Marches, rassemblements et assemblées populaires ont marqué une nouvelle journée de mobilisation pour le droit au logement, samedi 31 octobre, à Lisbonne et Porto. Les rassemblements ont réuni des milliers de personnes dans les deux principales villes du pays.


Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre et alors que les manifestants avaient décidé de passer la nuit sur la place du Rossio à Lisbonne et à Porto sur la place D. João I, les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les manifestants et les tentes qu'ils y avaient installés. A Lisbonne 30 personnes blessées, 10 hospitalisées et 6 interpellées.
Cette vague de contestation a débuté le 10 octobre à Porto, avant de toucher Lisbonne, où un campement a été installé sur la place du Rossio le 17 octobre. Durant la semaine, d'autres villes ont rejoint le mouvement : des rassemblements ont notamment eu lieu le 20 et 24 octobre à Évora, à Beja, à Faro, Coimbra pour défendre l'accès au logement et soutenir les manifestants de Lisbonne et de Porto.
Les participants réclament un encadrement des loyers, davantage de logements publics et l'arrêt des expulsions. Ils contestent également la nouvelle réforme des loyers portée par le gouvernement qui, selon eux, favorise les propriétaires.
Déjà dans la nuit du 24 au 25 octobre, la police avait démantelé, en simultanée, les campements installés à Lisbonne et à Porto. Les interventions avaient fait 33 blessés et entraîné 31 interpellations. Les organisateurs avaient dénoncé une force disproportionnée ; la PSP invoque le refus d'obtempérer aux ordres de dispersion. Le 27 octobre plusieurs milliers de manifestants, jeunes, moins jeunes, des familles se sont réunis devant le Parlement à Lisbonne afin de réclamer le droit à un logement compatible avec leur revenu.
Les acteurs politiques sont très partagés sur cette situation et le débat sur les conditions du droit à manifester est ouvert dans la société portugaise.
















