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Crash du MH17 : La Russie, coupable ?

Par Anne-Claire Voss | Publié le 17/03/2022 à 16:22 | Mis à jour le 05/04/2022 à 14:36
Photo : Une procédure judiciaire contre la Russie concernant le crash du vol MH17 de Malaysia Airlines en 2014 au-dessus de l’Ukraine a été réouverte ce 14 mars 2022
Une procédure judiciaire contre la Russie concernant le crash du vol MH17 de Malaysia Airlines en 2014 au-dessus de l’Ukraine a été réouverte ce 14 mars 2022

Une procédure judiciaire contre la Russie concernant le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en 2014 dans l'Est de l’Ukraine a été réouverte ce 14 mars 2022. Réclamée par les Pays-Bas et l’Australie, elle se déroule devant l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

 

Le monde garde en mémoire le 17 juillet 2014, jour du crash aérien du vol MH17 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, et entraînant ainsi la disparition de 298 passagers et de ses 15 membres d’équipage. Parmi eux, 196 ressortissants néerlandais (soit plus de la moitié des passagers), et 38 Australiens ou résidents du pays. Au moment du crash, l’avion survolait la région de Donetsk en Ukraine. Un endroit sensible puisque la guerre du Donbass, opposant les séparatistes pro-russes et l’armée ukrainienne, était en cours dans cette même zone. Le survol n’était cependant pas interdit aux avions civils.

 

Crash MH17 : une procédure judiciaire ouverte devant l’Organisation de l’aviation civile internationale

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) est dorénavant chargée d’une procédure judiciaire contre la Russie. Le pays étant déjà à son 21e jour d’invasion en Ukraine. Elle a été réclamée conjointement par l’Australie et les Pays-Bas, exigeant que le pays gouverné par Vladimir Poutine les indemnise dans l'affaire du vol MH17. L’agence des Nations unies ne bénéficie pour autant d’aucun pouvoir de sanction, mais a pour vocation d’édicter les règles régissant le transport aérien civil.

 

Cette procédure s’inscrit dans une continuité logique, puisque depuis le 26 janvier 2022, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) s’intéressait déjà à cette affaire. La Russie avait déjà plaidé pour irrecevabilité des requêtes et continue de nier toute implication. Les 17 juges de la Grande Chambre de la CEDH, tous de nationalités différentes, ont annoncé le rendu de leur décision "à une date ultérieure".

« Le gouvernement continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour tenir la Russie responsable de la destruction du vol MH17 » a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Wopke Hoekstra. Une équipe internationale d’enquêteurs avait déjà travaillé pendant plus de deux ans sur l’affaire. Celle-ci a permis d’affirmer la destruction de l’avion par un missile acheminé d’une base militaire russe depuis l'Ukraine. Suite à ces révélations, un premier procès avait eu lieu contre les quatre suspects séparatistes pro-russes accusés d’avoir fait crasher l’avion (Sergueï Doubinski, Igor Guirkine, Oleg Poulatov, et l'Ukrainien Leonid Khartchenko) le 10 mars 2020 aux Pays-Bas. Aucun d’entre eux ne s’était rendu sur place. Ils encourent l’emprisonnement à vie.

 

La France déclare son soutien envers les Pays-Bas et l’Australie dans le crash du MH17 contre la Russie

Plusieurs questions restent en suspens. Le missile a t-il été volontairement tiré sur le vol MH17 ? Les séparatistes pro-russes étaient-ils missionnés par la Russie ? Dans cette période de troubles diplomatiques, la France prend parti en exprimant sa solidarité envers l’Australie et les Pays-Bas. Elle déclare dans un communiqué partagé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : « En l’absence de toute coopération de la part de la Russie pour faire en sorte que les responsables présumés de cette tragédie assument les conséquences de leurs actes, il est légitime pour les Pays-Bas et l’Australie, dont de nombreux ressortissants se trouvaient à bord, d’utiliser toutes les voies possibles pour que justice soit faite. »

Anne-Claire Voss

Anne-Claire Voss

Diplômée d'un Bachelor en Management et médiation culturelle à l'ICART (Paris), elle décide de réaliser un Master en journalisme à l'ISFJ (Paris) et de se former avec notre rédaction.
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