Édition internationale

Festival francophone du 15 au 25 mai pour promouvoir le dialogue entre cultures

Du 15 au 25 mai, Lisbonne accueille la première édition du Festival de Théâtre Francophone et Francophile, une initiative portée par le comédien et metteur en scène Jean-Denis Monory. FRANCOFOLIAS se déroulera au Teatro da Comuna au cœur de la capitale portugaise.

Jean-Denis MonoryJean-Denis Monory
©MJ Sobral

Né des Ateliers Théâtre Francophiles de Lisbonne, ce nouveau rendez-vous culturel entend créer des ponts entre amateurs et professionnels, mais aussi entre langues et cultures, dans une ville où la francophonie se vit au quotidien.

Installé au Portugal depuis plus de treize ans, Jean-Denis Monory développe à Lisbonne une activité mêlant transmission, création et mise en scène. À l’occasion du lancement de ce nouveau festival, Lepetitjournal.com est allé à sa rencontre.


Lepetitjournal/Lisbonne : Comment est née l’idée de ce festival ?

Jean-Denis Monory : Cela fait longtemps que je pense qu’il manque à Lisbonne un festival de théâtre francophone et francophile. Ce projet est né directement des ateliers que je dirige depuis plusieurs années. Petit à petit, ces ateliers ont créé une vraie communauté, très vivante, composée de personnes de différentes nationalités, réunies par le théâtre et la langue française. Le festival est donc une évolution naturelle : une manière d’ouvrir ce travail à un public plus large et de lui donner une autre dimension.


Quelle est la particularité de ce festival ?

La première particularité, c’est le mélange entre amateurs et professionnels. On a tendance à les séparer, mais ici, ils coexistent dans un même événement. Cela permet une rencontre très riche, autant pour les artistes que pour le public. La deuxième, c’est la dimension linguistique. On est au Portugal, mais on propose du théâtre en français, parfois mêlé au portugais. C’est une manière de créer des ponts entre les cultures et de refléter une réalité très présente ici.


Comment s’organise la programmation ?

Le festival s’articule en deux temps. Cette année le premier week-end est consacré aux spectacles professionnels. On y retrouve notamment Etty Hillesum, une adaptation du journal de cette figure marquante de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que Le Point, une forme plus décalée qui mêle réflexion scientifique et humour autour du Big Bang, et enfin une création bilingue, Mereces Morrer, écrite par une jeune autrice et auteure portugaise, ancienne élève du lycée Français Charles Lepierre. La pièce mêle le français et le portugais, avec des personnages qui naviguent entre les deux langues, dans les méandres de leurs doubles personnalités, ce qui reflète très bien la réalité culturelle de Lisbonne aujourd’hui.

Ensuite, le festival met à l’honneur les créations issues des ateliers que je dirige à Lisbonne. Il y a notamment Le Porteur d’histoire, adapté de la pièce d’Alexis Michalik, ainsi qu’une création originale intitulée La Première Fois…, construite à partir d’improvisations et de textes personnels des participants autour de leurs propres expériences. 

Le deuxième week-end est davantage consacré aux amateurs, avec une vingtaine de participants venus d’horizons très variés - étudiants, professionnels, expatriés - qui partagent une même passion pour le théâtre. L’ensemble est pensé comme une progression : des formes professionnelles vers des formes plus collectives, avec toujours cette idée de rencontre et de partage.

 

Festival francophone du 15 au 25 mai


Vous proposez également une scène ouverte ?

Oui, c’est une nouveauté. L’idée est de permettre à chacun (amateurs ou professionnels) de venir proposer une forme courte : monologue, improvisation, texte, performance… C’est un espace libre, très inspiré de l’esprit d’Avignon, où l’on peut découvrir des formes variées et inattendues.


Votre festival semble très lié à votre travail pédagogique ?

Oui, complètement. Mes ateliers réunissent des profils très variés : étudiants, professionnels, expatriés, passionnés…Avec les amateurs, il y a une authenticité très forte. Ils apportent quelque chose de très vrai. Mon travail consiste à les accompagner dans leurs évolutions de la connaissance de soi, en gardant cette sincérité, cette spontanéité.


Quels sont les enjeux d’un tel projet aujourd’hui ?

Créer du lien. Permettre à des personnes de différentes cultures de se rencontrer autour du théâtre. C’est une manière de faire vivre la langue française, mais aussi de l’ouvrir aux autres langues et aux autres cultures. Au fond, c’est une fête collective.


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