

Martine Aubry s'est adressée samedi aux jeunes socialistes. Elle s'est engagée à reprendre « la majeure partie » de leurs propositions
Photo AFP
Martine Aubry a décidé de séduire les jeunesses socialistes (MJS) samedi. Les 800 jeunes militants lui ont présenté 21 propositions. Le rendez-vous était organisé à Paris à l'aquaboulevard. Les mauvaises langues ont relevé avec amusement une certaine forme de " jeunisme " lorsque la Première secrétaire du PS a listé un certain nombre de noms d'artistes ou penseurs populaires. Elle a cité le rappeur de NTM Kool Shen "C'est la vie qui t'rappelle qu'chaque jour c'est les play-off ", a parlé du rappeur Axiom, " j'aime bien Axiom, il est de Lille. " Elle a aussi nommé Camus, Césaire, Rimbaud, Natacha Le Sueur, le groupe de reggae Danakil et le philosophe Socrate. Une liste de références qui a été chaleureusement applaudie?
Reprise des propositions des jeunes
Le MJS a proposé des mesures concernant la jeunesse, l'augmentation de 200 euros des salaires compris entre 1.000 et 3.000 euros, la généralisation des CDI, la fusion des universités et des grandes écoles ou encore la retraite à 60 ans sans décote.
Après avoir écouté ce que les militants avaient à dire, Martine Aubry a affirmé que la "majeure partie" des propositions serait reprise dans le programme du Parti socialiste. Elle a également abordé d'autres sujets politiques tels que les contrôles d'identité par la police, l'encadrement des stages et les logements sociaux. L'instauration d'emplois jeunes était au centre de son discours, un programme qui devrait s'appeler "Emplois d'avenir", aura pour secteur principal l'écologie : "Ça déplaît à la droite parce qu'on avait réussi, parce qu'on avait fait confiance aux jeunes" a-t-elle aussi déclaré.
Les jeunes au centre des programmes
De la même manière que François Hollande jeudi dernier, Martine Aubry semble avoir réalisé l'atout stratégique que représentent les jeunes. Les manifestations des étudiants contre l'autonomie des universités, contre la loi des retraites ou les difficultés d'insertion professionnelle, donnent aux candidats de gauche une posture de franche opposition par rapport à la politique gouvernementale.
Clément Fayol (www.lepetitjournal.com) lundi 11 avril 2011
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