TEST: 2262

Un espion présumé des Emirats arabes unis se pend dans sa cellule

Par Louis Vasseur | Publié le 30/04/2019 à 02:14 | Mis à jour le 11/01/2021 à 14:56
Photo : Zaki Y. M. Hassan avait été interné à la prison de Silivri (photo), près d'Istanbul.
espion Arabie Saoudite Turquie

Zaki Y. M. Hassan avait été arrêté le 19 avril à Istanbul. Les autorités turques le soupçonnent d'être lié à l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Un homme soupçonné d’espionnage pour le compte des Emirats Arabes s’est suicidé dans sa cellule, dimanche matin, a-t-on appris hier de source judiciaire. Zaki Y. M. Hassan avait été arrêté à Istanbul le 19 avril en même temps qu’un autre espion présumé.  Les autorités turques les soupçonnent d’être liés à la mort de Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien, critique de Riyad, assassiné le 2 octobre dernier à l’intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Selon des informations de la TRT, les deux hommes seraient de nationalité palestinienne. Toujours selon la chaîne de télévision turque, Zaki Y. M. Hassan était un général à la retraite de 55 ans, spécialisé dans le renseignement. Interrogé par Al-Arabiya TV, un homme se présentant comme le fils du militaire a réclamé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les circonstances exactes de sa mort. « Je souhaite la création d’une commission médicale, comprenant un docteur palestinien de confiance, autorisée à se rendre sur place afin d’autopsier le cadavre de mon père et savoir la vérité », a-t-il déclaré.

L’affaire Jamal Khashoggi intervient dans un contexte diplomatique déjà tendu entre les Emirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite d’un côté, et la Turquie de l’autre. Depuis juin 2017, les deux pays du Golfe imposent un blocus économique fort au Qatar, proche allié d'Ankara. Riyad et Abou Dabi, quant à elles, reprochent au pouvoir turc son soutien aux Frères musulmans. Comme le rappelle RFI, de nombreux membres de la confrérie se sont réfugiés en Turquie après le coup d’État contre le président égyptien Mohammed Morsi en 2013.

0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Istanbul !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Albane Akyuz

Rédactrice en chef de l'édition Istanbul.

À lire sur votre édition locale