Édition internationale

Près de Las Vegas, Franky Zapata prépare le décollage de l’AirScooter en 2026

À Jean, au sud de Las Vegas, le Français Franky Zapata prépare l’ouverture en 2026 d’un centre de vol dédié à l’AirScooter, son engin volant sans licence aux États-Unis, avec l’ambition de démocratiser le vol individuel. Rencontre.

Zapata © Tom LeighZapata © Tom Leigh
Franky Zapata lors d'une présentation de l'Airscooter à Las Vegas en novembre 2025. © Tom Leigh
Écrit par Laurent Garrigues
Publié le 2 mars 2026

 

Figure de l’innovation aéronautique française, Franky Zapata s’apprête à franchir une nouvelle étape avec l’AirScooter, un mini-aéronef électrique individuel. Après le Flyboard Air et ses démonstrations spectaculaires, l’inventeur veut désormais rendre le vol individuel accessible au grand public. C’est aux États-Unis, et plus précisément à Jean, au sud de Las Vegas (Nevada), qu’il a choisi de lancer ce projet ambitieux.

Le concept a d’ailleurs été présenté au public américain à la fin du mois de novembre 2025, à l’occasion du Grand Prix de Formule 1 de Las Vegas, un moment particulièrement stratégique pour toucher une audience internationale. « L’objectif n’était pas d’ouvrir immédiatement, mais de présenter le concept et d’observer la réaction du public américain », explique Krystel Zapata, en charge de la communication et du développement. Cette première prise de contact s’est révélée encourageante, avec près d’une centaine de réservations déjà enregistrées pour des vols, dont l’ouverture est envisagée courant 2026. En parallèle, les demandes pour l’achat de l’AirScooter ou l’implantation d’autres centres commencent à émerger.
 

L’AirSccoter peut voler sans licence de pilote aux États-Unis

 

Le Flight Center a été conçu comme une immersion complète dans l’univers de l’AirScooter. L’expérience, d’une durée d’environ une heure, débutera par une phase de simulation permettant aux participants de se familiariser avec les commandes et les sensations de vol. « Le vol réel intervient ensuite pour une quinzaine de minutes, ce qui est déjà conséquent pour une première approche », précise-t-elle.

Le choix des États-Unis s’explique aussi par la réglementation. L’AirScooter relève du cadre américain des « ultralights », qui autorise le vol sans licence de pilote. « En Europe, et notamment en France, la réglementation est beaucoup plus restrictive. Ici, tout le monde peut voler, à condition de respecter des règles de sécurité très strictes », souligne Krystel Zapata. La sécurité constitue d’ailleurs le pilier du projet, avec un travail approfondi sur les systèmes, les procédures et la formation des utilisateurs.

Derrière l’AirScooter, on découvre la trajectoire singulière de Franky Zapata, inventeur autodidacte. Après avoir conçu plusieurs machines volantes et franchi la Manche sur un engin de son invention, il poursuit aujourd’hui son ambition de démocratiser le vol. « L’aviation est faite de gens qui ont eu des échecs. C’est en se relevant qu’on avance. On ne lâchera pas tant qu’on n’y arrivera pas », confie-t-il.

 

Voler, un rêve longtemps réservé à quelques pionniers

 

Sur le plan technique, l’AirScooter repose sur une motorisation hybride combinant moteurs thermiques et batteries électriques, offrant jusqu’à près de deux heures d’autonomie. Il pourra voler à 70 km/h avec des pointes de vitesse à 100 km/h. L’appareil sera également proposé à la vente. Annoncé initialement à 250.000 dollars, son prix pourrait être fortement revu à la baisse grâce au travail d’industrialisation en cours, avec un objectif autour de 70 000 dollars.

L’expérience proposée au Flight Center devrait être facturée autour de 500 dollars, un tarif comparable aux autres loisirs premium de Las Vegas, mais avec une promesse unique : celle de voler. Courant 2026, Franky Zapata espère ainsi transformer un rêve longtemps réservé à quelques pionniers en une expérience accessible, encadrée et sécurisée.

 

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