Après plusieurs mois de préparation, le Festival de films pour l'environnement (FFPE) a officiellement ouvert mercredi soir sa 22e édition à Saint-Casimir. Plus qu'une cérémonie d'inauguration, cette première soirée a rappelé ce qui fait la singularité du rendez-vous : un festival à taille humaine où la qualité de la programmation se conjugue avec une convivialité rare. Une invitation à découvrir, jusqu'à dimanche, l'un des événements culturels les plus attachants du Québec.


Dès les premières notes, le ton est donné
Il suffit de pousser la porte de l'hôtel de ville de Saint-Casimir pour comprendre que le FFPE n'est pas un festival comme les autres.
Avant même le début des projections, les visiteurs sont accueillis par les accords de guitare de Nicolas Métivier. Le musicien accompagne les premiers échanges, tandis que les bénévoles retrouvent les habitués et orientent les nouveaux venus avec une simplicité qui donne rapidement l'impression de faire partie de la famille.

Autour de la salle transformée en cinéma pour quelques jours, les conversations se croisent entre réalisateurs, élus, artistes, partenaires et festivaliers. On parle des films à venir, des retrouvailles de l'été, de l'environnement, mais aussi tout simplement de la vie.
À plus de deux heures de Montréal et à environ une heure de Québec, on comprend rapidement pourquoi tant de visiteurs prennent la route chaque année pour rejoindre ce petit village de Portneuf.
Un festival qui ressemble au village qui l'accueille
Depuis vingt-deux ans, le Festival de films pour l'environnement s'est construit sans jamais perdre son identité. Ici, l'écologie ne se limite pas aux films projetés sur l'écran. Elle s'exprime aussi dans la manière de faire vivre le festival : des bénévoles omniprésents, des lieux patrimoniaux réinvestis, des partenaires locaux impliqués et un véritable esprit de communauté.

La marraine Geneviève Bilodeau résume parfaitement l'esprit de cette édition en expliquant que le directeur artistique, Léo Denis Carpentier, a choisi de placer la programmation sous le signe de l'humanisme.
« On va trouver du réconfort dans les films qu'on va voir », lance-t-elle devant une salle comble.
Un message qui résonne particulièrement dans une période où les enjeux environnementaux peuvent parfois susciter plus d'inquiétude que d'espérance.

Une ouverture qui rassemble tout un territoire
La cérémonie d'ouverture a également montré combien le festival est devenu un rendez-vous important pour la région.
La cérémonie d'ouverture a également réuni de nombreux représentants des institutions qui soutiennent le festival depuis plusieurs années. Aux côtés des organisateurs avaient pris place la Fondation du patrimoine de Saint-Casimir, la Ville de Saint-Casimir, la Caisse Desjardins de l'Ouest de Portneuf, ainsi que plusieurs élus, dont Vincent Caron, député de Portneuf à l'Assemblée nationale, et Ludovic Pageau, représentant le député fédéral Joël Godin.
Tous ont salué le travail des bénévoles et l'engagement de l'équipe du FFPE, soulignant l'importance de ce rendez-vous culturel pour Saint-Casimir, Portneuf et, plus largement, pour la sensibilisation aux enjeux environnementaux.
Dans son intervention, Vincent Caron a rappelé que les questions environnementales méritaient plus que jamais de demeurer au cœur du débat public.
Une reconnaissance qui témoigne du chemin parcouru par un événement aujourd'hui considéré comme une référence du cinéma environnemental francophone en Amérique.

Annick Lemay touche le public
L'émotion atteint son sommet avec l'arrivée de l'invitée d'honneur, Annick Lemay. Dans un silence presque absolu, l'autrice et comédienne lit la première chronique de son ouvrage Le gouffre lumineux, récit intime du combat qu’elle a mené contre le cancer du sein.
Pendant plusieurs minutes, la salle reste suspendue à ses mots.
Puis viennent les questions du public, les confidences, les échanges. Sans barrière entre la scène et les spectateurs, la rencontre prend rapidement la forme d'une conversation où chacun semble libre de partager son expérience.
Cette proximité résume à elle seule ce qui distingue le FFPE : ici, les invités ne passent pas simplement présenter une œuvre ; ils prennent le temps de rencontrer les festivaliers.
Une programmation qui ne fait que commencer
Cette soirée d'ouverture n'était qu'un avant-goût de ce que réserve la 22e édition du Festival de films pour l'environnement.
Jusqu'à dimanche, les festivaliers pourront découvrir une douzaine de films, rencontrer certains de leurs réalisateurs, participer à des conférences, assister aux débats et suivre les Kinoïdes, ces équipes qui créeront autant de courts métrages le temps du festival.
Invitée d'honneur de cette édition, Annick Lemay sera également présente tout au long du week-end. Le public pourra la rencontrer, échanger avec elle et faire dédicacer Le gouffre lumineux.
Le week-end s'annonce particulièrement riche. Samedi, le festival dévoilera son palmarès avant la projection des films réalisés par les Kinoïdes. Le public pourra également découvrir une sélection de courts métrages présentés en partenariat avec le festival Vues d'Afrique, autre temps fort de cette 22e édition.
Pour ceux qui hésiteraient encore à faire la route jusqu'à Saint-Casimir, la programmation offre déjà de nombreuses raisons de se laisser tenter.
Bien plus qu'un festival
On vient à Saint-Casimir pour découvrir des films. On y revient pour l'atmosphère. Parce qu'ici, les artistes prennent le temps d'échanger avec le public, les bénévoles accueillent chaque visiteur comme un invité, les projections se prolongent naturellement en discussions et le village tout entier semble vivre au rythme du festival.
Au fil des années, le Festival de films pour l'environnement a construit bien davantage qu'une programmation de qualité. Il a créé un rendez-vous où l'environnement se vit autant dans les films que dans la façon d'accueillir, de partager et de faire communauté.
Et c'est peut-être là sa plus belle réussite : donner envie de revenir… avant même que cette 22e édition ne soit terminée.
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