Édition internationale

RENCONTRE- La Grâce en quelques pas

Écrit par Lepetitjournal Singapour
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Dans le corps de ballet de l'Opéra de Paris, un des danseurs a déjà été mis à l'honneur dans la cité-État, ce à l'occasion du dernier Festival Voilah. En effet, Grégory Gaillard n'était autre que le chorégraphe du ballet intitulé "Le Ruban". Il revient en ce mois de janvier pour quatre représentations de "Giselle", à L'Esplanade

Il y a tout juste un an, Martine Coiquaud, la présidente et fondatrice de Lexintown, a contacté Grégory Gaillard pour que celui-ci imagine une chorégraphie sur le thème de la prison. Un thème qui trouvait un écho auprès de l'association Singapourienne, The Yellow Ribbon, qui œuvre à la réinsertion des détenus dans la société. Au chorégraphe donc, de partir explorer tous les thèmes liés au milieu carcéral. Grégory Gaillard est un danseur expérimenté de l'Opéra de Paris. Jusque là, son parcours l'avait plutôt conduit à danser sur les plus grandes œuvres du répertoire classique et néo-classique, non à créer ses propres chorégraphies. Profitant d'un contre-temps qui lui laissait beaucoup de temps devant lui, il a répondu favorablement à cette proposition.

En cette fin de semaine, il revient avec le prestigieux Opéra de Paris, pour présenter un ballet, classique parmi les classiques,

"Giselle"*. On le retrouvera, entre autre, dans le pas-de-deux des paysans. "Giselle", créé en 1841, est à l'origine chorégraphiée par Jean Coralli sur une musique d'Adolphe Adam. Depuis cette date, le ballet n'a cessé d'être repris et revisité. La version présentée à l'Esplanade en ce moment est une adaptation de 1991 réalisée Patrice Bart et Eugène Polyakov. Ce ballet appartient au mouvement romantique et porte jusqu'à la perfection les codes de celui-ci.

"Giselle", comme toute histoire romantique, fait le récit d'un amour impossible

Celui d'un prince et d'une jeune paysanne. Deux univers que tout sépare. Au lever du rideau, les villageois vendangent. Albrecht, prince de Silésie déguisé en paysan, arrive incognito pour séduire la jeune Giselle. Le séducteur tombe amoureux de la jeune femme, au point où il en oublie même sa noblesse. Les deux amants mènent une vie heureuse jusqu'à ce que Bathilde n'arrive. Promise officiellement à Albrecht, elle vient le rappeler à la raison. Le jeune égaré réalise alors son erreur et, Giselle, comprenant la supercherie, s'abîme dans la folie avant de se laisser emporter par la mort.

L'Opéra de Paris propose une version classique de ce ballet pantomime. Le spectateur peut donc se régaler à voir une chorégraphie qui reprend tous les codes. Pour ceux qui, l'année dernière, avaient vu la chorégraphie du même ballet proposée par Mats Ek, le spectacle n'en sera que plus intéressant. Cette mise en perspective est, en soi, un petit traité d'histoire de la danse. Les étoiles ne seront pas que dans nos yeux...

Olivier Massis (www.lepetitjournal.com-Singapour) vendredi 20 janvier 2012

* "Giselle" est presenté dans le cadre de la saison Européenne Encore !

logofbsingapour
Publié le 20 janvier 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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