Mis en cause après un article du Financial Times, les deux grands fonds publics singapouriens, GIC et Temasek, voient leurs performances contestées. Le gouvernement assure pourtant que leurs résultats sont cohérents avec leurs objectifs et leur stratégie de long terme.


La polémique a pris forme après la publication, en décembre, d’un article du Financial Times. S’appuyant sur des données de Global SWF, le quotidien britannique affirmait que les performances de GIC et de Temasek se comparaient « défavorablement » à celles de 50 autres fonds souverains mondiaux sur une période de dix ans. Ces conclusions ont suscité des interrogations parmi certains parlementaires singapouriens. Les deux fonds gèrent à eux seuls plusieurs centaines de milliards de dollars et figurent parmi les plus importants au monde.
Les rendements générés par GIC et Temasek sont raisonnables et conformes aux attentes
Le gouvernement singapourien défend des rendements « raisonnables »
Interpellé au Parlement le 12 janvier 2026, Jeffrey Siow, ministre d’État a fermement rejeté ces critiques. Selon lui, “les rendements générés par GIC et Temasek sont raisonnables et conformes aux attentes, compte tenu de leurs mandats et de leurs profils de risque”. Le ministre a insisté devant les députés sur le fait que les comparaisons entre fonds souverains doivent être maniées avec prudence. Chaque fonds opère en effet selon des objectifs, des contraintes et des niveaux de risque différents.
Temasek est l'un des deux fonds souverains de Singapour avec GIC. Fondé en 1974, il gère aujourd’hui un portefeuille de près de 400 milliards de SGD. Il investit principalement dans quatre domaines : le numérique, la durabilité, les modes de consommation du futur, et le vieillissement de la population. GIC gère des actifs financiers du gouvernement, en investissant à long terme. Le fonds a été créé en 1981 et investit dans plus de 40 pays dans le monde.
Jeffrey Siow a rappelé que la stratégie de Singapour privilégie la performance à long terme
Une priorité donnée au long terme par Singapour
Jeffrey Siow a rappelé que la stratégie de Singapour privilégie la performance à long terme plutôt que les résultats à court terme ou les variations d’une année sur l’autre. Dans cette logique, GIC a d’ailleurs pris des mesures pour limiter son exposition en cas de forte correction des marchés financiers. Le gouvernement singapourien a également tenu à rappeler la différence de nature entre les deux fonds critiqués. GIC est doté d’un portefeuille diversifié et moins risqué. Sur les vingt dernières années, il a dégagé un rendement réel moyen de 3,8 % par an. Temasek adopte un profil plus offensif. Investisseur acceptant un niveau de risque plus élevé, le fonds a enregistré sur la même période un rendement total moyen de 8,0 % par an.

















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