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48h à Jakarta pour Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger

Par Valérie Pivon | Publié le 30/09/2019 à 22:30 | Mis à jour le 01/10/2019 à 07:57
Photo : Olivier Cadic
Olivier Cadic senateur Jakarta

Douze sénateurs représentent les Français établis hors de France, ils sont élus pour 6 ans et sont renouvelés pour moitié tous les trois ans. Au contraire des députés représentants les Français de l’étranger, les sénateurs ne sont pas rattachés à une zone géographique, leur circonscription est constituée du monde entier. Olivier Cadic, sénateur élu en 2014 sous l’étiquette UDI, était de passage à Jakarta. Il a accordé un entretien de 30 mn à notre édition Lepetitjournal.com de Jakarta.

En visite pour 48h à Jakarta, le sénateur a pu rencontrer les entrepreneurs français, les élus consulaires ainsi que visiter l’école et échanger avec l’équipe de direction, des enseignants et des membres du comité de gestion. À chacun de ses déplacements dans un pays, Olivier Cadic explique : « se définir une priorité d’action ». Pour son déplacement en Indonésie, il a choisi un objectif : la diplomatie parlementaire autour d’un sujet source de tension entre nos deux pays, l’huile de palme. 

Diplomatie parlementaire

L’huile de palme est un sujet de crispation entre l’Union Européenne et l’Indonésie. « Alors que l’huile de palme pâtit d’une image négative en France et en Europe, les efforts de l’Indonésie dans ce domaine méritent d’être mieux pris en compte. Il est essentiel que le pays communique pour informer l’opinion publique européenne sur le sujet. ». Le souhait d’Olivier Cadic : rencontrer des parlementaires indonésiens afin d’échanger sur ce sujet ; ces rencontres n’ont pu avoir lieu comme elles étaient programmées en raison des manifestations qui se sont déroulées toute la semaine. 

L’école et l’AEFE (Agence de l’Enseignement du Français à l’Étranger)

Pour Olivier Cadic, il faut repenser l’école, l’AEFE ne doit plus être la « colonne vertébrale », il la juge comme un frein au développement des écoles françaises à l’étranger. « Aujourd’hui, hors de l’hexagone, un enfant français sur quatre est scolarisé en école française. Le coût de l’AEFE ainsi que celui du montant des bourses est très élevé ». Olivier Cadic souhaite que le nombre de lycées français soit multiplié par deux d’ici cinq ans, pour cela il préconise de «libéraliser le système qui permettra de faire éclore des initiatives privées, capable également de prendre le relais d’un modèle économique à bout de souffle construit sur l’argent public. » Pour lui, il est bien sûr important de garder le modèle de l’éducation à la française, l’ouverture et l’esprit critique.

CSG/CRDS, retraite, fiscalité, certificat de vie

Lorsque l’on évoque avec lui le sujet de la CSG et CRDS que doivent payer les Français résidant hors de l’espace européen, tout comme la nouvelle fiscalité,  il condamne ce système et nous renvoie à un édito qu’il a publié en novembre 2018 : les apprentis sorciers de la fiscalité. 

Concernant le certificat de vie, il reste persuadé de sa nécessité mais est convaincu que l’on peut mieux faire, particulièrement en utilisant les nouvelles technologies. 

Il souligne que les choses changent, que les expatriés sont de moins en moins nombreux à être envoyés par des sociétés pour des missions et nombreux à partir tenter l’aventure de l’entreprenariat.  Mais aussi nombreux à revenir en France, il faut pour cela s’ajuster et les aider pour ce retour. Ce en quoi répond un simulateur « retour en France» nouvellement mis en place.

 

 

 

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Valerie Pivon

Valérie Pivon

Expatriée depuis plus de 20 ans en Asie dont 14 ans en Indonésie, guide au musée national de Jakarta. C'est avec plaisir que je partage avec les lecteurs du Petitjournal.com ma passion pour l'archipel indonésien.
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