


La dette extérieure a atteint plus de 60% du PIB, les importations l'emportent sur les exportations (si les importations ont baissé de 8%, les exportations ont baissé de 10% en quatre ans), et même si la remesa familiar a augmenté de 1,8% en un an, les recettes fiscales n'atteignent pas tous les objectifs, et les prévisions de dépenses pour la sécurité noircissent le tableau. En résumé, El Salvador a besoin d'argent.
Cette année en particulier, un gros effort a été fait pour attirer les touristes internationaux dans le pays, en particulier pour la semaine sainte. Cette semaine est une période test pour le secteur, et les efforts ont porté sur la communication tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, avec des campagnes invitant les touristes en misant sur la diversité des sites et sur la sécurité. Cent mille touristes ont visité le pays durant cette période.
Le secteur génère 50.000 emplois dans le tout le pays.
Selon la revue britannique The Rough Guide, El Salvador est une des dix meilleures destinations touristiques du monde, et la seule mentionnée pour l'Amérique centrale.
La hausse des prix au Costa Rica lui a fait perdre sa première place dans la région.
Pourtant, en Amérique centrale, El Salvador est le deuxième pays le plus cher, justement après le Costa Rica.
Les vols vers El Salvador sont chers, et les prix dans le pays sont élevés. À titre d'exemple, le taxi entre l'aéroport et le centre ville coûte entre 25 et 30 dollars pour une quarantaine de kilomètres; au Costa Rica le trajet de l'aéroport à San José distant de 15 kilomètres est à 30 dollars. À San Salvador, une course en ville revient à 7 dollars pour deux ou trois kilomètres.
À San Salvador ou à la plage, les hôtels convenables sont chers, certains n'hésitent pas à afficher des tarifs à plus de 200 dollars la nuit, prix d'un palace en Asie. La moyenne se situe entre 50 et 70 dollars la nuit.
On trouve des hébergements de type guesthouse à des prix plus abordables, mais on ne peut pas parler d'hôtels.
Aussi, les efforts du Gouvernement, du ministère du Tourisme, de l'Institut salvadorien du tourisme, (ISTU) et de l'entreprise privée sont les bienvenus dans un contexte économique difficile.
Des Salvadoriens résidents aux États-Unis travaillent à un rapprochement entre l'entreprise privée d'El Salvador et la nation nord-américaine, dans le but d'attirer des investisseurs dans le tourisme salvadorien. Leur projet s'intitule Le dernier coin Maya accessible à tous, et est réalisé avec PROESA (Organisme promoteur des exportations et investissement d'El Salvador) dont le directeur est Sigfrido Reyes.
Jean-Jacques Sutra (www.lepetitjournal.com/sansalvador) mercredi 25 mai 2016





































