Édition internationale

PEQ : la nouvelle Première ministre face à l’urgence de ses engagements

À peine élue à la tête du gouvernement du Québec en remplacement de François Legault, la nouvelle Première ministre est désormais attendue au tournant sur ses engagements en matière d’immigration. Parmi eux, la remise en place du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), voie privilégiée d’accès à la résidence permanente pour de nombreux travailleurs et diplômés francophones, constitue un test politique immédiat à l’approche des élections générales prévues en octobre.

Christine FrechetteChristine Frechette
Christine Fréchette, nouvelle Première ministre du Québec, est attendue sur ses engagements en matière d’immigration, notamment la remise en place du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Photo Facebook - © Émilie Nadeau
Écrit par Lepetitjournal Montréal
Publié le 13 avril 2026

 

 

Une transition politique sous pression

La nouvelle Première ministre a été élue par les membres de son parti à la suite du départ de François Legault, ouvrant une période de transition politique particulièrement courte. Si cette désignation interne assure la continuité gouvernementale, elle place également la cheffe du gouvernement face à des attentes immédiates.

Le calendrier politique accentue cette pression. Les élections générales prévues en octobre laisseront peu de temps pour transformer les engagements en mesures concrètes. Dans ce contexte, la crédibilité de la promesse de rétablir le PEQ dépendra de la rapidité d’action gouvernementale et de la capacité à traduire les annonces en décisions réglementaires.

 

 

PEQ : le gouvernement du Québec poursuivi en justice

 

 

Le PEQ, un programme au cœur des enjeux d’immigration

Créé pour faciliter l’accès à la résidence permanente des travailleurs temporaires et des diplômés formés au Québec, le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) s’inscrit dans les compétences propres de la province en matière de sélection des immigrants économiques. Il constitue également un outil stratégique pour répondre aux enjeux démographiques, à la pénurie de main-d’œuvre et à l’attractivité internationale du Québec.

Les réformes et suspensions successives du programme ont toutefois fragilisé sa prévisibilité, suscitant de nombreuses critiques parmi les personnes concernées et les acteurs économiques. La promesse de sa remise en place vise ainsi à rétablir la confiance et à offrir une voie claire vers la résidence permanente.

 

Une promesse politique à concrétiser

Durant la course à la direction, la nouvelle Première ministre s’est engagée à rétablir le PEQ. Cette déclaration politique crée désormais une attente forte chez les travailleurs étrangers temporaires et les diplômés internationaux qui espèrent une clarification rapide des règles d’accès à la résidence permanente.

La mise en œuvre d’un tel engagement implique cependant plusieurs étapes : adoption ou modification réglementaire, publication des modalités d’application et coordination avec le gouvernement fédéral, responsable de l’octroi de la résidence permanente. Le délai restreint avant les élections constitue donc un enjeu majeur pour la concrétisation de cette promesse.

 

Un signal attendu par la francophonie internationale

Au-delà de ses effets immédiats, la remise en place du PEQ représente un signal politique fort à destination de la francophonie internationale. Le programme a longtemps été perçu comme un levier d’attractivité pour les talents francophones souhaitant s’établir durablement au Québec.

Dans un contexte de concurrence accrue entre les destinations d’immigration, la capacité du gouvernement à offrir un cadre stable et prévisible pourrait influencer l’image du Québec sur la scène internationale et sa capacité à retenir les compétences formées sur son territoire.

 

Une échéance politique déterminante

La nouvelle Première ministre dispose désormais d’une fenêtre d’action limitée pour transformer son engagement en décision concrète. À quelques mois d’un scrutin décisif, la remise en place du PEQ pourrait devenir un marqueur fort de son leadership et de la cohérence de la politique d’immigration du Québec.

Reste à savoir si le gouvernement choisira d’agir rapidement pour répondre aux attentes des candidats à l’immigration ou si cette promesse demeurera un engagement de campagne à confirmer par les électeurs en octobre.

 

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.