


Le diplomate Laurent Bili, ancien ambassadeur de France en Thaïlande et ex-directeur du cabinet civil et militaire d’Hervé Morin au ministère de la Défense, devrait bientôt s’envoler pour Ankara, ville dans laquelle il a déjà travaillé, et devrait s'y voir confier la responsabilité de l’ambassade de France en Turquie. Pour le moment, il est encore "Ambassadeur désigné", et le sera tant qu'il n'aura pas présenté ses lettres de créances au Chef de l’État
Laurent Bili est fils d’un menuisier breton devenu officier du Génie militaire. Ce diplomate de carrière, âgé de 49 ans, s'est rapproché du secteur de la défense, en se spécialisant dans les affaires stratégiques, la sécurité et le désarmement. Diplômé de l'Institut d’Études Politiques de Paris, Laurent Bili a débuté sa carrière dans l’administration centrale à sa sortie de l'ENA, en 1991, à la direction des Affaires stratégiques et du désarmement.
En 1993, il est devenu conseiller diplomatique adjoint au cabinet du ministre de la Défense François Léotard. Deux ans plus tard, il a été envoyé en poste en Turquie à Ankara comme premier secrétaire puis deuxième conseiller.
En 1998, il est parti à Bruxelles en tant que premier secrétaire, représentant permanent adjoint de la France auprès de l'Union de l'Europe occidentale.
De 2000 à 2002, il a été nommé conseiller auprès du comité politique et de sécurité intérimaire de l’Union européenne, puis il a refait un bref passage en janvier 2002 par la direction des affaires stratégiques en tant que délégué dans les fonctions de sous-directeur.
En mai 2002, il a été nommé directeur du cabinet de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre des Affaires européennes, puis, quelques mois plus tard, conseiller technique de la cellule diplomatique Asie, Russie et dossiers politico-militaires, à la présidence de la République.
Laurent Bili a ensuite été l'ambassadeur de France en Thaïlande, de mai 2007 à juillet 2009, avant de devenir directeur du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense Hervé Morin, de juillet 2009 à novembre 2010.
Pour le moment, il est encore "Ambassadeur désigné", et le sera tant qu'il n'aura pas présenté ses lettres de créances au Chef de l’État, mais il devrait arriver en Turquie dans les prochaines semaines.
Lorène Barillot (www.lepetitjournal.com) mercredi 15 juin 2011































