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Retour au pays pour les vacances : les 10 commandements de l’expat

Vous vivez à l’étranger et vous rentrez cet été dans le pays qui vous a vu naître et grandir ? Entre le retour rêvé et la réalité, il y a souvent un monde. Pour éviter les incompréhensions et les déceptions, voici les conseils glanés auprès des expatriés et immigrés francophones installés aux USA et au-delà. Comment faire pour que ces vacances au pays soient vraiment des vacances ? Réponses avec Déborah Laurent.

les 10 commandements de l’expat © DRles 10 commandements de l’expat © DR
Les 10 commandements de l’expat © DR
Écrit par Déborah Laurent
Publié le 27 juin 2026

1) Rentrer seulement si tu le veux vraiment, tu feras

De bonnes vacances au pays, ça commence par-là : il faut y passer ses congés seulement si on en a profondément envie. Être là par obligation ou seulement parce qu’on culpabilise d’être parti, c’est l’assurance d’être de mauvaise humeur une fois sur place.

2) Le retour idéal, tu oublieras

Dans notre imagination, tout le monde a bloqué son agenda pour nous voir depuis six mois. Il y aura des banderoles et de la joie à l’aéroport. Les repas de famille seront parfaits, les amis toujours disponibles et les enfants ravis à chaque instant. La réalité est moins cinématographique. Les gens travaillent, ils ont leurs contraintes, leur agenda et leur vie. Certains annuleront à la dernière minute. D'autres ne donneront même pas de nouvelles. Il faut s’efforcer de ne pas tout prendre personnellement et se rappeler que si on a continué à avancer, les autres aussi… Leur monde ne s’est pas mis sur pause parce qu’on est parti.

3) Du temps pour toi, tu prendras

Il faut s’être expatrié un jour pour connaître l’immense fatigue des allers-retours. Quitte à rentrer, autant rester longtemps ; ça vous permettra de passer un maximum de temps de qualité avec vos proches. Si vous ne restez qu’une semaine, le jetlag vous tombera dessus et vous aurez à peine le temps de vous en remettre qu’il sera déjà temps de repartir.

N’oubliez pas de prendre du temps pour vous faire plaisir. Envie d’être seul(e) ? Un massage ? Un café en terrasse, en tête-à-tête ? Ne remplissez pas votre agenda au chausse-pied et prévoyez des plages de temps libre que vous remplirez exactement comme vous le souhaitez, selon l’envie du moment. Vous n’avez pas à vous justifier. Ces vacances sont avant tout vos vacances.

4) Ton programme, tu imposeras

On ne perd pas de vue que ces retours dans le pays qui nous a vu grandir sont censés être des vacances. On ne suit pas toutes les envies de ceux à qui on rend visite mais on se concentre sur celles des gens qui forment notre noyau familial. Les enfants veulent passer une journée au Jardin d’Acclimatation à Paris ? Proposez à Mamie de vous y rejoindre, ça changera les dynamiques habituelles et ça créera des bons souvenirs.

5) Une maison de vacances, tu loueras

Avec les amis et la famille éparpillés aux quatre coins du monde, ce n’est pas simple de voir tout le monde. Le conseil des expats habitués à cette question ? Louer une maison de vacances dans un endroit neutre et obliger les gens à venir vous voir. Vous avez fait 9,000 kilomètres, ils peuvent bien faire les 100 kilomètres restants, non ? Ça a un avantage : ça oblige vos visiteurs à se détendre aussi. Tout le monde est en congé en même temps, dans un endroit qui n’est pas le sien, ça remet les compteurs à zéro. 

6) Dans tous les cas : un logement autonome, tu réserveras

Si la maison de vacances n’est pas une option, le conseil des expats interrogés est unanime : optez pour un logement rien qu’à vous, pour garder votre autonomie et avoir un point de chute permanent. On le sait : c’est tentant de loger chez papa et maman. Ils vont insister pour que vous restiez et en plus, ça vous fera économiser quelques euros. Mais le confort et la liberté de mouvement n’ont pas de prix ! Il en va de la bonne ambiance générale.

7) Les critiques, tu encaisseras

On ne vous voit pas souvent mais vous partagez quelques photos de votre vie à l’étranger sur les réseaux sociaux : forcément, tout le monde a une opinion et certains ne manqueront pas de l’exprimer. Et puis, on vous reprochera l’éducation de Léon, « trop laxiste » et « tellement américaine ». On se moquera du legging que vous avez enfilé sans y penser : habituel en Californie, il détonne en France. On n’oublie pas que l’avis des autres, c’est la vie des autres. 

8) Ne pas voir tout le monde, tu accepteras

Il y aura des déçus. Mais les journées ne font que 24 heures. Et s’ils veulent vraiment vous voir, ils savent où vous habitez, non ?

9) Les comparaisons, tu limiteras

Le pays de votre enfance a changé et vivre ailleurs vous a ouvert de nouvelles perspectives. Vous portez un autre regard sur ce que vous avez toujours connu. Mais évitez de comparer la France et l’Amérique.

Oubliez les phrases qui commencent par : « Ah, ça, quand même, c’est mieux chez moi… » C’est inaudible pour vos proches et ça risquerait de gâcher l’ambiance. Évidemment, vous pouvez également couper court à ceux qui vous diront : « Je ne sais pas comment tu fais pour vivre aux Etats-Unis en ce moment… » Quelques phrases qui sauvent : « Je suis content(e) d'être ici aujourd'hui, c'est ce qui compte », « Ce n'est pas mieux ou moins bien, c'est juste une autre façon de vivre », « Chaque pays a ses qualités et ses défauts… » Ça permettra d’éviter de transformer chaque repas de famille en débat géopolitique.

10) Les promesses, tu éviteras

Ce qui est dit sur le pas de la porte, dans un moment d’émotion, sera gravé dans le marbre. On ne promet pas de revenir à Noël ou l’été prochain. On dit : « On verra » et « On se tient au courant ». Avant de prévoir vos prochaines vacances, il est temps de rentrer et de vous remettre de celles que vous venez de passer !

 

D. L.

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