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SOCIETE - Madrid, capitale de l'emploi?

Écrit par lepetitjournal.com Madrid
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018
Selon les prévisions de la CommunautéAutonome de Madrid, plus d'un demi million d'actifs seront nécessaires àl'expansion de la région, lors des quatre prochaines années. Un chiffre dû non seulement aux emplois créés, mais aussi aux départs àla retraite
Juan JoséGüemes Barrios, le ministre de l'Emploi et de la Femme de la Communautéautonome de Madrid (Www.madrid.org)
500.000 nouveaux emplois seront créés d'ici 2010 dans la CommunautéAutonome de Madrid, selon la direction de l'emploi de la capitale. Un chiffre qui a de quoi réjouir, surtout lorsqu'on lui ajoute les quelque 100.000 départs en retraite dont il va falloir assurer la succession dans la capitale espagnole. Cela représente 20% des personnes actives qui travaillent aujourd'hui dans la communauté(environ trois millions).
Ces nouveaux postes de travail, selon la direction de l'emploi madrilène, seront créés avant tout dans le secteur des services. En outre, un tiers d'entre eux seront des postes qualifiés. Manuel Valle, directeur général de l'Emploi au sein de la Communautéautonome, compte sur une plus grande implication des femmes : "Aujourd'hui, 63% des femmes de la région travaillent. Notre objectif, si nous y arrivons, est d'élever le taux d'activitéféminine à70% en 2010. Cela représenterait l'incorporation de 147 000 nouvelles travailleuses en quatre ans".
Plus de travailleurs immigrés et de contrats-poubelles
Il va sans dire que les femmes ne suffiront pas àcouvrir les besoins. La croissance de la population de Madrid en âge de travailler (de 16 à64 ans) est de 50.000 personnes par an, ce qui représente également une quantitéinsuffisante au vu des besoins exprimés. La solution serait donc l'immigration, tant de résidents d'autres communautés autonomes espagnoles que d'étrangers.
En Espagne, entre janvier et avril 2006, plus d'un million de personnes étrangères ont déjàobtenu un contrat de travail. Parmi eux, "beaucoup de contrats-poubelles", selon JoséBlas Fernández, sénateur du Partido Popular (PP). Le risque, en effet, serait de voir la prolifération des petits emplois mal payés et, de ce fait, un appauvrissement généralisédes travailleurs.
Malgrétoutes ces promesses d'emploi, il est un chiffre qui n'évoluera pas : le taux de chômage. Il touche aujourd'hui plus de femmes que d'hommes (7,3% contre 4,6%). Et d'après les dires du Gouvernement autonome, l'inactivitéprofessionnelle aura du mal àrester au-dessous de la barre des 5% de façon permanente. Les chiffres seront donc àmanier avec précaution.
Carine FEIX (lepetitjournal.com-Madrid) 20 juillet 2006
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Publié le 20 juillet 2006, mis à jour le 9 janvier 2018
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