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Religion – Un début de carême sans messe

Par Sara Fredaigue | Publié le 10/03/2020 à 15:40 | Mis à jour le 11/03/2020 à 05:08
Photo : @CCFS
communaute catholique francophone de Singapour

Depuis le 15 février 2020, la Communauté Catholique Francophone de Singapour (CCFS) se retrouve sans messe. Afin de lutter contre la propagation du coronavirus, elle a pris la décision de suspendre ses rencontres dominicales et tout large rassemblement. La CCFS n’en reste pas moins déterminée à continuer de vivre sa foi et s’aide largement des réseaux sociaux.

 

Le 14 février au soir, le message du Père Patrick Portier s’est diffusé comme une trainée de poudre : suite aux recommandations de l’évêché, l’équipe d’animation pastorale a décidé de suspendre les messes jusqu’à nouvel ordre. La nouvelle accueillie sereinement par les paroissiens francophones a également été l’occasion de donner quelques pistes pour vivre sa foi différemment. Comme le souligne le Père Patrick Portier, « C’est l’occasion de redécouvrir la prière en famille, de prier à partir des feuilles de messe et de faire le bénédicité à table [afin de] marquer le dimanche par l'écoute de la Parole ». Car si les messes sont suspendues, la foi des paroissiens reste vivante et peut se manifester à travers les réseaux sociaux.

 

Utiliser WhatsApp et Facebook pour relayer l’information.

La Communauté Catholique Francophone de Singapour (CCFS) dispose de différents moyens de communication pour rester en lien avec les paroissiens. Le site de la paroisse, la page Facebook, la newsletter et les groupes WhatsApp sont en effet d’un grand secours pour continuer à alimenter la foi. « Tous les midis, nous avons proposé aux personnes qui le souhaitent de dire un Notre Père en union de prière » indique le Père Patrick Portier qui a ainsi relayé la proposition du mouvement PraySingapore@12. Des prières sont également échangées sur les groupes WhatsApp ainsi que des articles sur le sens de l’eucharistie. « La communion n’est pas un dû mais un don ». Comme le rappelle un article de l’Abbé Pierre Amar envoyé par l’une des paroissiennes, « l’impossibilité de participer à l’eucharistie permet également de redécouvrir la « communion de désir »*.

 

La messe digitale, support à des rencontres entre amis ou voisins

L’absence de messe en grand nombre n’empêche pas également de se retrouver entre voisins et amis pour échanger autour des textes du jour. C’est l’occasion donc de vivre les échanges qu’ont pu avoir les premiers chrétiens. L’équipe de communication de la paroisse continue d’ailleurs de faire parvenir la messe digitale à tous ceux qui se sont inscrits sur le site internet. Chaque semaine, une équipe différente prépare la messe du dimanche. En recevant la feuille de messe digitale, les paroissiens peuvent ainsi prendre connaissance des textes mais également des chants et la prière universelle qui ont été pensés pour ce jour-là.  

 

La possibilité de se retrouver en petit comité

La messe n’est pas le seul endroit où les paroissiens peuvent nourrir leur foi. Les réunions en petit comité ont été maintenues. Pour les conférences, un numerus clausus a été mis en place. Ainsi, pour le Mercredi des Cendres, une quarantaine de personnes se sont retrouvées pour assister à une conférence de Claire Le Chatelier sur les Tentations du Christ et célébrer la messe. Inscription à l’avance, contrôle des températures de chacun, feuille d’émargement et lavage obligatoire des mains à l’arrivée étaient les prérequis pour pouvoir assister à la rencontre.

Le coronavirus certes change actuellement les moyens de pratiquer leur foi pour les 600 familles qui se retrouvaient jusque-là régulièrement à la messe. Néanmoins, il permet aussi de redynamiser ou repenser sa pratique de la foi. Même si tous attendent avec impatience le retour des messes, certains se sentent redynamisés par la pratique plus régulière de la prière et les rencontres en cercle restreint.

 

 

Communion de désir : aussi appelé « communion spirituelle ». Il existe déjà un « baptême de désir » qui réside dans le souhait explicite de recevoir le sacrement alors qu’on en est empêché : il produit les mêmes effets que le baptême sacramentel (cf. CEC 1258). La communion spirituelle participe de la même réalité : désirer communier de tout son cœur, le manifester explicitement dans la prière et/ou l’attitude  corporelle, constitue une communion de désir qui produit de grands effets spirituels. Saint Thomas d’Aquin précise même que tout se passe « comme si on l’avait reçu » et ajoute : « Comme l’autre communion. (…) elle soutient, fortifie, répare et réjouit ». Extrait de l’article de Pierre Amar paru sur Padreblog.com

Credit : Le site web de la Communauté Catholique Francophone de Singapour est mis à jour chaque semaine et permet à chacun de se tenir au courant des rencontres maintenues, des actu catho, mais aussi de lire la feuille de messe du dimanche, les textes à méditer ou encore "Le P'tit Mot du Mois de l'Aumônier". www.paroisse-singapour.com / https://www.facebook.com/ccfsingapour/

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Sara Fredaigue

Après avoir exercé dans l'audiovisuel, Sara a lancé le Petit journal à Rome et collaboré à différents guides de voyage, avant de s'expatrier à Hong Kong puis à Singapour. Graphic designer par passion, elle est guide au Singapore Tyler Print Institute.
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