

Ce ne sont pas les candidats de l'île de la tentation, mais bien les membres d'équipage du Ponant (photo AFP)
Les 22 membres français de l'équipage du Ponant sont attendus ce soir à Paris. Ils auront certainement de quoi raconter à leurs proches. Ils commenceront sûrement par cette journée du 4 avril, où regagnant la Méditerranée depuis les Seychelles, ils ont vu des pirates somaliens débarquer sur leur trois-mâts de luxe puis s'en emparer. Il faut dire qu'ils avaient pris un risque, puisqu'ils se trouvaient au large de la Somalie, l'une des régions maritimes les plus dangereuses au monde.Mais les pirates modernes n'ont rien à voir avec ceux d'Hollywood ou des albums d'Astérix : leur technique ne consiste pas à piller les bateaux puis à s'en aller dans la foulée. Ces pirates là prennent des otages et demandent une rançon. Les membres d'équipage raconteront donc les 7 jours durant lesquels ils ont cohabité avec leurs ravisseurs, et durant lesquels il auront été "bien traités"et où "la situation aura été calme" à bord, selon l'armateur du navire.
Une rançon de 2 millions de dollars
Ensuite, ils pourront passer au moment fort de leur périple : leur libération. L'armateur, la Compagnie des îles du Ponant (CIP), et les pirates s'étant mis d'accord sur le versement d'une rançon de 2 millions de dollars, la transaction a eu lieu vendredi matin, quelque part dans l'Océan Indien. Des membres du GIGN ont été chargés d'acheminer l'argent jusqu'au navire. Après avoir vérifié que le compte était bon, les pirates ont libéré les otages. Tous sauf un : le capitaine français du bateau, utilisé comme sécurité par les pirates au moment de s'enfuir, puis jeté à la mer.
Le capitaine finalement pris en charge, les membres du GIGN sont partis à la poursuite des pirates. Après un échange de tirs, ils ont réussi à en interpeller six d'entre eux et même à récupérer une partie de la rançon.
Les otages, eux, sont tous sains et saufs. Ils devraient donc atterrir sur le sol français dans la soirée. Quant au navire, qui n'a pas subi de dégât, il est attendu à Djibouti mardi. On ne sait pas s'il va reprendre la mer assez vite, mais dans ce cas, il devrait éviter les côtes somaliennes.
Joris SABI. (www.lepetitjournal.com) lundi 14 avril 2008
En savoir plus
Le Parisien - L'abordage du «Ponant» s'est fait à la Kalachnikov
LCI - Ponant : Rencontre avec les ex-otages, vidéo
Libération - La piraterie, une industrie florissante




































