Après l'évacuation par la police d'un campement à Porto jeudi dernier, la colère contre la crise du logement gagne le Portugal. Ce samedi 17 octobre, de Porto, Lisbonne à Faro, les manifestants ont sorti les tentes pour protester.


La mobilisation contre la crise du logement via le « mouvement pour l'habitation » s'est intensifiée après l'intervention policière menée dans la nuit du 15 octobre pour évacuer un campement installé sur la place D. João I, à Porto. Les organisateurs font état de 37 blessés.
Une mobilisation du nord au sud du Portugal
Deux jours plus tard, le 17 octobre, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes du pays contre la hausse des loyers et la perte de pouvoir d'achat. À Lisbonne, des manifestants ont installé des tentes sur la place du Rossio. A Porto, de nouveaux militants ont réinvesti la place D. João I. Le mouvement de contestation s'est également développé jusqu'à Coimbra, des citoyens ont manifesté contre la hausse du coût de la vie.

La presse évoque partout « des centaines de personnes » mobilisés, jeunes et moins jeunes qui réclament le droit à pouvoir louer ou acheter un logement à des prix compatibles avec les salaires du pays. A Faro dans le sud du pays, environ 200 personnes se sont rassemblées en solidarité avec Porto et contre la hausse de l'immobilier, tandis que dans la capitale madérienne, à Funchal, une soixantaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la perte de pouvoir d'achat. A travers le pays, la population mobilisée réclame des solutions et mesures concrètes. Une nouvelle journée nationale de mobilisation a notamment été annoncée pour le 14 novembre.



















