

Ces nouveaux postes de travail, selon la direction de l'emploi madrilène, seront créés avant tout dans le secteur des services. En outre, un tiers d'entre eux seront des postes qualifiés. Manuel Valle, directeur général de l'Emploi au sein de la Communautéautonome, compte sur une plus grande implication des femmes : "Aujourd'hui, 63% des femmes de la région travaillent. Notre objectif, si nous y arrivons, est d'élever le taux d'activitéféminine à70% en 2010. Cela représenterait l'incorporation de 147 000 nouvelles travailleuses en quatre ans".
Plus de travailleurs immigrés et de contrats-poubelles
Il va sans dire que les femmes ne suffiront pas àcouvrir les besoins. La croissance de la population de Madrid en âge de travailler (de 16 à64 ans) est de 50.000 personnes par an, ce qui représente également une quantitéinsuffisante au vu des besoins exprimés. La solution serait donc l'immigration, tant de résidents d'autres communautés autonomes espagnoles que d'étrangers.
En Espagne, entre janvier et avril 2006, plus d'un million de personnes étrangères ont déjàobtenu un contrat de travail. Parmi eux, "beaucoup de contrats-poubelles", selon JoséBlas Fernández, sénateur du Partido Popular (PP). Le risque, en effet, serait de voir la prolifération des petits emplois mal payés et, de ce fait, un appauvrissement généralisédes travailleurs.
Malgrétoutes ces promesses d'emploi, il est un chiffre qui n'évoluera pas : le taux de chômage. Il touche aujourd'hui plus de femmes que d'hommes (7,3% contre 4,6%). Et d'après les dires du Gouvernement autonome, l'inactivitéprofessionnelle aura du mal àrester au-dessous de la barre des 5% de façon permanente. Les chiffres seront donc àmanier avec précaution.
Carine FEIX (lepetitjournal.com-Madrid) 20 juillet 2006







