Chers Espagnols, on vous adore. Vous avez la paella, l’art de la fête et des plages de rêve, mais on ne va pas se mentir, il y a des petites choses 100% françaises qui nous manquent lorsque l’on vient chez vous. Voici 10 trésors hexagonaux qu’on cherche (désespérément) de l’autre côté des Pyrénées.


L’Oasis tropical
Les Espagnols aiment les sodas pétillants : Coca-Cola, Fanta, Sprite… Mais à l’heure de siroter un bon jus bien sucré, nos classiques français brillent par leur absence. Où sont nos bonnes vieilles bouteilles d’Oasis bien fruitées ?
En Espagne, si vous cherchez un jus de fruit aromatisé sans bulles, vous trouverez surtout du nectar plus épais ou des boissons plus naturelles. Nos breuvages ultra-sucrés comme Oasis, Fruité ou encore Pulco citron n’ont pas vraiment d’équivalent là-bas. Alors forcément, quand vient le moment de retrouver cette madeleine de Proust fruitée au pays de la sangria, il manque un petit quelque chose. Un goût d’enfance, un goût de France… et un peu de sucre aussi.
Vivre en Espagne : ce que j’imaginais… et ce que j’ai découvert
Le Mont d’Or et autres fromages bien coulants
Le fromage en Espagne, c’est une affaire sérieuse, mais on est loin de la richesse et de la variété qu’on trouve en France. Manchego, Idiazábal, Tetilla… Ok, on respecte, mais où sont nos fromages qui coulent et qui sentent bien fort ?
Un Mont d’Or à faire fondre au four ? Impossible à trouver. Un Reblochon pour une tartiflette ? Mission quasi impossible. Quant à l’Époisses ou au Maroilles, ils sont totalement absents des rayons. L’Espagne préfère les fromages plus secs et affinés. Si vous êtes amoureux du fromage qui dégouline et embaume la cuisine, préparez-vous à être en manque.
La vraie baguette croustillante
Vous pensez que le pain est aussi sacré en Espagne qu’en France ? Eh bien... pas tout à fait. Certes, on y trouve des "baguettes", mais attention, on est loin de la tradition croustillante qui crépite encore sous la dent à la sortie du four. Ici, la star s’appelle "barra de pan" : une cousine éloignée de notre baguette, un peu plus molle, un peu plus fade, et qui se transforme en bâton de bois dès le lendemain.

Les boulangeries artisanales existent, mais elles sont bien moins nombreuses, et la culture du pain croustillant n’a pas la même importance. Quant aux petits-déjeuners ? Oubliez la tartine beurrée sur pain de campagne. En Espagne, le matin rime plutôt avec pain de mie ou pain grillé à l’âme bien sage.
La moutarde de Dijon
En Espagne, quand on parle de moutarde, on vous sert généralement de la "mostaza", une version beaucoup plus douce et légèrement sucrée, plus proche d’une sauce américaine que de notre bonne vieille moutarde de Dijon. Pour les amateurs de sensations fortes, c’est la déception assurée. Impossible de retrouver cette pointe d’acidité qui relève un steak-frites ou une vinaigrette. Même quand on met la main sur de la moutarde française dans un supermarché, elle coûte une fortune et reste bien moins courante que chez nous.

Les clichés des Espagnols sur les Français
Les bonbons Krema et Carambar
Les bonbons en Espagne, c’est une autre planète. Si vous cherchez un Carambar, un Krema ou des Malabars, bon courage ! Les Espagnols ont bien leurs propres sucreries - les Chupa Chups viennent de chez eux, après tout ! -, mais nos classiques du rayon bonbon brillent par leur absence. Autant dire que les souvenirs d’enfance collés au palais, il va falloir les laisser à la douane.

Les vrais cornichons au vinaigre
En Espagne, on trouve des pickles, mais les cornichons à la française, petits, bien croquants et macérés dans du vinaigre fort sont une denrée rare. Ici, le cornichon joue les gros bras : plus dodu, plus mou, et baignant souvent dans une saumure douce... voire sucrée. Autant dire que le choc est rude pour les papilles. Résultat : impossible de retrouver cette petite explosion d’acidité qui accompagne si bien une raclette, une charcuterie ou un pâté de campagne. Et franchement, une raclette sans bons cornichons, c’est un crime culinaire.

Le pastis (et la culture de l’apéro anisé)
L’apéro en Espagne, c’est une institution, mais le pastis est une rareté. Ici, on préfère la bière, le vermouth ou la sangria. Si vous demandez un Ricard en terrasse à Barcelone, vous risquez de recevoir un regard perplexe pour toute réponse. Le pastis fait partie de ces traditions bien françaises qui n’ont jamais traversé les Pyrénées. Et pourtant, quoi de mieux qu’un petit jaune en terrasse sous le soleil ?
Les Petits Écoliers de LU
Vous voyez ce biscuit culte de notre enfance, celui avec sa base bien croquante et sa tablette de chocolat joliment moulée dessus ? Le fameux Petit Écolier ? Eh bien, oubliez-le en Espagne. Ici, il a tout bonnement déserté les rayons. Certes, il existe des biscuits au chocolat, mais aucun n’a cette texture parfaite qui nous ramène directement aux goûters de notre enfance. Même si on peut en trouver dans certains magasins d’importation, ils restent une rareté.
La brioche au beurre (la vraie, bien moelleuse)
En Espagne, on trouve bien des brioches, mais elles sont souvent plus sèches, plus aérées et surtout bien moins beurrées. Oubliez la brioche Nanterre avec sa mie filante, la gâche vendéenne ou encore la belle brioche dorée au sucre perlé. Ici, c’est souvent une version plus neutre et moins fondante. En France, on aime que la brioche soit riche, légèrement sucrée et hyper moelleuse… et honnêtement, une vie sans vraie brioche au beurre, c’est un peu triste, non ?
Les sirops (grenadine, menthe, un classique français)
En France, les sirops sont une institution : un peu de grenadine ou de menthe dans un grand verre d’eau, et c’est instantanément rafraîchissant. Mais en Espagne, bonne chance pour en trouver !
Adieu les Teisseire, Moulin de Valdonne et autres Monin qui transforment une simple carafe d’eau en délice sucré. Le sirop à diluer n’a tout simplement pas percé. Les rayons boisson misent plutôt sur les sodas, les jus, ou les infusions glacées. Le concept même du diabolo grenadine laisse souvent les serveurs perplexes, voire inquiets. Bref, en Espagne, si vous rêvez d’un verre d’eau qui a du goût, il faudra revoir vos classiques… ou ouvrir une contrebande de sirops à l’ancienne.