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À New York, Fraîche révolutionne le repas au bureau

Par Rachel Brunet | Publié le 23/03/2022 à 20:28 | Mis à jour le 23/03/2022 à 20:37
Fraîche New York

Avec des frigos connectés installés dans les entreprises lesquels proposent aux salariés des repas sains et de grande qualité, Fraîche révolutionne, à New York, le repas en entreprise. Du petit-déjeuner au dîner, en passant par le déjeuner et les encas, l’entreprise cofondée par Tximista Lizarazu s’impose comme une nouvelle expérience fédératrice dans l’entreprise, autour du bien-manger. Un véritable argument pour faire revenir les salariés au bureau après deux ans de télétravail.

 

Fraîche

(c) Fraîche

Fraîche révolutionne le repas au bureau

Tximista Lizarazu est le cofondateur et CEO de Fraîche. Un parcours dans l’industrie alimentaire et une volonté de changer positivement la rapport au repas à emporter sont deux signes distinctifs du Français installé à New York depuis 5 ans. Dans l’ADN de Fraîche, des aliments sains, une traçabilité des produits, une démarche durable et éco-responsable, du design et la création d’une nouvelle expérience autour du repas en entreprise. À la base, le Français imagine repenser les célèbres food trucks new-yorkais, mais c’est finalement au coeur des entreprises qu’il va installer son projet. « Rendre la nourriture plus saine et l’installer directement dans les bureaux était notre volonté » explique Tximista Lizarazu. « L’ambition de Fraîche est de créer la meilleure expérience de food au bureau. Le frigo connecté est une chose, mais il y a tout ce qui est ajouté, une curation de tous les meilleurs restaurateurs, les meilleures marques, nous sommes sur une dimension très locale et des standards très élevés sur ce qui est durable, qualité et fraîcheur. Nous sélectionnons ainsi les meilleures marques et nous les intégrons dans la plateforme fraîche ». Chaque mois, Fraîche offre une touche de nouveauté aux salariés « avec  des petits events, des surprises, des produits très premium en quantité limitée. Par exemple, pendant une journée, nous allons proposer des macarons Ladurée. L’idée est de créer la cafétéria du futur et de remplacer les grosses cafétérias actuelles d’entreprise. »

Fraîche est en réalité une véritable expérience 2.0 au coeur même des bureaux. Une étape vers le mieux-manger, donc le mieux-être. De la diversité pour ne pas se lasser, des produits sélectionnés selon des critères de qualité et de fraîcheur très rigoureux. Depuis septembre 2019, Fraîche s’invite dans les entreprises. Au départ, la startup débute avec 5 emplacements « pour valider la théorie que les gens avaient besoin d’un accès plus simple à des produits de qualité et surtout 24/24 et 7 jours sur 7, en instantané. Nous l’avons validé très vite, » se réjouit Tximista Lizarazu. S’en suit une analyse des contraintes, pour répondre au mieux aux attentes des utilisateurs, « le Covid a amené à un changement. Le modèle économique a évolué, nous avons davantage impliqué les entreprises dans la démarche faisant de Fraîche la cafétéria de la boîte et non une simple vending machine de salades. »

« Fraîche est un créateur d’expérience qui aide à réunir les salariés et à retrouver ce que l’on a perdu pendant le covid, la cohésion d’équipe » rajoute Alexandre Rebière, business developper de Fraîche.

Séduites, les enterprises se prennent au jeu en prenant en charge une partie, voire la totalité, des repas des employés. C’est un véritable vent de nouveauté qui souffle dans les entreprises. Une nouvelle expérience autour du repas, du temps gagné à ne pas être obligé de sortir de l’entreprise pour aller chercher son repas, temps précieux dorénavant partagé avec les collègues. Les salariés retrouvent, le temps du repas, un espace de sociabilité au coeur même de leur entreprise, laissant derrière eux, deux ans de virtuel. Fraîche se place en véritable argument, après 24 mois de télétravail, à un moment charnière où les entreprises veulent absolument faire revenir les salariés au bureau. Volonté appuyée par Eric Adams, le nouveau maire de New York. « On considère que Fraîche est un argument », explique Tximista Lizarazu. Avec une vingtaine d’emplacements déployés d’ici l’été, le CEO se fixe un objectif de 30 emplacements d’ici la fin de l’année. Plus de 3 millions de dollars ont déjà été levés, dont deux pendant le Covid. Avec une équipe d’une dizaine de personnes, Fraîche est prêt à se déployer sur la ville qui ne dort jamais.

« Toutes les boîtes ont besoin de plus de flexibilité aujourd’hui, et Fraîche devient un véritable argument. Avant le covid, notre modèle était intéressant parce que dans l’air du temps, mais le covid a crée un momentum extraordinaire parce que les cafétérias d’entreprises ont beaucoup de mal, il est compliqué pour elles d’opérer avec seulement 50 % des effectifs au bureau. Fraîche fonctionne avec 30 personnes au bureau, notre marché est gigantesque. Le marché du lunch à New York représente 10 milliards de dollars, on a de quoi faire, et si on peut prendre 1 % de ce marché-là, c’est déjà énorme. Nous avons de grandes ambitions sur New York, » se réjouit Tximista Lizarazu.

Concrètement, l’entreprise cliente de Fraîche paye un service mensuel pour avoir accès à la plateforme, c’est-à-dire un frigo connecté enrichi quotidiennement, une application mobile pour tous les employés, laquelle donne une visibilité des produits du jour ainsi que leur provenance, un tableau de bord qui permet aux entreprises de déterminer le montant qu’elles allouent à leurs salariés quotidiennement ainsi que les événements organisés par Fraîche. Les entreprises ont le choix de prendre en charge la totalité des repas des salariés ou d’allouer un montant journalier à ces derniers. Chez Fraîche, le service est presque à la carte.

 

Fraîche

(c) Fraîche

 

Sélectionner les meilleurs produits

Avec une population new-yorkaise qui a intégré l’importance de la santé, du bien-être et du bien-manger qui s’y réfère, mais aussi du culte du corps, Fraîche révolutionne le repas au bureau, au pays de la mal-bouffe et des repas à emporter, souvent nocifs pour la santé. « Nous voulons continuer à éduquer les gens sur la notion de bien-manger et apporter plus de bonheur au bureau », explique le CEO de Fraîche. Pour cela, le pari est fait sur les meilleurs produits. « On veut les meilleurs concepts des meilleures cuisines, avec une trentaine de marques qui assurent une rotation sur tous les emplacements, du petit-déjeuner au dîner en passant par le déjeuner et les encas, » rajoute Tximista Lizarazu. Du côté des marques, on retrouve la Française, La Fermière « qui est le meilleur yahourt qui existe à New York, selon moi », explique Tximista Lizarazu, « on travaille  avec Le Botaniste — une marque Belge —, des événements sont aussi organisés avec des boulangeries françaises. » Fraîche collabore avec de nombreuses marques locales et américaines, toutes reconnues pour leur excellence. Il faut bien l’avouer, Fraîche est un véritable tremplin pour faire découvrir de nouvelles marques aux utilisateurs, à condition qu’elles soient en adéquation avec les valeurs de Fraîche.

Alors qu’aux États-Unis, 50 % de la nourriture finit à la poubelle, Tximista Lizarazu conclut, « chez Fraîche, tout ce qui n’est pas consommé est donné à des charities, à des gens dans le besoin ».

Comme dirait quelqu’un qui se reconnaîtra, « on vit d’amour et de Fraîche ».

 

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Rachel Brunet

Rachel Brunet

Après être passée par la presse économique et la presse spécialisée, Rachel Brunet est la directrice et la rédactrice en chef des éditions New York et Miami du Petit Journal.
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