Français de l’étranger le 31 mai prochain (du 22 au 27 mai par Internet), nous sommes allés à la rencontre des cinq candidats tête de liste pour la circonscription de Suède. Axelle Lefebvre d’Herbomez se présente avec la liste ”Unis avec les français de Suède”. Elle détaille sa vision du mandat, les priorités de son équipe et les grands enjeux auxquels fait face la communauté française en Suède.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je m’appelle Axelle Lefebvre d’Herbomez, j’ai 36 ans, je suis mariée et maman de trois enfants franco-suédois. Je suis arrivée en Suède pour la première fois en 2012, initialement pour quelques mois, mais ce n’était finalement que le début d’une longue histoire avec la Suède. J’ai ainsi eu la chance d’évoluer pendant plus de dix ans au sein de la sphère institutionnelle franco-suédoise, à Paris et à Stockholm, dans des domaines variés : culture, éducation, développement durable, défense et tourisme. Je travaille aujourd’hui pour l’agence publique de promotion du tourisme en Suède. Je suis également investie dans le milieu associatif francophone et engagée, depuis plusieurs années, dans la réserve de l’armée de Terre.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
La mission des conseillers des Français de l’étranger consiste tout d’abord à entretenir une relation de proximité et d’écoute avec les Français. Être régulièrement au contact de ses compatriotes est selon moi essentiel pour mieux comprendre leurs situations variées et pouvoir mieux agir et porter leur voix au niveau adéquat. L’élu de proximité contribue également au renforcement des liens entre Français en favorisant l’entraide. Il doit soutenir les initiatives au profit de notre communauté et constitue le trait d’union entre les Français et nos parlementaires.

Comment avez-vous constitué votre liste ?
Quand Nadine Pripp, élue depuis 2006, m’a proposé de prendre sa suite après avoir été sa colistière en 2021, j’ai été très touchée par sa confiance. J’ai ensuite constitué ma liste en rassemblant des femmes et des hommes, bouillonnants d’énergie et de bonne humeur et prêts à s’engager encore davantage pour les Français de Suède. Je voulais également avoir une équipe complémentaire afin qu’à travers nos parcours professionnels et nos expériences variées, nous puissions mieux accompagner et représenter notre communauté française. Enfin, nous sommes pleinement ancrés en Suède, la plupart d’entre nous ayant des conjoints et des enfants binationaux, ainsi qu’un réseau bien établi.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Voter est avant tout un acte citoyen qui vous permet de choisir vos futurs représentants des conseillers qui partagent vos valeurs et qui agiront ensuite pour vous et avec vous. Plus la participation à ces élections sera élevée, plus vos représentants auront une forte légitimité. Les conseillers élisent également les sénateurs qui ont un pouvoir direct sur les politiques qui vous concernent.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Je pense que les principaux défis actuels pour les Français de Suède sont liés à l’insertion socio-économique et au maintien du lien avec la France. Avec l’augmentation de la mobilité internationale et dans un contexte économique difficile, il y a un réel besoin de soutenir l’installation et l’ancrage des nouveaux arrivants dans le pays. Cela passe par exemple par l’orientation et des conseils pour la recherche d’emploi et de logement mais aussi par la promotion de l’ouverture à la culture et à la langue suédoise, afin de développer des liens au niveau local.
Une expatriation réussie passe également par le maintien du lien avec la France. Cela peut parfois représenter un défi pour certaines familles, car malgré l’existence d’un tissu associatif francophone actif, elles n’ont pas toujours accès à la culture et à l’enseignement du français à proximité de chez elles, en raison de l’étendue du pays. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de soutenir les établissements et les associations qui enseignent le français, ainsi que notre tissu associatif. Tout ce qui peut créer du lien au sein de notre communauté et entre nos deux pays est pour nous une priorité.
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?
Si nous devions résumer nos priorités en quelques mots : servir, informer, soutenir et créer du lien. Notre programme s’appuie sur l’expérience et le bilan de Nadine Pripp, élue depuis 20 ans au service des Français de Suède, tout en étant ancré dans le présent et résolument tourné vers l’avenir. Nous souhaitons vous garantir un accompagnement de proximité dans vos relations avec l’administration et pour résoudre vos défis du quotidien.
En matière d’éducation, nous continuerons d’agir pour l’accès au français pour nos jeunes concitoyens en soutenant les associations FLAM, les établissements dispensant le français ainsi que l’ouverture d’une école française internationale à Göteborg. Nous avons à cœur de soutenir notre tissu associatif et solidaire : promotion des associations et de leurs activités, soutien à vos projets, accompagnement des Français en difficulté ou isolés.
Enfin, nous allons continuer à promouvoir les programmes VIE/VIA et à soutenir le renforcement des liens entre les entrepreneurs et les entreprises françaises et suédoises afin de favoriser les collaborations.












