Édition internationale

LES RDV DE L’ÉCO – Jean-Claude Masson, Directeur général d’llaollao en Turquie

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 27 août 2014

L'été touche à sa fin mais pas question de renoncer pour autant aux petits plaisirs glacés? Jean-Claude Masson a récemment lancé à Istanbul une franchise du groupe Ilaollao, leader européen du yaourt glacé. Un projet plein de défis qu'il entend relever afin que les yaourts glacés de la marque trouvent entièrement leur place dans les habitudes gourmandes des Stambouliotes.

Interview réalisée dans le cadre d'une collaboration www.lepetitjournal.com/Istanbul - Chambre de Commerce Française en Turquie née en octobre 2009. Tous les mois, un résumé de l'actualité et un portrait d'entreprise sont publiés dans les deux supports que sont www.lepetitjournal.com et la Lettre mensuelle de la CCFT, "Les Nouvelles de la Chambre".

Lepetitjournal.com d'Istanbul : Quel est votre parcours professionnel ?

Jean-Claude Masson (photo ABG): Je suis un autodidacte, je n'ai pas fait d'études secondaires. J'étais d'abord dans le métier du bois puis je me suis tourné vers les assurances. Ensuite, j'ai monté une société d'immobilier. Je connaissais des Turcs, et sachant que l'économie en Turquie marchait très bien je suis dit qu'il fallait monter quelque chose en Turquie. J'ai donc encore changé de branche, puisque j'ai racheté les droits de la marque d'llaollao pour installer des magasins de yaourts glacés en Turquie. J'ai commencé par Istanbul  et ai ouvert le premier magasin à l'aéroport Atatürk en janvier dernier. Je devrais en ouvrir un deuxième à Maslak. Le but est d'ouvrir un maximum de magasins en Turquie.

Pouvez-vous nous présenter votre marque et vos produits ? Quelles sont les particularités des yaourts glacés d'llaollao ?

llaollao est une marque espagnole qui a été lancée il y a quatre ans, et qui est désormais le leader européen dans le domaine des yaourts glacés. La différence entre glace et yaourt glacé est que dans la glace il y a énormément de calories. Pour le yaourt glacé nous n'utilisons que des produits light et frais : lait light, fruits frais? On base tout sur le naturel. Dans un pot il y a seulement 100 calories. Cela intéresse notamment beaucoup la gente féminine... On se fait plaisir mais on ne prend pas de calories. Nos yaourts ont un goût assez particulier et notre slogan est ?mon goût te fera revenir?. Ils sont vendus dans un petit pot et l'objectif est plutôt de le manger sur place. On a aussi un système de take away mais ce n'est pas représentatif de notre pourcentage de vente. On essaye de faire en sorte que les gens s'assoient, même pas longtemps.

Quand et comment avez-vous décidé d'implanter llaollao en Turquie ? Avez-vous senti qu'il y avait une place pour vos produits sur le marché ?

Le marché du yaourt est énorme. Cela vient des Etats-Unis, et dans tous les pays d'Europe le yaourt va prendre le marché de la glace. Il y a vraiment une opportunité. Comme Istanbul est une mégalopole, le plus difficile c'est d'arriver à se faire connaître. C'est mon point faible aujourd'hui. La marque a été lancée ici en janvier dernier, donc c'est encore tôt. Cela a bien sûr demandé une certaine préparation en amont. Le plus important c'est de chercher des ?emplacements numéro un?, comme par exemple l'aéroport, le quartier de Nisanta??, Istinye Park?  Mais ces emplacements sont assez chers.  Aujourd'hui, le yaourt glacé en Turquie intéresse une certaine élite de la société, le produit ne s'est pas encore vraiment démocratisé. J'aimerais ben que ça se mette en place mais ce n'est pas encore assez connu.

Sur quoi misez-vous pour attirer le public en Turquie ?

Selon moi, pour attirer le public le plus important est d'arriver à animer les réseaux sociaux. Il faudrait aussi ouvrir un maximum de boutiques, car plus il y en a plus les gens connaissent. Concernant les investisseurs et les franchisés, il faudrait faire de la publicité dans les journaux spécialisés ou autres, pour se faire connaitre. L'important c'est d'avoir une vitrine sur le net. Je cherche une personne qui serait capable de bien me développer l'aspect internet. Nous devons respecter point par point le cahier des charges et les critères de la marque. Nos magasins sont tous identiques : même concept, mêmes conditions de vente etc. C'est contraignant car ce sont des produits européens et par rapport à la Turquie c'est un peu cher. C'est donc à moi d'adapter la production à la Turquie en faisant faire des produits sur place pour que ça me revienne moins cher, tout en faisant des produits conformes. Le petit pot est vendu 7 tl, le moyen 9 tl et le grand 11 tl. Les prix ne sont pas excessifs mais aujourd'hui je n'irais pas m'installer dans un quartier trop populaire, ça me ferait un peu peur. Alors qu'à la base la marque se dit plutôt populaire.

La marque possède plus de 100 établissements répartis dans 13 pays. Notez-vous des particularités en Turquie et avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

Je ne sais pas comment c'est dans d'autres pays, mais ici ils n'aident pas les investisseurs. J'ai notamment des problèmes avec la TVA : ils me doivent de la TVA et je ne peux pas la récupérer alors que ce sont des sommes importantes? C'est un frein. Au niveau des taxes aussi c'est difficile, il faut exporter en Turquie mais pas importer. C'est compliqué à gérer. Au départ je n'avais pas vraiment l'impression de prendre un risque, mais ensuite oui. Je me suis rendu compte que c'était plus compliqué que prévu.

Il n'y a actuellement qu'un point de vente, à l'aéroport Atatürk. De quoi dépendra l'ouverture de nouveaux points de vente ?

Il faut que je mette en place les meilleures conditions pour recruter des franchisés. Cela va dépendre de ma communication. Aujourd'hui je ne communique pas assez. Mon objectif principal est de me développer au niveau des franchises et me faire connaître. Ce sont les 2 points les plus importants. C'est la loi des nombres, s'il y a beaucoup de magasins cela fait venir les clients. À Istanbul je pense qu'on peut sans problème ouvrir une vingtaine de points de vente, au minimum. Sur la Turquie on visait 40 magasins, mais je pense qu'on peut en ouvrir une centaine. Il y tellement de villes où l'on peut s'implanter comme Izmir, Antalya, Bodrum, Ankara?

Propos recueillis par Amélie Boccon-Gibod (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 28 août 2014

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 27 août 2014, mis à jour le 27 août 2014
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos