Lundi 10 août 2020

Envie de s’expatrier au Québec ? Les métiers recherchés !

Par Sandra Camey | Publié le 07/07/2020 à 17:30 | Mis à jour le 08/07/2020 à 09:32
Québec emploi expatriation

Les baby-boomers partent à la retraite et l’économie du Québec ne cesse de croître, créant un grand besoin de main d’oeuvre. L’occasion rêvée de s’expatrier au Québec ! Même la crise du coronavirus n’a pas pu abattre le marché du travail québécois. Au contraire, elle permet de mieux préparer son expatriation au Québec. Découvrez quels secteurs recrutent.


Le gouvernement québécois a fait la liste des métiers en manque de professionnels dans son dernier rapport sur « l’état d’équilibre du marché du travail à court et à moyen termes ». Le taux de chômage du pays est au plus bas et le nombre de postes à pourvoir a atteint des sommets inégalés. Coup de bol pour les chercheurs d’emplois et les ambitieux voulant s’expatrier au Québec, 1,4 million de postes vont être libres d’ici à 2028 ! Grâce à la croissance économique québécoise, le nombre d’emplois va augmenter de 0,6% par an, atteignant un record de plus de 4,5 millions de postes en 2028 dont 269 300 emplois créés. La crise du coronavirus n’a pour l’instant eu qu’un faible impact sur le secteur de l’emploi puisqu’une fois les frontières ré-ouvertes après le 30 juillet, le Québec sera de nouveau en recherche de nouvelles mains-d’œuvre.
 

Les secteurs qui recrutent au Québec

Le domaine de la santé est particulièrement en recherche de personnel : médecins généralistes, médecins spécialisés, infirmiers, aides infirmiers, aides-soignants, psychologues et auxiliaires de vie. En plus du déficit de professionnels laissé par les départs en retraite, ce secteur envisage une hausse de 15% de nouveaux postes dans les prochaines années.

Le secteur des technologies de l’information va également ouvrir ses portes aux programmeurs, développeurs, gestionnaires des systèmes informatiques, ingénieurs et concepteurs en logiciel ainsi qu’aux techniciens de réseau informatique.

Malgré une baisse de 3 800 postes d’ici à 2028, l’agroalimentaire manquera d’ouvriers agricoles, d’opérateurs dans la transformation des aliments, des boissons, du poisson et des fruits de mer.

Les enseignants vont manquer dans les écoles primaires et pour les activités périscolaire. Le nombre de postes dans ce secteur va augmenter de 11% dans les huit prochaines années.

Les profils techniques comme les mécaniciens d’équipement lourd, électromécaniciens, machinistes et vérificateurs d'usinage et d'outillage, débosseleurs et réparateurs de carrosserie seront recherchés.

Les professions très spécialisées : analystes financiers, analystes en placements, mathématiciens, statisticiens, ingénieurs électriciens et électroniciens, auront de l’avenir au Québec.

Les emplois dans le secteur de la vente et des services occupent à, eux seuls, près du quart de la main d’oeuvre québécoise et auront une légère hausse de 32 700 emplois.
 

Les hautes études vont primer

L’économie québécoise repose de plus en plus sur les emplois hautement qualifiés. Sur la période de 2019 à 2028, une augmentation de 251 600 emplois est prévue pour les personnes hautement qualifiées, qui ont au minimum un diplôme d’études collégiales. Alors que les emplois peu qualifiés subiront une baisse de 13 200 postes. A noter que les chiffres et les domaines où le besoin de main d’oeuvre est criant, varie d’une région du Québec à une autre.
 

Les conséquences de la crise sanitaire

Le Canada et le Québec n’ont pas échappé aux conséquences de la crise sanitaire, en l’occurence la fermeture des frontières et le ralentissement du pays. La directrice de la Chambre de Commerce France-Canada, Caroline Garnier, nous explique que « le Québec recherche plus que jamais des travailleurs français. Malheureusement le service de l’immigration peut uniquement recevoir les dossiers et les traiter sans pouvoir donner leur approbation dû à la fermeture des frontières. Selon le service de l’immigration, jusqu’au 30 juillet aucun Français ne peut partir au Canada à moins qu’il soit résident ou qu’il ait une raison valable acceptée par l’ambassade. Malgré ce gel temporaire, la déléguée du Québec à Paris, Michèle Boisvert, nous a informés que le Québec favorise toujours au maximum l’implantation des entreprises et de nouvelles mains-d'œuvre françaises. ». Il est donc judicieux pour ceux voulant s’expatrier au Québec de commencer à rechercher un emploi et de préparer son expatriation dès maintenant, pour être prêt à partir lorsque la crise sanitaire se sera calmée. Cette pause due aux circonstances exceptionnelles n’empêchera pas d’« accueillir à bras ouverts » les nouveaux arrivants au Québec, selon Caroline Garnier.

 

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Sandra Camey

De formation scientifique et journalistique, elle s'expatrie à Berlin où elle étudie la photographie et les sciences politiques du Moyen-Orient. Aujourd’hui en écriture de mémoire sur les politiques environnementales au Moyen-Orient
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