L’art magique de Max Ernst au Palazzo Reale
Milan accueille la première exposition dédiée à Max Ernst (1891-1976) en Italie. A voir, 400 œuvres du peintre, sculpteur et poète allemand, naturalisé américain et français.


Milan accueille la première exposition dédiée à Max Ernst (1891-1976) en Italie. A voir, 400 œuvres du peintre, sculpteur et poète allemand, naturalisé américain et français.
Plus 400 œuvres de Max Ernst sont réunies au Palazzo Reale de Milan, parmi lesquelles des peintures, des sculptures, des dessins, des collages, des bijoux et des livres illustrés provenant de musées, de fondations et de collections privées, en Italie et à l'étranger, tels que le GAM à Turin, la Collection Peggy Guggenheim et le Musée Ca' Pesaro à Venise, la Tate Gallery à Londres, le Centre Pompidou à Paris, le Musée Cantini à Marseille, les Musées d'État et la Fondation Arp à Berlin, le Fondation Beyeler à Bâle, Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid.
L'immense largeur de thèmes et d'expérimentations de l'œuvre d'Ernst s'étend sur 70 ans d'histoire du XXe siècle, entre l'Europe et les États-Unis, échappant constamment à toute définition. Grand connaisseur et interprète visionnaire de l'histoire de l'art, de la philosophie, des sciences et de l'alchimie, Max Ernst est présenté dans ce contexte comme un humaniste. En effet, si André Chastel prétendait trouver en Ernst une sorte de « réincarnation de ces auteurs rhénans de la diablerie boschienne », Marcel Duchamp y traçait « un inventaire complet des différentes époques du surréalisme ».
Dès l'entrée des salles d'exposition, le public est immédiatement invité à admirer un chef-d'œuvre qui fête cette année son centenaire, "Oedipus Rex" (1922).

© Max Ernst by SIAE 2022
Les deux premières salles accompagnent la première partie de la biographie d'Ernst, ses années d'enfance et de formation en Allemagne (1891-1921), sources de mémoire et d'inspiration pour toute la vie de l'artiste ; la Grande Guerre, menée à la première personne et assimilée à une période de mort ; la résurrection, le retour à la vie, le mariage et la naissance de son fils Jimmy, l'avènement révolutionnaire de Dada et l'invention du collage, sa première exposition en France et le proto-surréalisme. La deuxième partie de sa biographie, qui concerne les années 1922-1940 vécues en France, occupe les deux salles suivantes.
Parmi les œuvres des quatre premières salles on trouve notamment "Crocifisso" (1914), "Fiat Modes Pereat Ars" (1919), "I Cormorani" (1920), "Les Malheurs des Immortels" (1922) , les fragments de la maison de "Eaubonne" (1923), "Le baiser" (1927), "Une nuit d'amour" (1927), "Les hommes ne sauront rien" (1927).
L'exposition se poursuit chronologiquement en racontant les années suivantes passées par Ernst à Paris et en France, l'affirmation du surréalisme, le second mariage avec Marie-Berte puis l'amour avec Leonora Carrington, les amitiés profondes, les voyages et expérimentations, avènement de la Seconde Guerre, la prison comme "artiste dégénéré" recherché par les nazis.
L'exil aux États-Unis, organisé grâce au soutien de son fils Jimmy et surtout de Peggy Guggenheim, que l'artiste épousera brièvement, introduit la section consacrée à l'Amérique (1941-1952).
Le retour en Europe d'Ernst (1953-1976) est raconté dans la rubrique "Mémoire et Merveille", qui rassemble des oeuvres de différentes décennies et illustre comment l'histoire et le retour de l'ancien deviennent sources d'inspiration et objet de l'art merveilleux. d'Ernst. Parmi les oeuvres présentées : "Pietà ou La révolution la nuit" (1923), "L'antipapa (vers 1941), "L'ange du foyer" (1937), "Rêve et révolution" (1945-'46), " Projet de monument à Léonard de Vinci" (1957), "Dans les rues d'Athènes (1960)," Hölderlin, Poemi "(1961)," Romantisme "(1964)," Portrait d'un ancêtre "(1974).
La dernière salle, intitulée « Cosmos et cryptographies », a le regard tourné vers les étoiles. Dans les années précédant l'atterrissage de l'homme sur la lune, l'art et la science dialoguent en fait dans les œuvres d'Ernst, ouvrant des aperçus sans précédent sur le cosmos. Œuvres, livres et cinéma introduisent les extraordinaires écritures secrètes de l'artiste, ces cryptographies qui dépassent les langages codifiés.
Parmi les œuvres exposées : « Le monde des naïfs » (1965), « Le monde des confus. Refus absolu de vivre comme un tachiste » (1965), « Naissance d'une galaxie » (1969), « Maximiliana ou l'exercice illégal de l'astronomie » (1964).
1) La festa a Seillans, 1964 - Centre Pompidou, Paris, Musée national d’art moderne/ Centre de création industrielle© 2022. RMN-Grand Palais / Photographer: Georges Meguerditchian © Max Ernst by SIAE 2022
2)L’angelo del focolare, 1937 Collezione privata, Svizzera Classicpaintings / Alamy Stock Photo © Max Ernst by SIAE 2022
Informations pratiques6oct.26févr.
Du 6 oct. à 10:00
Jusqu'au 26 févr. à 19:09
Adresse
Piazza del Duomo, 12
MI
Milano


