Plusieurs fois annoncée puis reportée, l'ouverture de la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Ankara et Istanbul doit avoir lieu aujourd'hui, rapporte l'agence de presse semi-officielle Anadolu. Assurant la liaison en seulement 3 heures et 30 minutes – contre six heures environ en voiture – ce train s'est pourtant fait attendre. En cause, une série de défaillances, d'actes de malveillance et un accident survenu durant les phases de test.
Initialement prévue pour le 29 mai dernier, l'inauguration avait en effet été retardée par des actes de vandalisme que le ministre des Transports, Lütfi Elvan, avait qualifiés de “trahison envers les 77 millions de personnes qui attendent la fin du projet”. Des câbles de communication ainsi que plusieurs systèmes d'aiguillage avaient été endommagés pour une raison qui reste inconnue.
Plus récemment, l'un des trains censés assurer la liaison est entré en collision avec un véhicule de maintenance lors des phases de test. Comme l'a indiqué le Hürriyet Daily News, l'accident qui a eu lieu le 3 juillet aux abords de Gebze dans la province de Kocaeli (au sud-est d'Istanbul) n'a fait aucune victime malgré les importants dégâts matériels. Déjà repoussée au 5 juillet, l'inauguration avait donc dû être reportée une nouvelle fois.
Cette nouvelle liaison est la troisième ligne à grande vitesse du pays. Elle desservira quotidiennement les 10 stations suivantes : Ankara, Polatlı, Eskişehir, Bozüyük, Bilecik, Pamukova, Sapanca, İzmit, Gebze et Pendik (Istanbul). La ligne passera notamment sous le Bosphore grâce au récent tunnel Marmaray, qui s'est révélé compatible avec les TGV.
Pour l'heure, les usagers pourront voyager entre les deux plus grandes villes du pays moyennant un billet dont le prix devrait osciller entre 70 et 80 TL (soit 24 et 27 euros au cours actuel) selon la chaîne d'information Ulusal Kanal .
Pierre-Louis Caron (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 11 juillet 2014











































