

Le trublion de la bande à Ruquier, Christophe Alévêque, part en tournée avec son nouveau spectacle, "Debout ! 2". Un one man show dans la lignée du caractère de l'homme : corrosif, pessimiste, misogyne et anti-sarkozyste
"Je ne suis pas méchant, je suis lucide"affirme Christophe Alévêque (Photo France 2)
Christophe Alévêque, qu'on aime ou pas, ne laisse pas indifférent. Extrême dans ses propos, son humour n'est pas aussi fin que celui d'un Albert Dupontel mais s'approche plutôt de celui plus politique et corrosif d'un Coluche ou d'un Jean Yanne.
Quant il faut taper sans discernement sur la droite, la gauche, les femmes, la famille ou la religion, Christophe Alévêque, 44 ans, n'est jamais très loin ! Mais il l'affirme : "Je ne suis pas méchant, je suis lucide". Lucide sur la situation de la France apeurée dans laquelle un candidat de droite l'a plongée, lucide sur la situation des couples quarantenaire en crise, lucide sur les Verts qui luttent contre la pollution mais "si y'en a plus, les écolos n'existent plus !".
En tournée avec son spectacle "Debout ! 2", le natif de Montceau les Mines, en Saône et Loire, les cheveux grisonnants, la barbe de trois jours, est un éternel pessimiste. Sa cible préférée ? Les femmes ! "En France, il y a 53% de femmes. Que faire du surplus ?". Comme entrée en matière de l'un de ses spectacles, il prend la défense d'un homme qui a assassiné sa femme, un homme "victime des Droits de l'Homme ou des temps modernes". Du Christophe Alévêque dans le texte.
Surtout, n'oubliez pas d'avoir peur
Depuis qu'il s'est lancé dans l'humour, Christophe Alévêque a toujours eu le rôle du rabat-joie de service. Après des études de commerce, en 1992, France Inter l'a engagé dans son émission Rien à cirer où il dressait déjà le portrait des invités d'un style satirique. Après un passage à l'école de Nulle Part Ailleurs, son spectacle "Même pas peur"a rempli la salle du Théâtre Grévin à Paris. Dans la foulée, son ami Laurent Ruquier l'a invité à rejoindre sa bande de chroniqueurs sur France 2 dans l'émission "On a tout essayé"où il a gagné ses galons d'agitateur public et? politique.
Ni de gauche ni de droite, Alévêque prend un malin plaisir à égratigner les deux. Avec une attention plus particulière portée à Nicolas Sarkozy. Après l'élection de ce dernier, il a monté une chorale où il chantait Mille Colombes, la chanson de Mireille Mathieu, fidèle du Président, désormais "hymne de la droite décomplexée". Et Alévêque s'est autorisé à organiser le premier rassemblement de cette chorale le 17 mai devant le Fouquet's à Paris
Et peu avant l'élection, il a publié Surtout, n'ayez pas peur en référence à la politique sécuritaire du Président.
En sous-titre, Alévêque a choisi "Désirs d'avenir pour la France d'après", "Désir d'avenir"étant le slogan de campagne de Ségolène Royal. Ni de droite ni de gauche, Alévêque tape sur tout ce qui bouge. Et on en redemande.
Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) jeudi 3 janvier 2007
Toutes les dates de la tournée de Christophe Alévêque
Vidéo du concert devant Le Fouquet's




































