Mercredi 22 septembre 2021
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Richard Ortoli à la tête de Français d’Amérique Ensemble

Par Rachel Brunet | Publié le 19/05/2021 à 05:30 | Mis à jour le 19/05/2021 à 14:47
Photo : Richard Ortoli
Richard Ortoli

Le 29 mai 2021, les Français des États-Unis éliront leurs nouveaux Conseillers des Français de l’étranger. Dans notre rôle de premier média des Français de l’étranger, il nous est apparu important de donner la parole à ces femmes et ces hommes engagés en politique locale et candidats à cette élection consulaire. Du 17 au 21 mai, nous donnons chaque jour la parole aux têtes de liste et numéro 2. Aujourd’hui, nous donnons la parole à Richard Ortoli, à la tête de la liste  « Français d’Amérique Ensemble »,soutenue par les sénateurs Robert del Picchia et Damien Regnard.

 

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis un Français de l’étranger et un citoyen du monde depuis toujours. Né en Australie d’un père diplomate français et d’une mère Britannique ayant grandi entre le Brésil, l’Argentine, le Chili et l’Angleterre, j’ai moi-même grandi entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la France et les États-Unis. J’ai fait mes études aux États-Unis et l’Angleterre, puis mon service militaire comme officier de l’Armée de l’Air française. J’ai ensuite travaillé en France dans la mode, avant de m’installer à New York en 1973, où j’ai continué dans la mode, avant de reprendre des études de droit. Je suis aujourd’hui avocat, membres des barreaux de Californie et New York, spécialisé en droit international privé, avec une clientèle très variée. Très engagé dans la communauté française, j’ai présidé l’association corse des États-Unis de 1993 à 2008, puis j’étais au conseil d’administration du Comité des associations françaises de New York, de 1997 comme secrétaire, et de 2003 à 2011 comme président, avant de prendre la tête du conseil d’administration de la New York French American Charter School, l’école bilingue français-anglais d’Harlem, en 2012. J’ai été élu à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2009, réélu en 2010 suite à la contestation de l’élection de 2009, élu Conseiller consulaire en 2014 puis à l’Assemblée des Français de l’étranger en 2015.

 

Comment avez-vous constitué votre liste et qui sont ces Françaises
et Français qui la composent ?

Ce sont des personnes que je connais bien et dont je sais qu’elles sont très engagées dans la communauté française. J’ai joué la carte de la diversité en réunissant des profils et des domaines d’expertise très différents afin de pouvoir apporter à tous les Français de notre circonscription des réponses aux questions qu’ils se posent, ainsi qu’un maximum de points de vue.


La question de la parité est essentielle dans cette élection. Parlez-nous de votre numéro 2 et de votre complémentarité.

Anne-Sophie Gueguen et moi partageons une passion pour l’éducation, elle en tant que fondatrice, voici 14 ans, de la French American Academy, une école bilingue basée dans le New Jersey, et moi au sein de la NYFACS. Nous nous connaissons depuis longtemps. Je l’admire beaucoup sur le plan professionnel et je l’apprécie en tant qu’amie. Je connais la qualité de son engagement au service de la communauté, car croyez-moi, monter une école, ce n’est pas un acte égoïste ! Je sais qu’elle sera en mesure d’aider ses compatriotes dans le domaine de l’éducation, mais pas seulement, car ses compétences vont bien au-delà. Anne-Sophie cumule 23 ans d’expérience aux États-Unis… Ça compte !

 

Quel est, selon vous, le plus grand défi auquel font face les Français de la circonscription ?

Pour les Français des États-Unis qui ont des enfants en âge d’être scolarisés, la plus grande difficulté à laquelle ils doivent faire face réside, à mon sens, dans la transmission de la culture et de la langue française, compte tenu des contraintes du système éducatif ici. Les établissements bilingues sont pour la plupart privés, donc payants, et il y en a trop peu. En dehors des grandes villes, comme New York, le problème est encore plus aigu. J’ai vingt-quatre ans d’expérience à la Commission des bourses scolaires ; je connais bien le système et ses rouages. Si je suis réélu, je m’engage à agir pour mettre l’enseignement en français à la portée de tous, et promouvoir la création de classes bilingues, à la fois dans les systèmes privé et public de la circonscription. En tant qu’avocat en droit international privé, je suis par ailleurs un expert de la fiscalité et des systèmes de retraites. Sur ces questions, comme toutes celles qui les préoccupent, je continuerais à défendre les intérêts de mes compatriotes devant nos instances représentatives à Paris, comme je le fais depuis 2009.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

À mon sens, elle consiste à agir en tant que courroie de transmission, soutien et facilitateur au service des autres. Il s’agit de chercher des solutions, faire remonter les griefs, aider à la résolution de problèmes, qu’ils soient personnels ou structurels, c’est-à-dire attenant au système législatif en vigueur. À titre d’exemple, en tant que membre de la commission des finances de l’Assemblée des Français de l’étranger, j’ai été très engagé dans la lutte contre la loi des finances de 2018n qui a fortement impacté les Français qui touchent des petites retraites en France. Il reste encore des choses à régler, telles que la suppression de la carte vitale pour les Français ayant cotisé moins de 15 ans à la Sécurité sociale en France. Il faut continuer à se battre.



Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

Nous avons édité une circulaire qui résume les grands points de notre programme. Il tient en 5 axes : éducation, fiscalité, protection sociale et retraites, représentation des Français devant les autorités françaises et américaines, successions, entrepreneuriat.
 

Quels sont vos soutiens politiques ?

J’ai beaucoup travaillé avec les sénateurs Robert del Picchia et Damien Regnard, qui sont des amis et des soutiens de longue date. Mais je revendique farouchement mon indépendance. La liste Français d’Amérique ensemble est apolitique. L’élection des Français de l’étranger est une élection de proximité. Le plus important pour moi, c’est que les gens me connaissent et me reconnaissent pour ce que j’ai fait pour eux depuis 2009. Plus que par mes soutiens, je préférerais être défini par mes actions.

 

Richard Ortoli

 

Richard Ortoli

 

Richard Ortoli

Les Français de la circonscription de New York, Connecticut, New Jersey et Bermudes sont appelés aux urnes le 29 mai 2021 pour élire leurs 5 Conseillers des Français de l’étranger. Le vote par internet est ouvert pendant 5 jours consécutifs, du vendredi 21 mai à 12h (heure de Paris) au mercredi 26 mai 2021. Cette élection locale est aussi politique. Les Conseillers des Français de l’étranger éliront à leur tour les Sénateurs représentant les Français de l’étranger.

Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après être passée par la presse économique et la presse spécialisée, Rachel Brunet est la directrice et la rédactrice en chef de l’édition New York du Petit Journal.
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